(Zonebourse.com) - C'est de plus en plus singulier : Wall Street bat des records, le pétrole décroche de -5% mais le marché des change stagne pour la 9ème séance consécutive, avec chaque des écarts millimétriques sur le "$-Index" qui grappille 0,08% à 99,25, soit le sommet de sa fourchette 99/99,25. L'Euro recule de moins de 0,1% face au billet vert mais gagne 0,15% face au Franc suisse vers 0,9150.
Le plus gros écart sur le Forex, c'est la Livre qui lâche 0,2% face au $.
Le Dollar qui évolue souvent de façon symétrique par rapport au pétrole ne bouge pas alors que le cours du "Brent" chute de -6% vers 93$.
Les investisseurs continuent de miser sur une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, malgré l'absence de signaux concrets venant étayer ce scénario. Les investisseurs ont notamment réagi à des informations diffusées par la télévision d'État iranienne évoquant un projet de cadre d'accord entre Téhéran et Washington prévoyant, entre autres, une reprise du trafic maritime dans un délai d'un mois, un retrait des forces américaines de la zone et un partage des revenus liés au transit via Ormuz.
Mais cet optimisme a rapidement été tempéré par les États-Unis.
Peu avant 17h, Reuters rapportait que la Maison-Blanche démentait catégoriquement l'existence d'un tel accord, qualifiant les informations relayées par les médias iraniens de "pure fabrication". Via son compte officiel Rapid Response 47 sur X, l'exécutif américain a dénoncé un "faux protocole d'accord", appelant à ne pas accorder de crédit aux médias d'État iraniens.
Cette séquence rappelle les précédents épisodes au cours desquels Téhéran avait lui-même rejeté les annonces de Donald Trump sur de supposés accords imminents, les qualifiant de manoeuvres destinées à influencer les marchés.
Car ces effets d'annonce continuent de peser sur les cours du pétrole. Selon certains observateurs, les déclarations stratégiquement distillées par Donald Trump ont jusqu'ici permis de contenir les tensions sur le Brent, empêchant le baril de s'installer durablement au-dessus des 120 dollars, puis de limiter les poussées au-delà des 100 dollars afin d'éviter une envolée des taux longs américains.
Pour autant, les tensions sur le marché pétrolier pourraient perdurer. Une réouverture du détroit d'Ormuz avant début juillet apparaît peu probable et la reconstitution des stocks stratégiques devrait soutenir durablement la demande mondiale jusqu'à fin 2026.
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