( AFP / INA FASSBENDER )
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Le groupe d'agrochimie et de pharmacie Bayer a enregistré une troisième perte nette d'affilée en 2025, plombé par les litiges liés au glyphosate aux Etats-Unis, mais promet désormais de résorber ces coûts grâce à un vaste accord financier.
Avec une perte de 3,6 milliard d'euros, en hausse de 42%, le groupe de Leverkusen (ouest) a vécu son pire exercice depuis 2020, année de la pandémie.
L'an dernier déjà, le président du directoire Bill Anderson anticipait 2025 comme une année "pivot", "la plus difficile en termes de performance financière".
La faute avant tout à des charges exceptionnelles en hausse de 12%, à 6,2 milliards d'euros, principalement liées aux poursuites judiciaires contre le Roundup, herbicide de sa filiale Monsanto accusé d'être cancérigène.
La stratégie de Bayer pour contenir les litiges aux États-Unis "progresse à bon rythme", assure M.Anderson, qui espère pouvoir clore cette année le chapitre judiciaire lié au glyphosate outre‑Atlantique.
En février, Bayer s'est résolu à un douloureux accord de 7,25 milliards de dollars avec les plaignants "actuels et futurs" aux Etats-Unis.
Mais même sans les litiges, le groupe est moins performant, en témoigne la chute de 4,5%, à 9,7 milliards d'euros, du résultat opérationnel ajusté (EBITDA) avant éléments exceptionnels.
En données ajustées des effets de change et de portefeuille, les ventes du groupe ont progressé de 1,1%, à 45,6 milliards d'euros.
Mais les effets de change négatifs ont coûté 1,7 milliards d'euros au groupe très implanté aux Etats-Unis.
La branche d'agrochimie, qui détient Monsanto et qui souffre de la conjoncture mondiale, s'est redressée cette année, avec une croissance de 1,1% portée avant tout par les semences.
Le chiffre d'affaires de la division pharmaceutique, normalement plus dynamique, a progressé de 1,7%, moins rapidement qu'en 2024.
Mais ses deux médicaments phares,le Nubeqa contre le cancer de la prostate et le Kerendia contre l'insuffisance rénale, enregistrent toujours de fortes ventes.
Pour 2026, Bayer anticipe au pire une stagnation et au mieux une hausse de 3% de son chiffre d'affaires hors effets de change, et un EBITDA avant éléments exceptionnels compris entre 9,6 et 10,1 milliards d'euros.
Ces projections reflètent "de forts signes de progrès" chez Bayer, "mais un redressement d'ensemble encore en cours", assure Bill Anderson.
Bayer espère aussi générer deux milliards d'euros d'économies à partir de 2026, fruit d'une profonde restructuration entamée en 2024.
Lourdement endetté, le groupe a réussi en 2025 a réduire de 8,5% sa dette, à 29,8 milliards d'euros.
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