Wall Street: les prises de bénéfices s'accentuent en attendant l'emploi
information fournie par Zonebourse 02/09/2025 à 17:39
Aux alentours de 11h00 (heure de New York), le Dow Jones lâche près de 1% à 45.104,3 points, le S&P 500 cède 1,2% à 6382,9 points et le Nasdaq Composite perd 1,5% à 21.138,1 points.
Ce sont les secteurs qui avaient le plus monté ces trois derniers mois, à savoir la technologie, la communication et la consommation qui reculent le plus aujourd'hui, ce qui montre que les prises de profits dominent largement les échanges.
Les intervenants sont d'autant plus tentés d'encaisser une partie de leurs gains que le S&P avait enchaîné les records la semaine passée et que les valorisations des spécialistes de la tech, en particulier ceux liés à l'IA, sont devenues très tendues.
L'approche de la publication, vendredi, du rapport très attendu sur l'emploi américain au titre du mois d'août qui sera sans doute déterminant pour l'évolution des taux d'intérêt de la Fed incite par ailleurs les investisseurs à la prudence.
L'indice S&P des hautes technologies cède ainsi 1,8%.
Parmi les poids lourds du secteur, Nvidia est le principal contributeur au recul du S&P et du Nasdaq, avec un repli de presque 3%, suivi d'Amazon (-2,4%) et Apple (-1,9%). Salesforce abandonne 2,5% à la veille de la parution de ses résultats trimestriels.
Signe de la frilosité des investisseurs, dix des 11 grands indices sectoriels S&P évoluent dans le rouge, seul celui de la consommation de base oscillant autour de l'équilibre, mais le phénomène le plus marquant, est l'envolée du 'VIX' qui s'emballe de 25% vers 19,10 alors qu'il gravitait en zone 'de complaisance' autour de 14/14,5 depuis une semaine, ce qui montre que les choses sont en train de bouger.
Navigant à contre-courant de la tendance, PepsiCo gagne 2,4% suite à l'annonce de l'entrée à son tour de table du fonds activiste Elliott Management, qui réclame une évolution de sa stratégie.
Kraft Heinz décroche en revanche de 6% après la présentation d'un plan visant à se scinder en deux sociétés cotées en Bourse, l'une regroupant ses marques les plus dynamiques et internationales comme Heinz, Philadelphia ou Mac & Cheese et l'autre des produits plus présents localement tels Oscar Mayer, Singles ou Lunchables.
Les indicateurs économiques du jour ont été plutôt mitigés puisque l'indice ISM manufacturier est ressorti à 48,7 contre 48 en juillet et 48,6 visé par le consensus, ce qui témoigne toujours d'une décroissance de l'activité puisqu'inférieur à 50.
Cet indicateur en demi-teinte, moins encourageant que le PMI manufacturier de S&P Global publié un peu plus tôt et repassé en zone d'expansion, laisse penser que l'activité industrielle pâtit notamment de la mise en place des nouveaux droits de douane de l'administration Trump
La baisse de Wall Street ne profite pas au marché obligataire, où le rendement de l'emprunt à 10 ans remonte à plus de 4,27%, mais bénéficie à l'or qui établit de nouveaux sommets absolus au-delà de 3550 dollars l'once.
Le dollar atténue en revanche sa progression face à l'euro, qui revient autour de 1,1655, mais si le billet vert reste toujours porté par la vigueur des taux longs américains.
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