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Du vert en Europe malgré les tensions obligataires
information fournie par Zonebourse 29/09/2026 à 12:07

Résistant aux rendements obligataires élevés et profitant d'une légère détente du pétrole, les Bourses européennes avancent ce mardi, avec un Euro Stoxx 50 en hausse de 0,7%, un CAC 40 qui grappille 0,2% à 8 098 points, un DAX de Francfort qui prend 0,4% et un FTSE 100 de Londres qui gagne 0,3%.

Les marchés résistent aux rendements obligataires élevés...

Les rendements obligataires restent orientés à la hausse : le taux à dix ans des bons du Trésor américain culmine à 5,24%, un nouveau plus haut depuis 2002, tandis que les équivalents allemand et français s'établissent actuellement à 3,62% et 4,76% respectivement.

"Les taux à long terme ont bondi pour atteindre leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs décennies, les données américaines solides et la fermeté des prix de l'énergie ayant renforcé les anticipations d'une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed)", constate l'Union Bancaire Privée.

"Malgré cela, les actions mondiales ont fait preuve de résilience, l'engouement renouvelé pour les technologies et l'intelligence artificielle (IA) l'emportant sur la pression exercée sur les secteurs sensibles aux taux", tempère l'établissement financier suisse.

"La remontée des taux, bien que significative, a été suffisamment progressive pour permettre aux actifs risqués de continuer à bénéficier d'un environnement économique porteur et de conditions financières toujours très accommodantes", estime pour sa part Kevin Thozet, membre du comité d'investissement de Carmignac.

...et profitent d'une légère détente du pétrole

Autre paramètre surveillé de près par les investisseurs, les cours du pétrole se détendent légèrement ce mardi, avec des barils en retrait de 1% à 92,2 USD pour le WTI (West Texas Intermediate) et de 1,2% à 97,3 USD pour le Brent de la mer du Nord, en dépit d'un contexte moyen-oriental toujours lourd.

"Malheureusement, la proposition des autorités iraniennes pour ouvrir Ormuz n'a pas eu gain de cause auprès du président Trump. Cette proposition était une version réduite du protocole d'accord qui avait été signé en juin dernier", rappelle LBPAM.

"Le refus du président américain ne semble être accompagné d'aucune contre-proposition. Il est toujours difficile d'identifier clairement la stratégie des États-Unis pour sortir de cette crise qui affecte l'ensemble de l'économie mondiale", poursuit la société de gestion d'actifs.

À ce stade, LBPAM conserve comme scénario central "la poursuite de cet enlisement du conflit avec une sortie graduelle, après les élections législatives de mi-mandat de novembre aux États-Unis, avec donc des prix énergétiques qui resteraient élevés d'ici là".

Le sentiment économique s'assombrit un peu en Europe

En attendant, le contexte général pèse sur le sentiment économique en Europe, au vu de l'indicateur ESI de la Commission européenne, qui a légèrement diminué à la fois dans l'UE (-0,4 point à 97,9) et dans la zone euro (-0,5 point à 97,9) en septembre, selon des données parues ce matin.

La baisse de l'ESI s'explique par un recul de la confiance des consommateurs, malgré une amélioration de la confiance dans l'industrie et, dans une moindre mesure, dans la construction. Parmi les principales économies de l'UE, l'ESI a nettement reculé en France (-1,7 point), alors qu'il a fortement progressé en Espagne ( 3,4 points).

Toujours au chapitre des statistiques, les investisseurs prendront connaissance, en milieu d'après-midi, du rapport JOLTS sur les offres d'emploi aux États-Unis, ainsi que de l'indice de confiance du consommateur américain calculé par le Conference Board.

Les valeurs en mouvement en Europe

Sur le front des valeurs, Legrand ( 7,2%) caracole en tête du CAC 40 à Paris. Le spécialiste français des infrastructures électriques et numériques du bâtiment s'envole après avoir relevé ses perspectives de croissance à l'horizon 2030.

Eurofins (-2,4%) essuie, en revanche, l'une des plus fortes baisses de l'indice parisien, le laboratoire d'analyses scientifiques étant pénalisé par une dégradation de la recommandation de Bernstein, de "surperformance" à "performance de marché".

Ailleurs en Europe, Julius Baer s'adjuge 8% à Zurich, après la clôture de la procédure d'exécution consolidée menée par l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA), une décision qui s'accompagne d'un allègement des exigences de fonds propres pour la banque privée.

À l'opposé, Lindt dévisse de 8,5%, lourdement sanctionné après l'abaissement par le chocolatier helvétique de ses prévisions pour l'ensemble de son exercice 2026, en raison de volumes de commandes inférieurs aux attentes dans certains pays européens.

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