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Wall Street temporise
information fournie par Zonebourse 24/03/2026 à 16:25

Au lendemain d'un net rebond, supérieur à 1%, les grands indices américains font preuve de prudence. Les investisseurs attendent d'en savoir plus sur les négociations évoquées par Donald Trump entre les Etats-Unis et l'Iran, avant de se positionner.

Dans ces conditions, après deux heures de cotation, le Dow Jones grappille 0,13%, le Nasdaq Composite recule de 0,42%, tandis que le S&P 500 s'affaisse de seulement 0,05%.

Hier, les marchés européens, qui étaient en forte baisse, se sont violemment retournés à la hausse à mi-journée, tandis qu'à New York, les indices ont débuté la journée nettement dans le vert, après un message du président des Etats-Unis. Ce dernier évoquait des discussions "très bonnes et productives" avec l'Iran, concernant "une résolution complète et totale de nos hostilités au Moyen-Orient". Une bonne nouvelle en soi, sauf que les autorités iraniennes ont démenti tout contact direct ou indirect en ce sens.

En attendant, les attaques d'Israël se poursuivent sur le sud Liban et les représailles de l'Iran sur l'Etat hébreu et sur d'autres pays du Golfe continuent.
Au niveau diplomatique, Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, va se rendre en France ce vendredi pour une réunion avec ses homologues du G7, il s'agit de sa première visite à l'étranger depuis le 28 février, date du début de la guerre au Moyen-Orient.

Face à toute cette actualité, parfois contradictoire, les investisseurs ne savent plus trop sur quel pied danser et préfèrent ne pas prendre de risque.

Les statistiques et l'actualité des entreprises reléguées au second plan

En ce qui concerne la macro-économie, l'indice PMI manufacturier préliminaire calculé par S&P Global pour le mois de mars est ressorti à 52,4 points, après 51,6 points en février, là où les analystes tablaient sur un léger repli à 51,5 points. A 52,4 points, il est au plus haut depuis deux mois. En revanche, l'indice PMI des services s'est dégradé alors qu'une amélioration était espérée. Il s'est installé à 51,1 points, contre 52 attendu et 51,7 en précédent. Enfin, l'indice composite qui fait la synthèse entre les deux premiers est à 51,4 points, contre 51,9 points un mois plus tôt. L'indice du secteur des services et le composite sont retombés sur des plus bas de 11 mois.

Pour Chris Williamson, chief business economist chez S&P Global : "les données préliminaires de l'enquête PMI pour le mois de mars signalent une combinaison préoccupante de ralentissement de la croissance et de hausse de l'inflation, à la suite du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Les entreprises font état d'un recul de la demande lié à l'incertitude accrue et à l'impact du conflit sur le coût de la vie. Les difficultés dans les secteurs du voyage, du transport et du tourisme sont aggravées par la nervosité des marchés financiers et des contraintes d'accessibilité, notamment en raison des inquiétudes liées à la hausse des taux d'intérêt, à l'envolée des prix de l'énergie et aux retards dans les chaînes d'approvisionnement".

Sur le marché des devises, l'euro recule légèrement face au billet vert (-0,16%) et se négocie contre 1,1587 dollar.

Le Bitcoin cède du terrain (-1,33%) et s'échange contre 69 934 dollars.

De leur côté, les cours du pétrole sont en hausse, 1,42% pour le WTI à New York et 1,87% pour le Brent de la mer du Nord, à respectivement 90,88 et 102,19 dollars.

Au niveau des valeurs, le groupe hôtelier Marriott (-0,26%) a annoncé une accélération de son expansion au Vietnam avec un vaste projet couvrant Phu Quoc et Vung Tau, incluant l'introduction de nouvelles marques.

Home Depot (-0,41%) a signé un accord en vue d'acquérir Mingledorff's, un distributeur de gros spécialisé dans le chauffage, la ventilation et la climatisation (CVC).

KKR cède 1,27% après la décision de Moody's d'abaisser la note du fonds FS KKR Capital Corp en raison d'une détérioration de la qualité de ses actifs.

Enfin, Lockheed Martin (-0,68%) a annoncé avoir réalisé avec succès un premier tir réel de missile HELLFIRE ainsi qu'un test de lancement vertical depuis son nouveau lanceur conteneurisé GRIZZLY. Les essais ont permis de démontrer démontré la capacité du système à charger et tirer un missile depuis un conteneur Tricon de 10 pieds, validant l'ensemble des exigences opérationnelles.

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