Le siège de la BCE, à francfort. (crédit : BCE)
Commentaire de Nicolas Forest, CIO chez Candriam
Comme attendu, la BCE a laissé ses taux directeurs inchangés, réaffirmant qu'elle se trouve «dans une bonne position» et qu'elle demeure fermement dépendante des données.
À l'horizon, un repli durable de l'inflation vers 1,5% — sensiblement inférieur aux projections actuelles de la BCE — pourrait infléchir la communication dans un sens plus accommodant et rouvrir la voie à une baisse des taux d'ici la fin de l'année.
À l'inverse, une accélération plus marquée de la croissance, susceptible d'entraîner une nouvelle baisse du chômage, conduirait probablement la BCE à réévaluer les risques inflationnistes, faisant émerger la possibilité que le prochain mouvement de taux soit orienté à la hausse.
Dans ce contexte, la BCE dispose de solides arguments pour maintenir le statu quo pendant encore un certain temps.
L'inflation a poursuivi son ralentissement et se situe désormais en deçà de la cible (1,7 % en glissement annuel en janvier). Les tensions salariales s'atténuent également. Pour autant, l'activité économique s'est montrée résiliente, et la BCE anticipe un raffermissement de la croissance à l'horizon 2026, à mesure que le plan budgétaire allemand entrera en vigueur.
L'appréciation récente de l'euro a été mentionnée aujourd'hui, sans toutefois constituer une source de préoccupation majeure. Le mouvement semble principalement lié à un ajustement de confiance du côté du dollar américain et, face à l'ensemble de ses partenaires, l'euro ne s'est que marginalement apprécié.
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