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CORR OFFICIELLE-ECLAIRAGE-Gestion-La révolution digitale, revanche pour la gestion active?
information fournie par Reuters20/10/2017 à 11:56

 (corrige au §8 le montant des actifs sous gestion de Sycomore 
AM) 
    * La révolution numérique peu visible dans les chiffres 
macro 
    * Les marchés l'ont déjà prise en compte 
    * Des fonds dédiés, long only et long /short 
 
    par Marc Joanny 
    PARIS, 20 octobre (Reuters) - La révolution numérique n'en 
est qu'à ses débuts et le processus de destruction créatrice qui 
l'accompagne devrait redonner ses chances à des gestions actives 
pénalisées par le succès croissant des fonds indiciels cotés.  
    Si cette révolution peine à se voir dans les statistiques 
macroéconomiques, les investisseurs en ont pris la pleine 
dimension comme l'illustre l'envolée des valeurs technologiques, 
principal moteur derrière les pics récemment enchaînés par les 
Bourses mondiales en général et Wall Street en particulier.  
    "C'est un processus de destruction créatrice, de nouvelles 
entreprises émergent, dont certaines sont devenues énormes comme 
les GAFA (NDLR pour Google  GOOGL.O , Apple  AAPL.O , Facebook 
 FB.O  et Amazon  AMZN.O ) mais pour l'instant nous n'avons pas 
trop vu la destruction à part dans quelques secteurs très 
impactés très tôt", a prévenu jeudi Maxime Alimi, responsable de 
la stratégie d'investissement d'Axa IM lors d'une présentation.  
    "Potentiellement beaucoup de très grandes entreprises 
d'aujourd'hui n'existeront plus dans dix ans parce qu'elles se 
seront fait "disrupter' par de nouveaux entrants qui auront fait 
mieux et différemment", a-t-il ajouté.  
    "Dans ces conditions nous pensons que la gestion active a sa 
place, au sens où il est extraordinairement incertain de se dire 
qu'il suffit de suivre la masse et investir dans des indices."  
    Pour lui, "les effets de dilution liés à la sortie 
d'entreprises des indices et à leur remplacement par d'autres 
vont être plus importants que d'habitude si vous êtes investis 
passivement." 
    Certains gérants actifs ont intégré la révolution digitale 
parmi leurs thèmes d'investissement tandis que d'autres ont créé 
des supports d'investissement dédiés "long only" ou "long short" 
pour exploiter dans ce dernier cas la perspective de gagnants et 
de perdants de la transformation numérique. 
    Sycomore AM, dont les actifs sous gestion dépassent les 7,2 
milliards d'euros, a fait de la transformation digitale l'un de 
ses thèmes d'investissement privilégiés.  
    "Nous sommes très investis sur le secteur des entreprises 
qui accompagnent la transformation digitale avec de grands 
acteurs comme Capgemini  CAPP.PA  ou Sopra  SOPR.PA  mais 
également de plus petits très réactifs comme Groupe Open 
 OPEN.PA  ou Devoteam  DVTM.PA ", a dit Stanislas de 
Bailliencourt, gérant associé au sein de la société de gestion. 
    "Le processus de digitalisation n'est jamais fini, la 
technologie évolue constamment et les entreprises doivent 
toujours se remettre à jour", a-t-il ajouté. 
    "A côté de cela, nous investissons aussi dans des 
entreprises plus traditionnelles dont nous pensons qu'elles ont 
une bonne stratégie digitale qui leur permet par exemple dans un 
secteur comme celui de la distribution de déployer une présence 
omnicanal, à la fois au travers de magasins mais aussi online 
avec des noms comme Maisons du Monde  MDM.PA  ou Fnac Darty 
 FNAC.PA ".  
     
    PLUS DE 15 CRITÈRES 
    Edmond de Rothschild Asset Management a de son côté lancé un 
fonds long only dédié à la transition numérique et baptisé EDR 
Fund Big Data, dont les encours dépassent les 215 millions 
d'euros après un peu plus de deux ans d'existence.  
    "Tous les secteurs sont concernés par la transformation 
digitale, ce qui permet d'offrir une forte diversification aux 
investisseurs par rapport à des fonds technologiques", indique 
Jacques Aurélien Marcireau, co-gérant du fonds, en distinguant 
les secteurs qui ont déjà été impactés comme la distribution, 
ceux qui commencent à l'être comme l'assurance et ceux qui le 
seront demain comme la santé.  
    EDRAM a identifié une quinzaine de facteurs qui permettent 
de "se faire une idée de l'effort d'une société pour mettre en 
oeuvre sa transformation digitale", qu'il s'agisse du montant 
des investissements en IT, du message du management sur cette 
thématique en interne, de la présence de compétences dédiées au 
sein du conseil d'administration ou encore des prises de 
participation dans le non coté ou dans le coté.  
    "Sur les dépenses d'investissements en IT, nous faisons la 
différence entre les dépenses de transformations et les dépenses 
de maintenance, parce que maintenir un système IT obsolète peut 
coûter très cher et dépenser beaucoup en IT n'est pas forcément 
une bonne chose, si ce n'est pas pour se moderniser", a souligné 
Jacques Aurélien Marcireau.  
    "L'analyse qualitative de la transformation digitale 
complète l'analyse fondamentale, mais elle ne la remplace pas", 
a-t-il ajouté.   
    EDR Fund Big Data, qui affiche une performance de 35% depuis 
sa création fin août 2015, comprend 45 à 55 lignes avec des 
valeurs technologiques comme le fabricant d'équipements de 
stockage de données NetApp  NTAP.O , le fabricant de puces 
mémoires Micron Technology  MU.O , le chinois Netease.com 
 NTES.O  ou le français Criteo  CRTO.O   mais aussi plus 
traditionnelles comme BMW  BMWG.DE  ou Schlumberger  SLB.N .  
    Framlington Equities, la filiale de gestion active actions 
d'Axa IM, a aussi lancé il y a un peu moins de deux ans un fonds 
dédié à la robotique autour des thématiques de l'automatisation 
industrielle, du transport autonome, de la santé et de la 
technologie de support.  
    Le fonds, dont les actifs dépasse 2,3 milliards d'euros pour 
une performance cumulée depuis le lancement de 36%, est 
notamment investis dans des valeurs comme l'équipementier Valeo 
 VLOF.PA , le hollandais Philips  PHG.AS  repositionné en 
quelques années sur les technologies de la santé pour plus de la 
moitié de son chiffre d'affaires ou encore les spécialiste 
nippons de la robotique industrielle Fanuc  6954.T  ou Yaskawa 
Electric  6506.T .  
     
