Le marché a paniqué, certainement redouté – que la molécule présentait un profil de sécurité problématique, au point de pouvoir entraîner un Black Box Warning sur son étiquetage, voire des difficultés significatives lors du processus d’approbation par la FDA.
Pourtant, pour replacer les choses dans leur contexte, il est utile de rappeler que Rinvoq (médicament de référence dans le traitement de la rectocolite hémorragique) affiche lui-même 4 Black Box Warnings (!!) sur sa notice, sans que cela n’ait empêché son succès commercial (CA de 8,3 MD$ / an) ni son adoption large par les médecins.
Il y avait aussi des interrogations sur le niveau de trésorerie qui ne serait pas suffisant, que ces cas de cancers allaient retarder la phase de commercialisation, etc …
Décryptage du “signal cancer” : ce que les données disent vraiment
C’est le point central du débat qui mérite une lecture rigoureuse. Voici ce que le tableau de sécurité contient réellement dans le bras 50 mg :
Sur la dysplasie colique :
C’est une erreur de présentation manifeste d’Abivax.
Tous les essais pivots en RCH — Rinvoq, Sotyktu, Omvoh, Velsipity — excluent la dysplasie colique de la liste des malignités et la classent comme découverte de surveillance gastro-intestinale.
L’inclure dans un tableau “malignités” crée une comparaison non homogène avec les benchmarks du secteur, cela a dû alimenter la panique du marché !
Sur les 4 CCNM :
La FDA elle-même utilise le critère “malignités non-NMSC” (non-melanoma skin cancer) comme endpoint standard pour les cancers sérieux dans les essais cliniques, précisément parce que les CCNM relèvent d’une catégorie distincte.
Ils sont presque toujours traités en quelques minutes sous anesthésie locale, sans menace vitale.
Les comparer à un cancer du sein ou un mélanome est une erreur catégorielle.
Noter que le groupe placebo comptait 1 CCNM pour 4 dans le bras 50 mg, à surveiller, mais dans le contexte d’une population de patients atteints de maladie inflammatoire chronique, ce n’est pas aberrant.
Les 2 cas réellement discutables :
Le marché a paniqué, certainement redouté – que la molécule présentait un profil de sécurité problématique, au point de pouvoir entraîner un Black Box Warning sur son étiquetage, voire des difficultés significatives lors du processus d’approbation par la FDA.
Pourtant, pour replacer les choses dans leur contexte, il est utile de rappeler que Rinvoq (médicament de référence dans le traitement de la rectocolite hémorragique) affiche lui-même 4 Black Box Warnings (!!) sur sa notice, sans que cela n’ait empêché son succès commercial (CA de 8,3 MD$ / an) ni son adoption large par les médecins.
Il y avait aussi des interrogations sur le niveau de trésorerie qui ne serait pas suffisant, que ces cas de cancers allaient retarder la phase de commercialisation, etc …
Décryptage du “signal cancer” : ce que les données disent vraiment C’est le point central du débat qui mérite une lecture rigoureuse.
Voici ce que le tableau de sécurité contient réellement dans le bras 50 mg :
Sur la dysplasie colique : C’est une erreur de présentation manifeste d’Abivax.
Tous les essais pivots en RCH — Rinvoq, Sotyktu, Omvoh, Velsipity — excluent la dysplasie colique de la liste des malignités et la classent comme découverte de surveillance gastro-intestinale. L’inclure dans un tableau “malignités” crée une comparaison non homogène avec les benchmarks du secteur, cela a dû alimenter la panique du marché !
Sur les 4 CCNM : La FDA elle-même utilise le critère “malignités non-NMSC” (non-melanoma skin cancer) comme endpoint standard pour les cancers sérieux dans les essais cliniques, précisément parce que les CCNM relèvent d’une catégorie distincte. Ils sont presque toujours traités en quelques minutes sous anesthésie locale, sans menace vitale.
Les comparer à un cancer du sein ou un mélanome est une erreur catégorielle.
Noter que le groupe placebo comptait 1 CCNM pour 4 dans le bras 50 mg, à surveiller, mais dans le contexte d’une population de patients atteints de maladie inflammatoire chronique, ce n’est pas aberrant. L
es 2 cas réellement discutables : le cancer de la prostate et le cancer du sein, dans le bras 50 mg, en l’absence de cas dans le groupe placebo. Ce sont les 2 cancers les plus fréquents aux États-Unis (respectivement n°1 et n°2 en incidence). L’argument pharmacologique clé : l’obéfazimod n’est ni génotoxique, ni mutagène, ni immunosuppresseur.
Ces cancers, détectés dans un essai de 44 semaines, étaient biologiquement en cours de développement bien avant la randomisation. Les délais de latence oncologique (minimum 2 ans même pour les leucémies radio-induites, et bien davantage pour les tumeurs solides) rendent une causalité médicamenteuse biologiquement incompatible avec la durée d’exposition