(AOF) - Les Bourses européennes ont terminé la première séance de l'année 2026 dans le vert, après la publication de l'indice PMI manufacturier en France, en zone euro et aux Etats-Unis. Le CAC 40 a rebondi gagnant 0,56%, frôlant de très près le seuil symbolique des 8 200 points : 8 195,21. L'indice phare parisien a porté ses gains à 1,13% sur l'ensemble de cette semaine écourtée en raison du Nouvel An. L'Eurostoxx 50 s'est adjugé 0,91% à 5 844,34 points.
En outre, avant 9h30 ce vendredi matin, la Bourse de Londres a atteint la barre des 10 000 points pour la première fois de son histoire, un seuil avec lequel elle flirtait depuis plusieurs semaines. Le FTSE 100 l'a franchi, tiré notamment par ses valeurs minières (BP, Shell, Rio Tinto).
A Wall Street, les indices évoluent en ordre dispersé au cours de la première séance boursière de l'exercice 2026. Vers 17h45, le Dow Jones gagne 0,28%.
Zone euro : le PMI manufacturier se replie en décembre
Ce vendredi, les investisseurs ont pris connaissance de la publication des indices PMI manufacturier en zone euro et aux Etats-Unis.
Sur le Vieux Continent, l'indice PMI pour l'industrie manufacturière, produit par S&P Global et conçu pour mesurer la performance globale du secteur, s'est replié davantage en zone de contraction. Il ressort à 48,8 en décembre, contre 49,6 en novembre. Il indique une détérioration accrue de la conjoncture du secteur manufacturier. Bien que l'indice n'indique qu'une contraction modérée, il a cependant affiché son plus faible niveau depuis mars 2025.
Les données de l'enquête mettent en évidence un affaiblissement des performances de certaines économies clés de la zone euro sur le derniers mois de l'année 2025. C'est notamment le cas de l'Allemagne où la contraction du secteur manufacturier s'est accentuée pour afficher son plus haut niveau depuis février 2024.
En revanche, la France s'est inscrite à contre-courant de la tendance baissière, le secteur manufacturier ayant renoué avec la croissance, laquelle a affiché son plus haut niveau depuis juin 2022. L'indice s'est redressé de 47,8 en novembre à 50,7 en décembre, contre 50,6 attendu.
"La demande de biens manufacturés a de nouveau reculé dans la zone euro, cette tendance se reflétant principalement dans la baisse importante des nouvelles commandes, dans la réduction des arriérés de production et dans la nouvelle diminution des stocks détenus par les fabricants. Dans un tel contexte, on ne peut s'étonner de la nouvelle baisse des effectifs signalée au cours du mois", a souligné Dr. Cyrus de la Rubia, chef économiste à la Hamburg Commercial Bank, au sujet des derniers résultats de l'enquête PMI en zone euro.
"Les entreprises ne semblent ni en mesure ni désireuses de renforcer leurs capacités de production pour l'année à venir, préférant jouer la prudence, une attitude généralement néfaste pour l'économie", ajoute t-il.
Au pays de l'Oncle Sam, cet indice est ressorti à 51,8 en décembre, en ligne avec les attentes, après 52,2 en novembre. "La dernière enquête montre une progression plus faible de la production, sur fond de nouvelle contraction des carnets de commandes, la première depuis exactement un an. Les ventes à l'international ont continué de baisser, en partie à cause des tarifs douaniers, lesquels ont également maintenu les charges d'exploitation à un rythme de croissance élevé", souligne S&P Global.
Par ailleurs, cette semaine, les investisseurs ont pris connaissance de la publication des "minutes" de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed. Procédant à une troisième baisse consécutive des taux, la Banque centrale américaine a maintenu ses prévisions d'une seule réduction en 2026. La plupart des participants ont estimé que de nouveaux ajustements à la baisse de la fourchette cible des fonds fédéraux seraient probablement appropriés si l'inflation diminuait", indiquent les minutes.
Ukraine : retour au premier plan de la question de la paix
Sur le plan géopolitique, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dans un message sur X que le 3 janvier, une réunion des conseillers à la sécurité nationale aura lieu en Ukraine. "Des représentants européens y assisteront et nous nous attendons à ce que l'équipe américaine s'y joigne en ligne. Quinze pays ont confirmé leur participation, ainsi que des représentants des institutions européennes et de l'OTAN", a indiqué le chef d'Etat.
Deux jours plus tard, Kiev prévoit d'organiser une autre réunion avec des responsables militaires et de la défense de haut niveau, pour aborder la question des garanties de sécurité, si un possible accord de paix mettant fin à la guerre en Ukraine aboutissait.
Du côté de la cote, Michelin a officialisé deux projets d'acquisition aux Etats-Unis : Cooley Group, spécialiste des tissus enduits industriels, et Tex Tech Industries, concepteur et fabricant de premier plan de textiles et tissus spécialisés. Ces deux acquisitions devraient être finalisées au cours du premier semestre 2026.
En Europe, à Copenhague, Orsted a dominé l'indice OMX 20. L'action de l'entreprise danoise du secteur énergétique a fini dans le vert après la déposition d'un recours en justice contre les Etats-Unis afin de défendre son projet éolien. Précisément, Revolution Wind LLC, coentreprise détenue à 50/50 par Skyborn Renewables (filiale de Global Infrastructure Partners) et Orsted, a porté plainte devant le tribunal du district de Columbia aux Etats-Unis.

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