Le "fait du jour", c'est l'envolée de la Livre alors qu'Andy Burnham devrait intégrer le "10 Downing Street" en remplacement de Keir Starmer le 20 juillet... mais ce qui importe surtout, c'est la probable nomination d'Ed Miliband aux finances (Chancellor of The Exchequer) qui a la confiance de la City. La Livre bondit de 1% face au billet vert à 1,3530 et de 0,85% face à l'Euro, vers 0,8455. Le Dollar Index s'effrite de son côté de -0,2% vers 100,70, ce même écart se retrouve face à l'Euro à 1,1445 et face au Franc suisse (0,8070).
Le Forex a modérément réagi à la publication du "PPI de ce mercredi, le "USD-Index" cédant -0,3% en l'espace de 3H de lent repli : les prix à la production ont reculé de 0,3% en juin sur un mois, après une hausse de 0,6% en mai (à 6% en rythme annuel), alors que les économistes anticipaient une évolution stable. Cette baisse alimente l'idée d'un ralentissement des tensions inflationnistes et pourrait conforter les anticipations d'un assouplissement monétaire de la Réserve fédérale.
Mais l'évolution de la situation dans le Golfe persique pourrait en décider autrement, avec un détroit d'Ormuz qui n'a jamais vraiment rouvert depuis le 12 juin (accord d'Islamabad, ratifié par Trump à Versailles et désormais caduc) et qui est en fait totalement bloqué depuis 10 jours.
Le climat géopolitique au Moyen-Orient continue de s'envenimer : l'armée américaine a annoncé mercredi avoir mené une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires situées sur l'île iranienne de Grande Tunb.
Selon le Commandement central américain (CENTCOM), cette opération de 90 minutes a permis de réduire davantage les capacités de l'Iran à mener des attaques contre les navires marchands transitant par le détroit d'Ormuz.
Dans le même temps, le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, a estimé dans un entretien accordé à Bloomberg que le détroit demeurait "trop dangereux pour que les navires commerciaux puissent y transiter".
Cela concerne notamment les pétroliers, et l'Europe est davantage concernée que les US : la flambée du "Brent" vers 85$ (87 USD la veille, il s'est stabilisé depuis 20% au-dessus de ses niveaux plancher de début juillet).
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