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Yomoni veut aller plus loin dans l' épargne retraite
information fournie par Newsmanagers18/02/2020 à 10:15

(NEWSManagers.com) - Yomoni continue de diversifier son offre de produits. Après avoir lancé une offre d' épargne en direct avec Generali, la fintech spécialiste de la gestion sous mandat en ETF (fonds indiciels cotés) va lancer un Plan Épargne Retraite Individuel (PERin) en 2020. Ce produit a succédé en 2019 au Perp et au contrat Madelin dans le cadre de la loi Pacte. Il peut prendre la forme d'un compte titres ou d'un contrat d'assurance.

" Il y a une vraie demande et une vraie appétence" , explique Sébastien d' Ornano, fondateur de Yomoni. Or, " il y a une forme de complexité avec le PERin et nous n' avons pas vocation à gérer cette complexité back-office chez nous" , admet-il. A ce stade, la fintech tente de se rapprocher du secteur bancaire - via un teneur de comptes - plutôt qu'assurantiel. Cela lui permettrait " d'avoir la main sur les frais de gestion qui sont aux mains des assureurs" , mais également de rester " plus libre dans le référencement et aussi dans la flexibilité de l' offre par rapport aux assureurs" . " Nous avons vocation à construire notre propre PERin" , précise Sébastien d'Ornano. Yomoni compte garder la même interface pour ce plan d'épargne retraite individuel, en l'intégrant dans une logique patrimoniale et fiscale plus large. " Le PERin est une solution pertinente, à la fois défiscalisante et complémentaire des autres" , ajoute-t-il.

Lancée il y a cinq ans, la fintech de 25 collaborateurs aurait conseillé 75.000 épargnants en ligne depuis son démarrage. En 2019, Yomoni a atteint 200 millions d' euros sous gestion (deux fois plus qu'en 2018), a géré 16.000 mandats via 23 profils sous gestion. " Janvier 2020 est notre meilleur mois avec presque 1.000 nouveaux mandats signés" , se targue son président.

En 2020, Yomoni espère " continuer de se renforcer et de ne pas se disperser" . La fintech servira toujours une clientèle avec un patrimoine financier compris entre 100.000 et 2 millions d' euros. Yomoni compte également poursuivre sa stratégie dans le BtoC et le BtoB. En janvier 2019, la fintech a lancé quatre mandats avec Linxea et s'est lancée dans l'épargne salariale avec Generali en octobre dernier.

Préférence pour l'ISR

Yomoni vient tout juste de lancer un mandat de gestion ETF dans un réseau physique avec le Crédit Mutuel de Bretagne. " C' est la première brique qu' on peut mettre dans un réseau physique : nous sommes convaincus que l' avenir de la gestion indicielle est là" , précise son dirigeant. Yomoni, comme sa concurrente Nalo, mise sur le déploiement de l' ISR (investissement socialement responsable). " A niveau de qualité d' ETF égale, nous favoriserons ceux qui ont un filtre ISR. La logique, ce n' est pas de créer une gamme ISR à côté d' une gamme existante, nous voulons que notre gamme principale devienne de plus en plus ISR" , indique Sébastien d'Ornano.

Comme beaucoup d'autres fintech, Yomoni reste encore loin d'atteindre le seuil de rentabilité. La jeune société affiche une perte de 3,4 millions d'euros pour l'année 2018. " Cette perte est en ligne avec nos prévisions. Celle-ci se réduira en fonction de la priorité que nous mettrons dans les années qui viennent entre la recherche de la profitabilité et l' accélération du développement de la société" , explique à L'Agefi Sébastien d'Ornano.

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