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SOLUTIONS 30 : PAS DE MIRACLE POUR LES SALARIES DE SOLUTION30 EN PACA

23 juin 2026 17:50

Le tribunal de commerce de Draguignan a prononcé mercredi dernier a liquidation judiciaire de Solutions 30, entraînant le licenciement de 280 salariés basés essentiellement dans le Var, mais aussi dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes. Les salariés disent se sentir abandonnés.

Les représentants syndicaux de la CGT et de la CFDT ne s'attendaient malheureusement pas à autre chose que le prononcé de la liquidation judiciaire de la société Solutions 30 dont le siège est basé au Cannet-des-Maures. Face à un passif de plus de 30 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 41,5 millions d'euros, l'espoir était impossible.
Quelque 280 salariés vont donc se retrouver sur le carreau dans 45 jours. Les organisations syndicales espèrent que le plan de sauvegarde de l'emploi qui sera présenté d'ici 15 jours répondra à leurs attentes d'autant que "la maison mère est au Luxembourg", indiquent leurs représentants.

Une poignée d'élus s'était rassemblée devant le palais de justice de Draguignan ce mercredi après-midi au moment où de l'examen du dossier devant le tribunal de commerce, avec en fond sonore notamment un morceau du groupe Rage Against The Machine. "Les salariés sont très en colère car ils se sentent abandonnés par le groupe basé au Luxembourg et qui ne répond plus à rien, alors qu'eux ont raccordé toute la France" déplore Djemel Guettaf, délégué CFDT au sein de Solutions 30, en poste au Luc-en-Provence.
"Pour beaucoup, ils ont peur de ne pas retrouver de travail derrière. Repartir à zéro, c'est stressant pour tout le monde. Moi je gamberge beaucoup en ce moment et je ne dors pas beaucoup. Et la façon dont on est traités, ça fout un peu la rage. On n'est pas que des numéros dans un dossier. On est des êtres humains. Quand on donne autant de temps dans une société et qu'on voit comment on nous traite, ça fait mal au cœur" souligne Jessica Toche, en poste à Aix depuis 2017 et représentante CGT au CSE de Solutions 30 Sud-est.

Une lueur d'espoir peut-être pour certains néanmoins, car le nom d'une société potentiellement intéressée est évoqué. "Il s'agit d'une société portugaise, mais rien n'est fait, et surtout, on ne sait même pas combien de salariés seraient concernés par une éventuelle embauche" tempère le représentant de la CFDT.

Tout est allé très vite en tout cas pour Solutions 30 (Sud-Est et Grand Sud-Est), placée en redressement judiciaire le 29 avril.

4 réponses

  • 17:57

    Les salariés de Solutions 30 Sud-Est et de GSE, espéraient un sursis. Le tribunal de commerce de Draguignan, devant lesquels ils se sont rassemblés avec le soutien de la CGT et la CFDT, a cependant prononcé ce mercredi 17 juin après-midi la liquidation des deux sociétés sœurs filiales du groupe spécialisé dans l’installation de réseaux de communication et notamment de la fibre, Solutions 30. L’assemblée générale des actionnaires se tenait d’ailleurs ce même jour au Luxembourg, où elle a son siège social.

    « Le risque était aussi de mettre le groupe en difficulté, il n’y avait pas d’autre solution », soulignait à la sortie de l’audience Cédric Champenaud. « Nous avons fait des propositions pour que le repreneur du contrat d’Orange vienne rencontrer les salariés, au Luc, afin de leur proposer des postes », précisait le dirigeant de l’entité Sud-Est. Orange a cependant clairement indiqué, notamment dans les colonnes de Var-matin, le 11 juin dernier, ne pas être à l’origine des difficultés de certains de ses sous-traitants.

    Plus de trésorerie
    Mais à la barre, ce mercredi, la direction de Solutions 30 Sud-Est et de GSE a chargé l’opérateur de téléphonie. « En gros, c’est la faute d’Orange si l’entreprise s’est retrouvée dans une situation de liquidation », ironisait l’un des représentants du personnel de GSE, à l’issue d’une audience de près de deux heures, lors de laquelle le rapport de l’administrateur judiciaire était présenté au tribunal. « Il en ressort qu’il n’y a pas de possibilité de redressement et plus de trésorerie », résumait maître Zoran Ilic, l’avocat des salariés, inquiet pour leur avenir. Les 200 collaborateurs des deux sociétés sœurs, essentiellement basés au Luc, mais aussi à Aix-en-Provence et dans les Alpes-Maritimes, vont en effet être licenciés dans les 20 jours suivant la liquidation, avec une indemnité minime, prise en charge dans le cadre des AGS, le régime de garantie des salaires.

    Lors de cette audience, le procureur de la République, qui avait déjà eu des mots durs pour la gestion de l’entreprise lors de l’audience d’ouverture de la procédure de Redressement judiciaire fin avril, a toutefois souligné à plusieurs reprises « l’opacité » de ce dossier, et notamment des relations entre la maison mère Solutions 30 et ses filiales, que pointent aussi les salariés. « Je n’ai jamais vu ça, la société GSE avait un EBE positif en 2025 et se retrouve aujourd’hui en liquidation ! » s’étonnait Me Ilic, qui s’interroge aussi : « J’ai demandé au tribunal comment il allait prononcer la liquidation, alors qu’on ne lui a pas transmis les comptes sociaux ! » Pour Cédric Champenaud, cette « opacité », ne résulterait en fait que d’un « défaut de compréhension », sur lequel le groupe serait prêt à s’expliquer.

    Me Ilic avait d’ailleurs souhaité, dans son argumentaire, impliquer le groupe luxembourgeois dans le dossier : « Nous avons invité le tribunal à mandater le juge-commissaire qui sera désigné afin qu’il investigue sur le fait de savoir qui est le dirigeant et s’il y a eu des erreurs de gestion. »

    Car les salariés estiment que rien n’a été fait pour maintenir l’activité de ces filiales, qui dépendaient pourtant fortement, selon eux, du groupe auquel elles appartiennent. « Par exemple, pour les formations, cela passe par la maison mère », témoignait l’un d’entre eux.

    Ce mercredi, les salariés ont simplement reçu l’assurance que leurs salaires de juin seraient payés. Avec le sentiment, pour certains d’entre eux, de revivre régulièrement le même scénario : la disparition d’un sous-traitant auquel succède un nouvel acteur, avec au passage un impact sur les sous-traitants de second rang. « Je crois que pour l’instant je suis dans la sidération », soufflait ainsi une salariée originaire de Trans-en-Provence, qui a perdu son emploi en quelques heures.


  • 18:03

    La direction tranche dans le vif.
    CA de 41,5 M et Passif de 30 M.
    Plus de trésorerie.
    Dossier à la casse.
    L'heure est à la saignée pour redresser les comptes, et enfin redevenir bénéficiaire.


  • 18:18

    Redevenir bénéficiaire avec cette équipe je n'y crois guère !


  • 18:49

    On se coupe un bras, ça n'aurait pas pu être anticipé ?


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