Vers un retour aux fondamentaux avec la moisson de résultats à venir
information fournie par Zonebourse 26/01/2026 à 08:34
Vers 8h15, le contrat "future" sur l'indice CAC 40 - livraison février - grignote un petit point à 8 157 points, annonçant un début de semaine à l'équilibre, une variation proche des scores quasiment inchangés attendus du côté de Francfort et de Londres.
Les craintes d'une guerre commerciale entre l'Europe et les Etats-Unis - sur fond de dispute concernant le sort du Groenland - avaient fait reculer les marchés la semaine dernière, mais leur repli était resté relativement contenu suite au rétropédalage de Donald Trump sur son projet d'imposition de nouveaux droits de douane aux pays européens opposés à son projet d'annexion du territoire autonome danois.
Au cours de la semaine écoulée, l'indice parisien a perdu 1,4%, essuyant un deuxième repli hebdomadaire d'affilée après le recul de 1,2% signé la semaine précédente.
A Wall Street aussi, les places boursières américains ont aligné une seconde semaine de baisse consécutive, avec des replis allant de 0,5% pour le Dow Jones à 0,1% pour le Nasdaq.
Mais ce mouvement de consolidation ne s'est pas accompagné d'un véritable regain de volatilité, ce qui pourrait être annonciateur d'une certaine accalmie à venir.
Même si les marchés ont broyé du noir la semaine passée, le Dow Jones et le S&P 500 se situent toujours à moins de 1% de leurs records absolus du 12 février, tandis que le Nasdaq ne reste éloigné que de 2% de son récent zénith.
Quant au CAC, il évolue désormais à environ 3% de son plus haut historique établi au-delà de 8 396,7 points le 14 janvier.
Les intervenants tablent désormais sur de solides résultats pour remettre les fondamentaux du marché au premier plan, voire - peut-être - de se remettre en direction des récents plus hauts en retirant la négativité et la cacophonie qui avaient pénalisé la tendance au cours des derniers jours.
Parmi les principaux groupes américains qui publieront leurs comptes cette semaine figurent quelques géants traditionnels de la cote, de la trempe d'American Express, Boeing, GE Vernova et GM.
Le bal des résultats d'entreprises va également s'intensifier en Europe avec les états financiers d'ASML, LVMH ou SAP au cours des jours à venir.
Mais ce sont évidemment les publications des "Sept Magnifiques" Apple, Microsoft et Tesla qui donneront le "la" sur les marchés en permettant de déterminer si la thématique de l'engouement pour l'IA est susceptible de demeurer le catalyseur qu'elle n'a cessé de constituer depuis trois ans, et ce alors le début de la saison des résultats s'est avéré plutôt décevant en termes de proportion de sociétés américaines dont les résultats trimestriels ont dépassé les attentes.
D'après Dan Ives, l'analyste vedette de Webush Securities, la saison de résultats du 4ème trimestre des géants de la "tech" devrait être particulièrement réussie.
"Les piliers du cloud que sont Microsoft, Alphabet et Amazon ont bénéficié d'une demande en IA d'entreprise extrêmement robuste sur le trimestre, comme le confirment clairement nos retours de terrain et nos échanges avec les professionnels du secteur", assure le professionnel.
"Alors que beaucoup d'investisseurs continuent de s'interroger sur les niveaux de valorisation et le rythme des dépenses technologiques, nous défendons une lecture diamétralement opposée: le marché sous-estime encore largement l'ampleur et la durée de la trajectoire d'investissement en IA", ajoute Dan Ives.
"Selon nous, les publications du 4ème trimestre vont constituer un nouveau moment de validation majeur de cette thèse, avec à la clé un renforcement marqué - voire un doublement - des enveloppes de dépenses d'investissements jusqu'ici projetées pour 2026", conclut l'analyste de Wedbush.
La semaine sera non seulement rythmée par de nombreux résultats, mais aussi marquée par la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine qui s'achèvera dans la soirée de mercredi.
Après trois baisses de taux de points de base à la fin 2025, et au vu de la meilleure maitrise de l'inflation et du ralentissement très lent du marché du travail aux Etats-Unis, il est très probable que la Fed marque une pause et ne prenne pas de décision importante à l'issue de son FOMC.
Certains professionnels préviennent surtout que les annonces de la Fed pourraient être éclipsées par l'officialisation, ces prochains jours, de la nomination du successeur de Jerome Powell à la présidence de la banque centrale américaine.
"On pourrait imaginer que Donald Trump parasite la conférence de presse de Jerome Powell en annonçant le choix de son successeur juste avant celle-ci", prédisent les équipes de CPRAM en référence aux relations qui se sont récemment tendues entre les deux hommes.
D'après les professionnels, cette nomination pourrait apporter quelques surprises.
Sur le marché des changes, le dollar continue de subir des dégagements de la part d'investisseurs de plus en plus inquiets de l'imprévisibilité de la politique étrangère américaine, une tendance dite "Sell America" qui porte ce matin l'euro, au-delà de 1,1860, à de nouveaux pics depuis le mois de septembre.
La tendance est moins perceptible sur le compartiment obligataire, où le rendement des Treasuries à dix ans cède du terrain pour revenir sous le seuil des 4,24%, ce qui montre que les investisseurs ne se délestent pas massivement des obligations d'Etat américaines.
Vedette incontestable de ces dernières semaines sur les marchés, l'or a inscrit un nouveau record historique, avec un prix au comptant qui a pulvérisé pour la première fois le seuil des 5 000 dollars l'once cette nuit en Asie, tandis que l'argent "spot" se hissait pour sa part au-delà de 100 dollars l'once, marquant là encore un plus haut absolu.
Ces nouveaux sommets confirment la solidité de la dynamique haussière sur les métaux précieux, sur fond de demande soutenue des réserves des banques centrales, de la poursuite des flux de diversification des investisseurs au détriment du dollar américain, mais aussi d'une demande industrielle qui constitue un autre facteur de soutien selon les professionnels.
"Après une progression aussi rapide, une période de consolidation apparaîtrait tout à fait saine", estime ce matin Michael Brown, analyste marchés chez Pepperstone.
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