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Cellectis, 2019 dans l'ombre d'Allogene
information fournie par Biotech Finances20/03/2019 à 18:51

Trois programmes «100% Cellectis» sont sur les rails cette année. (crédit : Adobe Stock)

Trois programmes «100% Cellectis» sont sur les rails cette année. (crédit : Adobe Stock)

Pour Cellectis, l'année 2017 fut plombée par les retards dans les programmes de développement clinique. Et le cru 2018 marqué par le lancement en fanfare de la biotech américaine Allogene, créée par les anciens dirigeants-fondateurs de Kite Pharma, à partir d'un portefeuille de 16 projets de CAR-T allogéniques issus des accords de licence entre Pfizer, Servier et Cellectis. Cette opération fut à la fois synonyme de reconnaissance pour la technologie de la biotech tricolore et un signal de reprise en main du développement clinique, dimension qui, aux yeux de nombreux analystes, constituait sans doute le point faible de Cellectis.

Perspectives sur l'avancée des projets

Les résultats annuels des deux sociétés, publiés à quelques jours d'écart, furent l'occasion de donner un peu de perspectives sur l'avancée des projets et de marquer les territoires respectifs. Trois programmes «100% Cellectis» sont sur les rails cette année. En effet, des essais de phase I/II, avec escalade de doses, doivent démarrer en 2019 avec UCART22 dans la leucémie lymphoïde aiguë à cellules B (B-ALL) et avec UCARTCS1 dans le myélome multiple, tandis que le recrutement des patients avec UCART123, dans la leucémie lymphoïde aigue a d'ores et déjà commencé dans plusieurs centres cliniques aux États-Unis.

Coté Allogene, les dirigeants indiquent l'entrée imminente en développement clinique d'ALLO-501 (qui fait l'objet d'une collaboration avec Servier). En revanche, le démarrage de l'essai de phase II avec UCART-19 dans la leucémie lymphoblastique aigue n'est prévu que pour 2020, alors que les analystes anticipaient un lancement cette année pour ce produit phare, le plus avancé issue de la technologie de Cellectis.

Ce léger retard serait imputable à la mise au point du process de fabrication du produit. Coté trésorerie, la biotech n'a guère de souci à se faire. Elle disposait fin décembre de 452M$ de trésorerie nette, dont 94M€ sont attribuables à Calyxt, sa filiale dédiée aux applications agronomiques de sa technologies d'édition génomique. Notons que Cellectis détient 70% du capital de cette société, également cotée sur le Nasdaq et aujourd'hui valorisée près de 540M$. Une participation dont Cellectis ne s'interdit pas de faire un usage « opportuniste », même si son autonomie financières la porte aujourd'hui jusque fin 2021.

Riche en cash, pauvre en actu

Cellectis dispose de moyens financiers considérables et d'un partenaire aux poches profondes et à l'expérience incontestable. Son avance technologique est quant à elle, un atout maître : aucun autre acteur n'a à ce jour publié de données cliniques sur des CAR-T allogéniques. Elle est de plus propriétaire de sa plateforme d'édition génomique TALEN. Il ne manque finalement à la société que des catalyseurs. Les études en escalades de doses sont longues et le «manufacturing» des CAR-T allogéniques continue de représenter un défi. Il faudra en effet probablement attendre le congrès de la société américaine d'hématologie (ASH) en toute fin d'année, pour disposer de données cliniques fraîches, au moins pour UCART123. Encore une année sous les radars ou la communication sera sans doute à l'initiative d'Allogene.

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