Aller au contenu principal
Fermer

Avion de combat européen : Dassault accuse Airbus de mettre en danger le projet Scaf
information fournie par Boursorama avec Media Services 04/03/2026 à 11:14

"Si Airbus maintient la probabilité de ne pas travailler avec Dassault, le projet est mort", a tranché le patron de Dassault.

Éric Trappier à Cergy, le 23 septembre 2025. ( AFP / THIBAUD MORITZ )

Éric Trappier à Cergy, le 23 septembre 2025. ( AFP / THIBAUD MORITZ )

"Nous respectons à la lettre nos engagements. C'est Airbus qui ne respecte pas l'équation du début". Le PDG de Dassault, Éric Trappier a accusé, mercredi 4 mars, Airbus de mettre en péril le projet d'avion de combat européen Scaf.

"Si Airbus maintient la probabilité de ne pas travailler avec Dassault, le projet est mort", a déclaré Éric Trappier au cours d'une conférence de presse à l'occasion de la présentation des résultats annuels.

Alors que l'idée d'une solution à deux avions s'installe progressivement, évoquée en février par le patron d'Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne dans le Scaf, "la France ne supporte pas l'idée d'avoir deux avions" , a dit Éric Trappier. Les Européens "ont intérêt à avoir un modèle commun", a maintenu le président Emmanuel Macron lors d'une visite en Inde le 19 février.

Besoins divergents

Dassault et Airbus s'opposent depuis des mois sur le pilotage industriel du projet, au point de menacer l'avenir même du programme de Système de combat aérien du futur (Scaf) lancé en 2017.

Le chancelier allemand Friedrich Merz s'est déjà publiquement interrogé sur la pertinence du projet. "Les Français ont besoin (...) d'un avion capable de transporter des armes nucléaires et d'opérer à partir d'un porte-avions. Ce n'est pas ce dont nous avons besoin actuellement dans l'armée allemande ", a dit le chancelier dans le podcast allemand Machtwechsel. "La question qui se pose maintenant est la suivante : avons-nous la force et la volonté de construire deux avions pour ces deux profils d'exigences différents, ou seulement un seul ?", a-t-il demandé.

"On a des frictions entre les entreprises. C'est la vie des affaires. Est-ce que ça doit décider de la stratégie des États ? La réponse est non", a répondu Emmanuel Macron. "Est-ce que c'est la meilleure utilisation de notre argent que de faire plusieurs avions ? On a besoin d'avoir un standard européen", a-t-il martelé.

Valeurs associées

168,460 EUR Euronext Paris +2,37%

1 commentaire

  • 04 mars 11:28

    Ce n'est pas à l'Allemagne via AIRBUS à avoir la priorité de décision sur ce projet, même si ses finances lui permettent de peser contrairement à la France qui a les poches trouées, ils ont déjà obtenu un avantage avec le MERCOSUR cela suffit de se faire plumer.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • bourse : courbes analyses technique (Crédit:  / Adobe Stock)
    information fournie par Reuters 26.03.2026 06:00 

    * Variation des futures sur indice CAC 40 0#FCE: * Variation des futures sur indice Stoxx 600 0#FXXP: * Valeurs qui se traitent ex-dividende .EX.PA * Le point sur les marchés européens .EUFR Les valeurs à suivre jeudi à la Bourse de Paris et en Europe : * TRIGANO ... Lire la suite

  • Top 5 IA du 25/03/2026
    information fournie par Libertify 26.03.2026 05:00 

    Au programme ce matin : Air Liquide , Carrefour , Merck, Valeo , Vallourec . Chaque matin à 7 heures, retrouvez le top 5 vidéo des valeurs sélectionnées par Libertify grâce à l'intelligence artificielle. Un point synthétique en images sur les titres qui font l'actualité ... Lire la suite

  • Des automobilistes attendent pour faire le plein d'essence dans une station-service à Peshawar, le 25 mars 2026 au Pakistan ( AFP / Abdul MAJEED )
    information fournie par AFP 26.03.2026 04:59 

    Voici les dernières évolutions économiques mondiales jeudi vers 04H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient est dans son 27e jour. . Pétrole en hausse, Bourses atones Les cours du pétrole remontent jeudi et les Bourses d'Asie évoluent en légère baisse au 27e ... Lire la suite

  • Onze personnes sont jugées à partir de jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris, soupçonnées d'appartenir à un réseau de faux conseillers bancaires qui aurait subtilisé près de 740.000 euros à une centaine de victimes ( AFP / LOIC VENANCE )
    information fournie par AFP 26.03.2026 04:20 

    Onze personnes sont jugées à partir de jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris, soupçonnées d'appartenir à un réseau de faux conseillers bancaires qui aurait subtilisé près de 740.000 euros à une centaine de victimes. Le mode opératoire décrit par les enquêteurs ... Lire la suite

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...