Selon les données préliminaires de Dataforce, couvrant 98 % des ventes en Europe, les immatriculations ont reculé de 3,6 % en janvier 2026 par rapport à janvier 2025. Un déficit qui tient largement à la contre-performance de quelques acteurs majeurs. À commencer par Dacia qui enregistre la plus forte baisse parmi les grandes marques : –35 %, soit 16 513 unités perdues. À elle seule, la marque roumaine représente près de la moitié du recul total du marché. La Sandero, régulièrement dans le trio de tête européen, a par exemple perdu environ 9 000 immatriculations sur le mois. Lors de la présentation des résultats annuels, Renault Group a évoqué des difficultés logistiques et de production, ainsi que le renchérissement lié aux motorisations hybrides. Mais Dacia n’est pas le seul : Hyundai affiche –20 %, Kia –19 %, Volkswagen –11 % (soit 12 615 unités en moins et Tesla –17 %. À propos de la marque américaine, même la Norvège n’a immatriculé que 83 véhicules en janvier, en baisse de 88 % sur un an, après la fin des principales aides à l’achat au 1er janvier, qui avait conduit à de nombreuses ventes anticipées fin 2025.
Offensive chinoise, et des constructeurs français qui résistent
Même en Norvège, qui continuait de plébisciter Tesla, les ventes ont reculé de 88 % en janvier 2026. © Tesla
Même en Norvège, qui continuait de plébisciter Tesla, les ventes ont reculé de 88 % en janvier 2026. © Tesla
À l’inverse de cette dynamique à la baisse, les constructeurs chinois poursuivent leur progression spectaculaire sur le Vieux Continent. Leapmotor, soutenu par Stellantis, bondit de 408 % avec 4 249 immatriculations. Jaecoo (+365 %, 7 193 unités) et Omoda (+197 %, 6 596 unités), deux marques du groupe Chery, font plus que doubler leurs volumes. BYD progresse de 173 % et totalise 17 630 immatriculations, consolidant sa place parmi les principaux acteurs électriques en Europe. Ces croissances reposent sur une offensive concentrée sur les SUV compacts et les modèles électrifiés accessibles. Si les volumes restent encore inférieurs à ceux des groupes historiques, la dynamique tranche nettement avec le ralentissement des acteurs établis. Parmi les constructeurs européens, certaines marques tirent néanmoins leur épingle du jeu. Fiat progresse de 24 %, portée par la Grande Panda basée sur la plateforme Smart Car de Stellantis. Opel et Citroën gagnent chacune 13 %, Skoda avance de 9,7 % et Renault progresse de 5,2 %.
Combien de temps faut-il pour rentabiliser des panneaux solaires?
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L'hybride rechargeable (presque) au niveau du diesel
Au-delà des marques, la répartition des motorisations confirme une recomposition rapide du marché. Les véhicules 100 % électriques progressent de 14 % sur un an. Les hybrides rechargeables bondissent de 32 %, avec 98 042 immatriculations, approchant désormais les volumes du diesel, qui totalise 105 949 unités en janvier. Il est vrai que le diesel recule de 18 % dans le même temps et l’essence de 12 %, tandis que les hybrides non rechargeables progressent de 4,4 %. Sur l’ensemble de l’année 2025, les modèles essence et diesel combinés ne représentaient plus que 35,5 % des immatriculations dans l’Union européenne, contre 45,2 % un an plus tôt. Ce mouvement s’inscrit dans la deuxième année du cycle de trois ans pendant lequel les constructeurs peuvent lisser leurs émissions pour respecter les objectifs européens de CO2. Pour rappel, en 2025, la plupart des groupes avaient rejoint des “pools” d’émissions pour mutualiser leurs résultats. Aucun dispositif comparable n’a encore été annoncé pour 2026, ce qui pourrait accroître la pression sur certains acteurs.