( AFP / ALAIN JOCARD )
Bic va engager un plan d'économies et de simplification de sa gamme de produits, pour renouer avec la progression de son chiffre d'affaires et améliorer sa rentabilité, a annoncé lundi soir le géant français des rasoirs, briquets et stylos jetables.
Ce "plan de transformation" vise "80 millions d'euros d'économies récurrentes" par an "d'ici 2030", a indiqué le groupe dans un communiqué.
Pour cela, Bic s'est fixé "quatre priorités: améliorer la productivité industrielle, optimiser la chaîne d'approvisionnement et la planification, unifier les pratiques commerciales, et harmoniser les systèmes et outils" numériques.
"Au cours des 12 derniers mois", le groupe a d'ores et déjà "simplifié l'organisation", a déclaré lors d'une visioconférence le nouveau directeur général, Rob Versloot, entré en fonction il y a près d'un an.
Il entend "réaliser des économies supplémentaires, notamment en investissant dans l'informatique et l'intelligence artificielle".
"La majeure partie des économies réalisées provient des gains obtenus dans les achats", a précisé le groupe, semblant exclure des réductions d'effectifs.
Bic, dont la nouvelle direction a revendu l'an dernier des actifs pesant sur les performances, notamment la filiale indienne de stylos Cello et ses activités dans le tatouage, entend "se recentrer sur quatre catégories de produits essentiels du quotidien".
En plus des stylos, briquets et rasoirs, les brosses à cheveux Tangle Teezer, qui ont soutenu l'activité ces derniers mois, deviennent une catégorie à part entière et "un véritable levier de croissance", a précisé M. Versloot, qui souhaite également "rajeunir" la marque Bic.
Aux côtés de l'Asie et de l'Amérique latine, "la majeure partie des marchés sur lesquels nous pensons pouvoir nous développer fortement se situent sur le continent africain", a souligné M. Versloot.
"Nous disposons déjà de plusieurs filiales en Afrique et prévoyons de recruter plusieurs centaines de commerciaux supplémentaires afin d'améliorer et de renforcer la distribution physique sur le continent", a-t-il ajouté.
Le groupe a vu sa rentabilité se redresser au premier semestre 2026, mais son chiffre d'affaires a connu un nouveau recul, bien que moins marqué, après une année 2025 que Bic a lui-même qualifiée de "difficile", en particulier sur les marchés américains.
En 2025, le bénéfice net du groupe avait chuté de quelque 60%, passant de 212 à 86 millions d'euros. Dans le même temps, son chiffre d'affaires s'était contracté de 4,8%, à un peu plus de 2 milliards d'euros.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer