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AIR LIQUIDE : Bonne soirée @Knail29

15 avr. 2026 21:36

Knail29 - Voici une réponse entendue à l'AG de 2024
Sur le sujet de la division de l’action, vous avez dit il y a quelques années qu’ «on y réfléchirait quand le
cours atteindrait les 100 euros». L’année dernière et les années précédentes, vous nous aviez dit : « Ce
n’est pas encore à l’ordre du jour, mais il faut que l’on y réfléchisse ». Maintenant que l’action approche les
200 euros, est-ce que le sujet va bientôt être à l’ordre du jour ?
Benoît POTIER : J’ai effectivement dit que quand on arriverait à 100 euros, on commencerait à réfléchir. Une
opération de division du titre demande beaucoup de travail pour l'entreprise et entraîne un coût assez élevé. C’est
d’ailleurs ce que je vous dis à chaque fois. Donc, je suis assez cohérent avec ce que je vous ai dit dans le passé.
Nous avons mené de nombreux travaux au sein du service Actionnaires cette année marquée par une distribution
d’actions gratuites, projet qui a mobilisé toutes les équipes du service Actionnaires. Ce n'est donc pas l'année où il
est possible de diviser le titre. Ensuite, je dirais plus généralement qu’il existe des actions qui ont un cours bien
supérieur au nôtre. Malgré cela, ces entreprises continuent d'attirer des investisseurs. Nous avons de nombreux
jeunes parmi nos Actionnaires. Bien entendu, il s'agit de jeunes disposant déjà de moyens, qui ont choisi d'investir
une partie de leurs économies en bourse. Ce n’est donc pas une barrière absolue à l’investissement par les jeunes
même si le cours peut leur paraître un peu élevé.
Par ailleurs des instruments financiers se développent, dont nous discutons d'ailleurs au sein du Comité de
Communication avec les Actionnaires, qui offrent aujourd'hui une possibilité légale d'acheter ou d'épargner
progressivement des sommes permettant ensuite d'accéder à une action une fois que le prix de l'action est atteint.
En raison de toutes ces considérations, nous n'avons pas pris la décision de diviser le titre. Cependant, c'est une
question à laquelle nous continuons de réfléchir. En réalité, le travail est relativement bien connu. Il est donc
nécessaire de pouvoir le situer dans l'ensemble des tâches du service Actionnaire. Et je dois vous dire que ce
service a été cette année submergé par les demandes essentiellement dues au renforcement de la sécurité de vos
comptes.
Vous avez tous remarqué que pour accéder à vos comptes, vous avez dû re-entrer vos mots de passe. Après un an,
les mots de passe étaient devenus obsolètes, il était nécessaire de les renouveler. Plusieurs d'entre vous ont choisi
de contacter le service Actionnaires afin de solliciter des explications ou de l'assistance. Et nous avons été
complètement submergés, en particulier en avril. On va prendre ceci en compte pour essayer de mieux vous servir.
Mais je dirais que compte tenu de tout cela, nous gardons certes en tête de regarder la division du titre, mais
malheureusement, je vous fais une réponse un peu décevante qui est que ce ne sera pas encore pour cette année.

10 réponses

  • 15 avril 2026 23:20

    Ah ah !?!


  • 16 avril 2026 06:05

    Il est vrai que la valeur de l'action n'est pas un frein en soit. Si on attend un peu d'avoir assez pour s'acheter une action ça revient au même.
    Ce qui compte réellement pour un actionnaire c'est le rendement de l'action, en plus de savoir s'informer sur l'entreprise et en ce qui concerne Air Liquide, aucun souci a se faire 🙂


  • 16 avril 2026 08:55

    Oui, les déclarations de Benoît Potier sont bien "au goût du jour".

    D'autant que les progrès en matière de dématérialisation des titres et de suivi en "back-office" permettent désormais l'achat de fractions d'actions, à la nuance près que cette option n'est pas disponible chez tous les intermédiaires financiers (autrement dit et par exemple, on n'est plus obligé d'acheter 1 action mais on peut en acquérir 0,75 !!!).

    Mais attention : une fraction d'action peut parfaitement n'être qu'une part dans un ETF ou un contrat financier quelconque (comme par exemple une option Call ou Put, un warrant etc), et n'est donc pas obligatoirement adossée directement à un titre de la société.

    Pour un peu plus d'infos, lisez ceci
    :https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/actualites-mises-en-garde/les-f ractions-dactions-points-dattention-et-pieges-eviter

    En effet, l'achat (ou la vente) d'une fraction d'action entraîne la nécessité pour le courtier de disposer d'une contrepartie pour compléter et arriver à un nombre entier. Lorsque la fraction d'action est adossée directement au titre (et non pas par le biais d'un ETF, d'une option ou d'un instrument financier spécifique) c'est le broker lui-même qui se charge de jouer la contrepartie.

    Il prend donc un risque financier en jouant cette contrepartie, moyennant quoi il peut percevoir une commission supplémentaire allant jusqu'au "spread" (différence entre les prix d'achat et de vente). Sur les actions, en général le spread n'est pas très élevé (quelques centimes), sauf lorsque le marché est très déséquilibré (dans un sens ou l'autre) ou lorsque l'action a une très forte valeur (grosso modo plus de 1000€ par titre). Dans ce cas, le spread peut être important (des spreads de 100€ ont déjà été observés et ne sont donc pas inexistants, même s'ils sont rares), alourdissant nettement le coût de l'ordre.

    Pour toutes ces raisons, vous comprendrez que l'opération n'est pas forcément possible de partout.
    Il faut donc se renseigner auprès de son intermédiaire financier pour savoir s'il accepte les ordres avec fractions.
    Et en connaître les conditions.

    La plupart des brokers sur internet offrent cette possibilité (notamment Etoro, Ig, Degiro pour ne citer que les plus connus et les moins chers).
    Pour ce qui est des établissements bancaires classiques (ceux ayant pignon sur rue), la situation est plus délicate car il existe encore des "traitements papier" (c'est à dire que certaines opérations sont encore traitées par "l'humain"), donc là encore il faut se renseigner auprès de son guichet.

    Sur ce sujet, il est difficile d'obtenir des informations très précises car de nombreuses sont encore parcellaires, du fait de la relative nouveauté de ce secteur des transactions boursières. Beaucoup d'infos ne sont diffusées que par le biais des instructions données par l'AMF aux intermédiaires agréés.
    Il va donc falloir attendre un peu pour que paraisse de façon officielle un règlement complet sur ce secteur. Règlementation qui passera alors par une parution au BALO puis par un détour par le Parlement.

    Donc au risque de me répéter, renseignez-vous auprès de votre (vos) intermédiaire(s) financier(s).


  • 16 avril 2026 10:19

    La question de la division du nominal s'est aussi invitée au débat de l'Assemblée Générale du 6 mai 2025

    Monsieur le Président, lors de l’Assemblée 2022, vous avez déclaré qu’il serait souhaitable d’abaisser l’âge moyen des actionnaires. Vous faisiez remarquer qu’un titre de 160 euros, cours de l’époque, était élevé pour un jeune actionnaire. Vous aviez conclu : « Quand la situation se stabilisera, nous diviserons peut-être le nominal ». Je ne
    sais pas si la situation est stabilisée. Mais le journal Investir conseille d’acheter l’action avec un objectif de cours de 215 euros. Envisagez-vous de diviser le titre ?
    Benoît POTIER : C'est effectivement une réflexion. Le monde est-il stabilisé ? Pas vraiment. Cela nous incite donc assez peu à bouleverser l'accès au capital ou du moins nos habitudes actuelles. Pour autant, ma réponse n'est pas négative, c'est ma véritable position. Nous constatons que les jeunes actionnaires souhaiteraient aujourd'hui acheter des fractions d'actions, et non pas seulement des actions avec un nominal plus bas. Passer de 185 euros aujourd'hui à la moitié serait finalement une bonne chose et donnerait un petit coup de fouet, sans être fondamental. Nous voyons monter en puissance des demandes d'actionnaires, et cela s'est développé en dehors de la France, notamment en Allemagne. Nous voyons d'ailleurs des sociétés, des plateformes, proposer des fractions d'actions. C'est un phénomène qui prend de l'ampleur. Ainsi, entre un monde quelque peu incertain, qui nous pousse plutôt à la stabilité, et une tendance venant de l'extérieur prônant le fractionnement des actions pour en faciliter l'acquisition, nous ne sommes pas très incités aujourd'hui à opérer une division du titre. Il faut savoir qu'une division du titre représente beaucoup de travail pour les équipes du service actionnaires et pas mal de travail administratif.


  • 16 avril 2026 11:54

    Bonjour erb518cup47 , c'est pas très gentil de faire de la peine à ses petits camarades......................😉​

    Un jour, tu verras, on se dividera.........................🎼​🎼​🎼


  • 16 avril 2026 12:02
    16 avril 2026 11:54

    Bonjour erb518cup47 , c'est pas très gentil de faire de la peine à ses petits camarades......................😉​

    Un jour, tu verras, on se dividera.........................🎼​🎼​🎼

    Bonjour Knail29 Je ne voulais pas vous peiner, mais seulement vous confronter au réel pour vous éviter un désenchantement inutile. 😇


  • 16 avril 2026 13:58

    Perso je suis au côté de Knail29
    Mais comme ça envois des petites piques sur un sujet plutôt incertain je prends la position suisse
    Neutre


  • 16 avril 2026 14:46

    Nonobstant le fait que je suis partisan du split, je conçois les argument en faveur du maintien du nominal. C'est plus une question psychologique qu'autre chose. Lorsque j'achète des actions, que ce soit par 10 ou par 20 le montant revient au même.J'ai aussi un plafond de transaction qu'il ne faut pas dépasser (ou alors franchement).


  • 23 avril 2026 20:23

    Là où il n'a pas tort, c'est que les jeunes investissent de plus en plus en ETF. D'ailleurs, à part Air liquide, au nominatif direct, je n'ai plus guère d'actions, j'ai tout vendu petit à petit. PEA et comte ordinaire.


  • 23 avril 2026 20:32

    NB : je ne suis plus très jeune, mais jeune, c'est dans la tête, hein...


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