vallourec 2 (Crédit: / Crédit Vallourec)
Le fabricant de tubes sans soudure a dévoilé des résultats trimestriels solides, malgré un contexte géopolitique tendu. Il a amélioré sa rentabilité, avec une marge brute d'exploitation en hausse, à 22,6%. La direction confirme son intention de retourner 650 millions d'euros aux actionnaires cette année, par le biais de rachats d'actions et de dividendes.
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Une fois n'est pas coutume, la Bourse a applaudi, la semaine dernière, les comptes de Vallourec. Le fabricant de tubes sans soudure pour le pétrole et le gaz a, il est vrai, démontré par ses résultats du premier trimestre qu'il était capable de faire progresser sa rentabilité, même avec un environnement compliqué. En effet, si la guerre au Moyen-Orient, qui a fait flamber les prix du baril, est un atout à long terme, puisque ses clients pétroliers pourront exploiter des gisements plus complexes nécessitant les tubes premium de Vallourec, la marche des affaires est toutefois perturbée à court terme.
L'entreprise, présente dans la région (avec des clients en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis), doit trouver des solutions alternatives afin d'assurer ses livraisons, ce qui renchérit ses coûts. Malgré tout, elle est parvenue, par une bonne maîtrise d'ensemble de ces derniers, à améliorer sa marge, alors que les volumes vendus ont baissé, compte tenu de cette situation.
Important retour à l'actionnaire
Ainsi, pour un chiffre d'affaires en repli de 6,5%, la marge de résultat brut d'exploitation (RBE) s'est établie à 22,6%, contre 20,7% un an plus tôt. Ce net progrès permet aussi à Vallourec de réduire le différentiel de rentabilité par rapport à son principal concurrent, Tenaris (taux de 23,7% sur les trois premiers mois de l'année).
Le flux de trésorerie disponible ajusté est resté stable, à 177millions de dollars (la nouvelle devise de publication de Vallourec, car ses activités sont principalement réalisées en dollars), et le bénéfice net n'a que légèrement fléchi, à 87 millions. Plus de 60% du RBE a été converti en trésorerie, au lieu de 50% au premier trimestre 2025.
« Ce trimestre illustre le travail de fond réalisé sur l'outil industriel et toutes les initiatives prises depuis 2022, qui nous permettent de réduire les coûts quand les volumes sont bas et d'afficher des résultats solides, y compris en période de crise », nous a commenté le PDG, Philippe Guillemot. Ce dernier a également insisté sur la très forte percée du groupe dans la géothermie, grâce à l'excellente tenue des tubes premium dans des conditions extrêmes. C'est un atout de diversification supplémentaire qui réduit encore la dépendance de Vallourec aux cycles économiques.
Ces belles performances permettent à la direction de confirmer son intention de rendre, cette année, 650 millions d'euros aux actionnaires, sous forme de rachats d'actions et/ou de dividendes.
Ces résultats supérieurs aux prévisions des analystes ont été salués par la Bourse et, malgré cette progression, nous restons acheteurs car, selon Oddo BHF, l'action accuse toujours une décote élevée (autour de 35%) sur son concurrent Tenaris, qui ne se justifie plus. Le niveau élevé des prix du pétrole favorise le groupe indirectement également parce qu'il est présent dans les énergies alternatives (géothermie). Achat, objectif de 32 euros.
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