Wall Street : le 'buy the dips' domine, hausse taux ignorée
information fournie par Zonebourse 08/06/2025 à 23:58
Peu importe que les taux se retendent brusquement de plus de 10Pts, et au-delà de 4,50% pour le '10 ans' (en début de semaine, les 3 hausses consécutives étaient motivées par l'espoir que la FED tienne compte de signaux de ralentissement avec l'enquête ADP puis un ISM des services en baisse), les acheteurs disent se réjouir de chiffres de l'emploi robustes qui écartent le risque de récession.
Prétendre une chose et son contraire 48H plus tard ne constitue même pas un paradoxe tant la priorité est de trouver un prétexte pour justifie la hausse des indices US.
Un des motifs de hausse les plus crédible, c'est le rétablissement par la Chine de 'licences d'exportation temporaires' permettant aux fournisseurs de terres rares d'alimenter les trois principaux constructeurs automobiles américains menacés de ruptures dans leurs chaînes d'approvisionnement.
Ce serait un des résultats concrets de nouvelles discussions entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping la veille (jeudi).
Le Dow Jones Industrial a grimpé de 1,05%, le S&P 500 progresse d'autant et termine 'pile' sur les 6.000 (à 3% de ses records absolus) et le Nasdaq Composite s'est envolé de 1,20%, à 19.530, soit un gain hebdo de +2,20%.
L'indice 'SOXX' s'est encore distingué cette semaine avec un score fleuve de +6,3% (dont +0,7% vendredi).
Les commentateurs se sont réjouis du rebond de Tesla (+3,7%) alors que le titre avait dévissé de -14,5% la veille.
Le billet vert ('$-Index'), dopé par la hausse des rendements, a pris 0,5% à 99,2, dont +0,4% face à l'euro qui reculait un peu en dessous de 1,1400$.
La tension des taux longs de +11Pts vers 4,506%, de +10Pts vers 4,97% sur le '30 ans' (tous les gains de la semaine effacés d'un coup) résulte d'un 'NFP' plus vigoureux que prévu : l'économie américaine a créé 139.000 emplois non-agricoles en mai, contre 147.000 le mois précédent, alors que les économistes s'attendaient à 130.000 créations d'emplois.
Dans une note de réaction, les analystes de Commerzbank évoquent un marché du travail 'qui s'affaiblit, mais qui n'est pas encore faible'.
Même constat chez CPR AM, où l'on décrit un rapport sur l'emploi à peu près en ligne avec les attentes, mais aussi 'moins bon qu'il n'y parait'.
'Ce rapport ne montre pas suffisamment de dégradation du marché du travail pour que les membres du FOMC interviennent mais il en montre assez pour qu'ils restent sur leurs gardes', explique Bastien Drut, responsable de la stratégie et des études économiques chez le gestionnaire d'actifs.
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