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Convergences Macron-Zuckerberg sur la régulation des réseaux sociaux
information fournie par Reuters10/05/2019 à 19:34

    * Macron veut des résultats, les modalités restent à fixer
    * La France ne veut "ni laissez-faire ni tout répressif"
    * Zuckerberg salue les principes, aimerait qu'ils inspirent
l'UE

 (Actualisé avec rencontre Macron-Zuckerberg)
    par Gwénaëlle Barzic, Mathieu Rosemain et Jean-Baptiste Vey
    PARIS, 10 mai (Reuters) - Emmanuel Macron a exposé vendredi
à Mark Zuckerberg les principes d'une future régulation des
plateformes Internet, visant notamment à lutter contre les
contenus terroristes ou haineux, qui ont été salués par le
fondateur de Facebook  FB.O .
    La France veut être aux avant-postes dans l'élaboration
d'une régulation européenne qui constituerait une troisième voie
entre le laisser-faire américain et la "surrégulation" chinoise.
    Elle accueillera la semaine prochaine une rencontre des
ministres du Numérique des pays du G7, qui travailleront sur une
charte contre les contenus haineux, et un sommet Tech for good,
en marge duquel un texte pour lutter contre les contenus à
caractère terroriste ou relevant de l’extrémisme violent sera
signé par des Etats et des entreprises du numérique.
    Le président français a reçu vendredi le directeur général
du plus grand réseau social mondial à l'Elysée après la remise
au gouvernement d'un rapport qui a vocation à fixer les bases
d'une régulation française pouvant être exportée en Europe.
    Le rapport élaboré par des experts publics dépêchés pendant
plusieurs mois au sein des équipes de Facebook recommande en
particulier d'imposer aux plateformes une plus grande
transparence sur les moyens mis en oeuvre pour lutter contre les
contenus haineux, sous peine de sanctions financières.
    Après sa rencontre avec Emmanuel Macron, Mark Zuckerberg a
salué l'action de la France.
    "Nous avons été très impressionnés par la façon dont ils ont
travaillé en profondeur et rapidement", a-t-il dit à des
journalistes. "Je suis encouragé et optimiste sur le cadre de
régulation qui sera mis en place. Ce sera difficile pour nous et
nous serons en désaccord sur certaines choses, c'est normal."
    "J'espère que cela pourra devenir un modèle, pas seulement
pour la France mais qui pourra devenir un cadre pour l'ensemble
de l'Union européenne", a-t-il ajouté.
    Selon l'Elysée, Mark Zuckerberg a plaidé pour ne pas se
focaliser sur la durée d'affichage de messages jugés
intolérables mais plutôt sur le fait qu'ils ne soient pas vus.
    Une référence à la proposition de loi de la députée La
République en marche Laetitia Avia, qui propose d'imposer un
délai 24 heures pour supprimer des contenus haineux et fixe des
sanctions pouvant représenter jusqu'à 4% du chiffre d’affaires.
    L'exécutif va travailler avec le Parlement pour choisir les
bons leviers et les curseurs, a-t-on précisé à l'Elysée.
    "Ce à quoi le président est attaché, c'est les résultats,
après il faudra voir les modalités", a dit une source à
l'Elysée. 
    
    "NI LAISSEZ-FAIRE NI TOUT RÉPRESSIF"
    Le rapport publié vendredi tire les conclusions de
l'immersion d'une dizaine d'experts français dans les arcanes de
Facebook en France et à l'étranger, un test inédit décidé après
une première rencontre entre Emmanuel Macron et Mark Zuckerberg
il y a un an.  
    "Le rôle des réseaux sociaux dans la présentation et la mise
en avant sélective des contenus, l’insuffisance constatée de
leurs mécanismes de modération et le manque de transparence du
fonctionnement de leur plateforme justifient une intervention
des pouvoirs publics, nonobstant les efforts consentis par
certains acteurs", constate le rapport de 33 pages.
    Il recommande de fixer des "obligations de moyens" aux
principales plateformes, sur le modèle de la régulation
appliquée aux banques, en leur imposant de faire la transparence
sur les outils mis en place, sous peine de sanctions.
    Les auteurs cherchent à éviter les écueils des dispositifs
exclusivement répressifs qui ont conduit certaines plateformes à
s'autocensurer pour éviter les sanctions. 
    La mise en oeuvre serait confiée à une autorité
administrative indépendante, vraisemblablement le Conseil
supérieur de l'audiovisuel, qui aurait un droit de regard, en
particulier sur les algorithmes utilisés notamment par Facebook
et Twitter, et pourrait prononcer des amendes. 
    En revanche, ce régulateur n'aurait pas vocation à se
substituer aux plateformes dans leur travail de modération.
    "On ne veut être ni dans le laissez-faire ni dans le tout
répressif. La voie qui a été choisie est celle de la
responsabilisation", dit-on à Bercy.
    Le texte doit alimenter les discussions en cours au
Parlement autour de la proposition de loi Avia et les travaux
avec les partenaires européens de la France.   

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LEAD 2-Facebook ouvre ses portes aux régulateurs français   
 
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 (Edité par Yves Clarisse)

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