(Actualisé avec nouvelles déclarations)
PARIS, 6 février (Reuters) - Alstom ALSO.PA n'a pas de
"plan B" après le rejet de son projet de fusion avec l'allemand
Siemens SIEGn.DE par la Commission européenne mais n'a pas
besoin de relancer dans l'immédiat un projet de même nature, a
déclaré mercredi le PDG du groupe français, Henri
Poupart-Lafarge.
La Commission européenne a rejeté mercredi le projet de
fusion entre Alstom et Siemens, censé créer un champion européen
du ferroviaire avec le soutien de Paris et Berlin face à la
concurrence internationale, notamment chinoise.
Bien qu'il dise ne pas comprendre cette décision, en raison
notamment des remèdes proposés dans le cadre du projet, Henri
Poupart-Lafarge a estimé dans la foulée qu'Alstom avait "tous
les atouts" pour continuer à se développer et à "saisir des
opportunités", précisant que le groupe réfléchissait à la suite
de son plan stratégique actuel.
"Il n'y a pas de plan B (...). Nous ne sommes pas dans un
cas où nous devons absolument bouger, où nous serions dans un
espèce de Monopoly d'acteurs", a dit le PDG lors d'une
conférence de presse téléphonique.
"Il n'y a pas nécessité aujourd'hui de replonger - du tout -
dans un projet tel que celui avec Siemens", a ajouté Henri
Poupart-Lafarge.
"Il faut que nous trouvions d'autres routes pour continuer
notre expansion, d'autres routes pour contrer efficacement les
avancées [du chinois] CRRC (...) et également tous les nouveaux
acteurs qui peuvent naître", a-t-il souligné.
"Ça sera peut-être beaucoup plus organiquement que ce que
nous souhaitions, ça demandera peut-être plus d'investissements
à terme, c'est à voir. Ce que je dis, c'est que ce n'est pas
nécessaire d'aller forcément vers quelqu'un d'autre
immédiatement."
ALSTOM DÉNONCE LES "PRÉJUGÉS" DE LA COMMISSION
Alors qu'Alstom prévoyait de verser un dividende
exceptionnel à ses actionnaires - en premier lieu Bouygues
BOUY.PA - en cas de fusion avec Siemens, Henri Poupart-Lafarge
a déclaré qu'il était "beaucoup trop tôt" pour dire ce que le
groupe ferait des fonds prévus pour cette opération et qu'il
devait réfléchir à ce qui constituerait sa "meilleure structure
financière".
Le dirigeant a également déclaré qu'Alstom devait encore
étudier - tout comme Siemens - l'opportunité de déposer un
recours contre la décision de Bruxelles. Il y voit toutefois peu
de gains potentiels, même si un tel recours serait selon lui
probablement couronné de succès.
"Je pense qu'il y avait des préjugés au sein de la
Commission et ma conviction, c'est que quoi qu'on ait proposé,
la réponse aurait été négative", a-t-il également indiqué.
Alstom avait auparavant indiqué dans un communiqué qu'il
allait désormais définir sa nouvelle feuille de route
stratégique, avec "une allocation appropriée du capital", et se
concentrer sur sa croissance.
"Je n'ai absolument pas d'interrogation sur notre capacité à
mettre notre stratégie en place une fois que nous l'aurons
définie, puisque nous avons la chance de bénéficier d'une
situation bilancielle extrêmement solide", a dit Henri
Poupart-Lafarge.
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LEAD 1-L'UE rejette le mariage Alstom-Siemens, Paris et Berlin
menacent
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(Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)
Alstom-Pas de "plan B" mais pas de nécessité après Siemens-PDG
information fournie par Reuters 06/02/2019 à 15:18
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