    VIVENDI VS AXEL SPRINGER  
    Le fonds Long/Short Dynamix Digital Equity de Candriam vise 
lui aussi à tirer parti de la tendance de fonds qui constitue la 
pénétration du numérique dans de nouveaux marchés, de la banque 
à l'industrie en passant par la distribution et l'automobile en 
considérant qu'il y aura des perdants et des gagnants.  
    "Le fonds a pour but d'arbitrer les opportunités liées à la 
digitalisation de l'économie, qu'il s'agisse d'opportunités 
liées à des changements de modèles économiques ou à des 
changement de processus de production", a dit Cesar Zeitouni, 
responsable de la gestion Long/Short chez Candriam et gérant du 
fonds, lors d'une récente présentation.  
    Le fonds, qui a collecté 50 millions d'euros depuis son 
lancement, est orienté autour de trois stratégies. Des positions 
long only, non couvertes, axées autour d'une dizaine de 
champions de la digitalisation visent à profiter de la forte 
croissance liée au digital avec des valeurs comme Google, 
Salesforce.com  CRM.N , Paloalto Networks  PANW.N  dans la 
sécurité ou encore Iliad  ILD.PA  pour son positionnement sur le 
très haut débit. Une dizaine de pair trades, une position à 
l'achat et une position à la vente,  visent à prendre position 
sur un couple de valeur dont l'une va bénéficier de la 
digitalisation tandis que l'autre va en pâtir ou a pris du 
retard dans son adaptation à cette nouvelle donne. Enfin, le 
fonds prend des positions à court terme destinées à tirer 
profits de lancements de nouveaux produits ou à réaliser des 
arbitrages sur des opérations de fusions-acquisitions.  
    Parmi les "pair trades" initiés par le fonds et dont la 
durée est en moyenne d'un an, figurent notamment l'achat de 
Vivendi  VIV.PA  et la vente d'Axel Springer  SPRGn.DE , l'achat 
de Capgemini et la vente de SAP  SAPG.DE  ou celui de Dassault 
Systèmes  DAST.PA  contre celle de Sage  SGE.L .  
    Dans le premier cas, l'achat de Vivendi est justifié par la 
transformation en cours grâce au streaming et à l'évolution du 
modèle de propriété intellectuelle et de tarification à la 
consommation qu'il permet. Pour Cesar Zeitouni, le catalyseur 
qui conduira le marché à réaliser le potentiel de valorisation 
de Vivendi sera l'introduction en Bourse de la plateforme de 
streaming musical Spotify. A l'inverse, la lenteur de 
l'adaptation du groupe d'édition Axel Springer aux enjeux du 
numérique se traduit par une position vendeuse.  
    Celle sur SAP s'explique par les conséquences négatives sur 
les marges du groupe allemand des importants investissements 
réalisés pour passer de la vente de logiciels à des services par 
abonnements sur le cloud, encore illustrées par les résultats du 
troisième trimestre.   
    L'industrie de la gestion est elle-même touchée de plein 
fouet par la digitalisation. Mais pour Stanislas de 
Bailliencourt, c'est là encore une opportunité pour la gestion 
active.  
    "Nous voulons utiliser le digital pour mieux travailler, 
mieux traiter l'information, détecter des signaux faibles émis 
sur les réseaux sociaux afin de dégager plus de temps pour la 
prise de décisions", a-t-il dit.  
    "Nous sommes convaincus que ce qui fera la différence dans 
le monde de l'asset management de demain, qui sera très polarisé 
entre d'un côté le low cost avec les fonds indiciels cotés et 
l'offre standardisée des très grands asset managers et nous, ce 
sera l'humain et la capacité de jugement sur l'information 
disponible et sur sa pertinence." 
 
 (Marc Joanny, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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1 commentaire

  • 20 octobre12:06

    devrait prendre moins de frais a leurs clients alors ??frais gestion normalfrais superformance ??frais entrée et sortie cela fait bcp autant gérer en direct non ??????


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