Les stratèges de la Société Générale distinguent la bonne de la mauvaise inflation. (© Fotolia)
Les stratèges de l'établissement financier conservent un avis positif sur les actions européennes, malgré des tensions sur les taux d'intérêt.
Les stratèges de la Société Générale, Charles de Boissezon, Roland Kaloyan et Kevin Redureau, notent que la corrélation entre les actions et les rendements obligataires a changé récemment. Désormais, la hausse des taux d'intérêt entraine une baisse des actions.
Deux facteurs expliquent le mouvement : la rapidité de la hausse du rendement à dix ans sur le T-note américain (de 1,31% à 1,55% entre le 22 et le 28 septembre) et le moteur de cette hausse (une «mauvaise» inflation).
Les experts de la banque comparent l'inflation au cholesterol : la «bonne» inflation vient du surcroît de demande qui pousse les prix vers le haut, comme la valeur des actifs et les actions.
L'inflation et le cholesterolLa «mauvaise» inflation vient d'un choc d'offre, des coûts en hausse et une baisse des marges. Ainsi, depuis une décennie, des économistes se lamentent sur l'absence d'inflation dans la zone euro, mais maintenant tout le monde redoute son retour.
Selon la Société Générale, le rendement des profits des sociétés européennes du Stoxx 600 (earning yield ou inverse du PER) moins celui des taux américains à dix ans évolue au-dessus de sa moyenne historique de 4,8%.
Il est actuellement proche de 5%, avec des extrêmes à 6% en mars 2020 et 3,7% au printemps 2018.
Cela signifie que, soit le marché intègre une remontée des taux longs de 25

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