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Celyad grimpe après des résultats cliniques encourageants
information fournie par Boursorama19/06/2017 à 09:30

Un laboratoire Celyad. (crédit : Celyad)

Un laboratoire Celyad. (crédit : Celyad)

La biotech belge spécialisée dans les CAR-T vient de publier des résultats cliniques encourageants concernant l’étude de niveau de doses Think de phase I/ II. Le titre grimpe de 3,5% ce matin et de 146% depuis le début de l'année.

Avec la plus faible dose injectée (300 millions de cellules injectées à trois reprises), Celyad a constaté après trois mois de suivi une stabilisation de la maladie pour deux patients atteints d'un cancer colorectal métastatique (mCRC) "qui progressait après au moins deux phases antérieures de chimiothérapie".

Le troisième patient, souffrant, lui, d'un cancer pancréatique métastatique n'a pas connu d'améliorations mais ce n'est hélas pas vraiment une surprise tant cette forme de cancer est connue pour être agressive.

Bien sûr, Il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions alors que ces résultats ne sont pas encore statistiquement significatifs. Il faudra attendre le suivi à 6 mois et l'escalade de dose pour voir si le traitement peut déclencher une réponse partielle chez le patient avec, à la clé, une réduction des tumeurs.

C’est toutefois un démarrage encourageant dans les tumeurs solides sur lesquelles il y a très peu de concurrence, contrairement aux tumeurs liquides (deux indications de l'étude dans la leucémie myéloïde aiguë et le myélome multiple).

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Element encourageant supplémentaire, aucune toxicité n’a été enregistrée, même à la deuxième dose comme le confirme le directeur financier de Celyad à Boursorama (lire ci-dessous). Dans sa note parue ce matin, Portzamparc met aussi cet élément en avant : "Les éléments de sécurité sont favorables, il n'y a pas d'effets secondaires notables, notamment pas de tempête de cytokines. C'est un point important car c'est le principal écueil de la technologie des CAR."

Pour le bureau d'analyses, ces premiers résultats cliniques permettent d’intégrer l’indication du cancer colorectal dans la valorisation qui passe ainsi de 35… à 73 euros. Le bureau d’études reste à l’achat sur le titre.

Bryan Garnier estime pour sa part que "sur la base des résultats définitifs de l'étude Think attendus au second semestre 2018, un accord (NDLR : avec une big pharma) pourrait être signé pour l'essai d'enregistrement et la commercialisation du candidat-médicament en 2019. Nous estimons la valeur totale de cet accord à 1 milliard d'euros (250 millions d'upfront plus des royalties à deux chiffres). L'analyste passe de neutre à achat et relève son objectif de cours de 23 à 51 euros.


3 questions à Patrick Jeanmart, directeur financier de Celyad

Boursorama : En quoi patients et investisseurs doivent se réjouir des résultats dévoilés ce matin ?
Patrick Jeanmart : C’est un premier signal très encourageant qui montre que nous allons dans la bonne direction. Nous arrivons à stopper la maladie avec la plus faible dose (300 millions de cellules injectées à trois reprises) et nous n’enregistrons pas de toxicité sur le produit. Nous avons d’ailleurs eu déjà confirmation grâce au recrutement de deux patients pour la seconde dose (1 milliard de cellules) qu’il n’y avait pas non plus de toxicité enregistrée au niveau supérieur. Je veux rester prudent alors que ces résultats n’ont été obtenus que sur deux patients mais en stabilisant la maladie, nous faisons déjà aussi bien que le seul médicament actuellement disponible sur le marché et qui montre une durée de survie des patients traités de 1,9 à 3,2 mois.

Boursorama : Quel est désormais le calendrier de cet essai ?
Patrick Jeanmart L’étude de dose prend du temps car nous devons traiter les patients les uns après les autres. Nous pensons toutefois la terminer d’ici la fin de l’année. Nous enclencherons alors le volet expansion de l’étude avec quatorze patients supplémentaires par indication, il faudra alors six à neuf mois pour obtenir des résultats, ce qui nous amène au troisième trimestre 2018. En parallèle, nous allons commencer en juillet des études complémentaires : LINK avec lequel nous testerons l’administration des CAR non plus en intraveineux mais directement sur le site de la tumeur et SHRINK ou notre CAR (à des doses plus faibles qu’en monothérapie) viendra en combinaison avec une chimiothérapie.

Boursorama : L’étude NKR-2 concerne des CAR-T autologues, où en êtes-vous de vos développements dans les CAR-T allogéniques ?
Patrick Jeanmart : Il est plus simple de montrer l’efficacité d’un traitement en autologue qu’en allogénique, mais nous avons fait de gros progrès dans les CAR-T allogéniques ces dernières semaines et nous pensons faire une demande d’essai clinique pour l’année prochaine. Au 31 mars, nous disposions d’une trésorerie de 72 millions qui nous permet de financer l’ensemble de nos besoins jusqu’à mi-2019.

Laurent Grassin (redaction@boursorama.fr)

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