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Zone euro : le ''QE'' est-il insuffisant pour relancer l'économie ? (Philippe Waechter)

Boursorama08/09/2015 à 17:25

La BCE a révisé à la baisse ses prévisions de croissance en Europe, signe que le plan de relance ne serait pas aussi efficace qu'espéré.

Le dynamisme économique de la zone euro reste « mou » malgré le plan de « quantitative easing » (relance monétaire) de la BCE, débuté il y a six mois. Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis AM, revient dans son blog sur ce sujet de préoccupation.

Les chiffres de la croissance européenne du second trimestre, publiés mardi matin, sont ressortis très légèrement meilleurs que prévus. L’activité économique a en effet progressé de 0,4% par rapport au précédent trimestre, contre 0,3% attendu par le consensus des analystes.

Pour autant, on pouvait en attendre davantage grâce au plan de relance de la BCE, désormais actif depuis six mois. Pour rappel, ce plan consiste à injecter chaque mois 60 milliards d’euros dans l’économie européenne, à travers l’achat d’actifs sur les marchés (notamment des obligations d’Etats européens). Parmi les effets recherchés : affaiblir l’euro, de manière à favoriser les exportations des entreprises européennes, donc améliorer leurs profits, leur croissance, et leur permettre d’embaucher davantage ou de proposer des salaires plus élevés. Malheureusement, ce cercle vertueux peine à se mettre en place.

Autre problème : l’inflation reste extrêmement faible en Europe, au point de frôler encore et toujours le risque déflationniste. La relance monétaire de la BCE avait pourtant, parmi ses objectifs, de faire revenir davantage d’inflation en Europe.

Révision en baisse des prévisions de croissance et d’inflation

Au point que les prévisions de croissance et d’inflation commencent à être révisées à la baisse par la BCE pour l’année 2015 et les deux années suivantes.

Concernant la croissance économique en zone euro, les attentes de la Banque centrale européenne sont désormais inférieures à 1,5% en 2015, et inférieures à 2% en2017. Pour Philippe Waechter, « le rythme [de la croissance], pas très élevé, s’essouffle malgré tout », et ceci malgré cette « politique monétaire très accommodante ».

Concernant l’inflation, Philippe Waechter remarque : « les prévisions d’inflation sont nettement revues à la baisse [par la BCE] pour 2016, à 1.1% [contre 1,5% précédemment]. L’absence de tensions sur l’appareil productif peut laisser anticiper que le chiffre pourrait être [encore] plus faible ». Le retour à une inflation de 2%, qui est l’objectif que souhaite atteindre la BCE, ne semble donc pas pour tout de suite.

Besoin d’une double relance, monétaire mais aussi budgétaire

Mario Draghi, président de la BCE, avait déclaré la semaine dernière qu’il serait prêt à aller plus loin avec le « quantiative esing » pour parvenir à redynamiser l’économie européenne. On savait depuis l’annonce réalisée en janvier dernier que le « QE » pourrait se prolonger au-delà de septembre 2016, du moment que l’inflation en rythme annuel resterait inférieure à 2% à cette date.

Or, ni la simple prolongation du plan de « QE », ni l’idée d’augmenter les montants injectés chaque mois, ne convainquent Philippe Waechter. « Mon sentiment est qu’à côté d’une politique monétaire accommodante dans la durée (au-delà de septembre 2016), il est nécessaire de mettre en place une politique budgétaire visant à dynamiser la demande », affirme-t-il, avant de compléter : « c’est la règle du policy mix. On ne peut pas laisser tout faire à la politique monétaire ».

Pour l’économiste, un tel plan doit passer « par une meilleure coordination au sein de la zone Euro et un rôle plus marqué de l’investissement public. Cela se traduira par une dette publique supplémentaire. Je ne crois pas que cela soit un problème alors que prendre le risque, dans la durée, d’une croissance trop lente et sans inflation est réellement problématique pour l’emploi et les revenus ».

Reste que les Etats européens doivent, en parallèle, être de plus en plus vigilants dans la gestion de leur endettement public, alors même que plusieurs pays conservent un déficit budgétaire important depuis plusieurs années, à l’instar de la France ou du Royaume-Uni.

Par ailleurs, au niveau européen, on observe depuis le début de l’année les difficultés de mise en place du « plan Juncker », qui est précisément un plan de relance budgétaire à l‘échelle européenne. Ce plan, voulu par Jean-Claude Juncker lors de son arrivée à la tête de la Commission européenne en novembre 2014, a pour but de soutenir financièrement les entreprises innovantes. Or, les montants sont lents à être versés, et les « effets de levier » escomptés (1 euro investi devrait créer à terme l’équivalent de 15 euros de revenus dans le circuit économique) restent purement théoriques.

Le casse-tête de la relance économique en Europe est donc loin d’être résolu.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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