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Les syndicats d'EDF, "scandalisés", exigent une compensation de l'Etat
information fournie par Reuters14/01/2022 à 20:56

LES SYNDICATS D'EDF, "SCANDALISÉS", EXIGENT UNE COMPENSATION DE L'ETAT

LES SYNDICATS D'EDF, "SCANDALISÉS", EXIGENT UNE COMPENSATION DE L'ETAT

PARIS (Reuters) - Les représentants syndicaux des salariés au conseil d'administration d'EDF se disent vendredi "scandalisés" par les annonces du gouvernement pour limiter la hausse des prix de l'électricité en France et réclament que l'Etat compense "intégralement" le coût de ces mesures pour le groupe.

Face à la flambée des prix de l'énergie, à désormais moins de trois mois de l'élection présidentielle, le gouvernement français a annoncé jeudi un relèvement du volume d'électricité nucléaire vendu à prix réduit par EDF à ses concurrents, dans le cadre du dispositif Arenh (accès régulé à l'électricité nucléaire historique), une mesure susceptible d'avoir un impact de 7,7 à 8,4 milliards d'euros sur les résultats du groupe.

Dans un communiqué titré "Le Groupe EDF spolié par l'Etat sur l'autel des promesses électorales", les six administrateurs salariés d'EDF, dont le conseil d'administration compte 18 membres, se disent "scandalisés que l’Etat organise le pillage de l’entreprise EDF sur l’autel de considérations politiciennes".

"(...) nous demandons à l’Etat actionnaire de compenser intégralement le coût du soutien provisoire demandé à EDF" pour limiter la hausse des prix de l'électricité, ajoutent-ils, jugeant que "d'évidence, EDF vend à perte" sa production électrique nucléaire.

"Nous refusons que ce soit le Groupe EDF qui assume, seul, encore et toujours, les risques de marché alors que c’est aussi lui seul qui assume tous les risques industriels."

(Reportage Benjamin Mallet, rédigé par Bertrand Boucey)

11 commentaires

  • 15 janvier22:01

    Qu'en pensent les syndicats: En 2018, la Cour des comptes avait estimé l'engagement public pour les énergies renouvelables à 121 milliards d'euros, dont 40,7 milliards d'euros en 20 ans pour l'éolien et que les consommateurs financent, malgré eux, via la CSPE (contribution au service public de l'électricité). Tout ça pour des monstres d'acier qui ventilent avec peine 3 % de la production nationale et qui ne tournent en moyenne qu'un quart du temps.