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Vers une "pause fraîcheur" en Europe sur fond de rotation sectorielle
information fournie par Zonebourse 26/06/2026 à 08:30

Les principales Bourses européennes devraient faire une pause vendredi avec la poursuite attendue du mouvement de rotation sectorielle encouragé par les incertitudes grandissantes qui entourent la pérennité du rally des valeurs technologiques américaines, notamment celles liées à l'IA. La journée, qui devrait encore être marquée par de grosses chaleurs sur le Vieux Continent, s'annonce calme du côté des actions comme des devises et des rendements obligataires, avec aucun indicateur macroéconomique majeur à l'agenda. Les contrats à terme signalent pour l'instant des replis compris entre 0,5% et 0,7% pour l'Euro STOXX 50, le CAC 40 parisien, le DAX à Francfort et le FTSE à Londres dans les premiers échanges.

Les grandes places européennes avaient fini dans le vert jeudi, profitant toujours de la rotation qui bénéficie depuis un peu plus d'une semaine à des secteurs qui avaient tendance à être délaissés ces derniers mois, valeurs de la consommation en tête.

La rotation sectorielle devrait se poursuivre

Des titres cycliques comme Danone, AB InBev, Pernod Ricard, BMW ou encore Carrefour sont bien partis pour figurer parmi les plus fortes hausses de la semaine en Europe, même si quelques noms défensifs comme Safran ou Sanofi ont également trouvé les faveurs du marché.

Avec l'apaisement de la crise au Moyen-Orient et le repli des prix pétroliers qui s'en est suivi, bon nombre de gérants semblent faire le pari d'un retour de la consommation des ménages, un poste qui suscitait de vives inquiétudes depuis le début de la guerre contre l'Iran.

Après l'officialisation, la semaine dernière, d'une approche plus restrictive de la Fed sous l'égide de son nouveau président Kevin Warsh, une rotation s'est surtout amorcée au détriment du segment de la technologie, principalement aux Etats-Unis, considéré comme le grand perdant d'un changement dans l'orientation de la politique monétaire de la banque centrale américaine.

Pour la plupart des analystes, les valeurs technologiques seraient en effet les premières à souffrir d'un éventuel tour de vis sur les taux, en mettant en avant leurs niveaux de valorisations élevés en comparaison de rendements obligataires redevenus plus attractifs.

La tech délaissée, à Wall Street et en Asie

Dans ce contexte, le Nasdaq Composite se dirige pour l'instant vers des pertes de l'ordre de 4,4% sur la semaine, les investisseurs délaissant les valeurs technologiques au profit d'autres secteurs susceptibles de bénéficier de la solidité de la croissance américaine, comme l'industrie ou les matières premières.

En Asie, les dégagements sur les valeurs de la tech et les prises de bénéfices sur d'autres segments de la cote ayant fortement progressé récemment ont lourdement pesé sur les cours. L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo décrochait de plus de 4,2% ce vendredi en fin de séance.

A Séoul, un mécanisme de coupe-circuit s'est de nouveau enclenché sur le Kospi, qui lâchait 6,2% sous l'effet de prises de profits sur le secteur des puces.

Peu de mouvement sur les changes et les taux

La situation est plus calme également sur le marché des changes où l'euro se redresse légèrement face au dollar, à 1,1375, après les plus bas annuels établis la veille.

Pas beaucoup plus de mouvements sur le front des rendements des emprunts d'Etat, celui des Treasuries à 10 ans variant à peine, autour de 4,3920%.

Les cours pétroliers reculent, peu affectés par l'annonce d'une attaque dans le golfe d'Oman. L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO rapporte en effet qu'un cargo ayant franchi le détroit d'Ormuz a été touché par un projectile non identifié, sans faire de blessé.

Le baril de Brent de la mer du Nord (-1,4%) se traite autour de 74,2 dollars tandis que celui de brut léger américain (WTI) perd 1,5% à 70,8 dollars.

Une accalmie sous haute surveillance

Si l'apaisement des tensions au Moyen-Orient semble désormais largement intégré par les marchés d'actions - limitant de fait leur potentiel haussier, ces développements montrent que le risque géopolitique n'a pas totalement disparu.

"Au cours de la période de négociation de 60 jours convenue entre les Etats-Unis et l'Iran, le moindre incident, même mineur, pourrait raviver l'escalade", préviennent les équipes de CMC Markets.

"La situation actuelle s'apparente toujours à une sorte de poudrière, avec des marchés susceptibles de se montrer extrêmement sensibles à la moindre actualité négative", souligne le gestionnaire d'actifs.

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