Les sociétés opérant dans des niches porteuses et affichant de belles croissances tirent leur épingle du jeu, à l'image de Catana Group et de Roche Bobois. (© Roche Bobois/Catana Group)
Les petites et moyennes capitalisations ont été emportées par la baisse des marchés au premier semestre. Les investisseurs redoutent la dégradation de leurs résultats. Plus que jamais, il faut être sélectif.
Dans un environnement de marché marqué par le guerre en Ukraine, le retour de l'inflation, la hausse des taux et, depuis peu, les craintes de récession, les petites et moyennes valeurs n'ont pas fait de miracle au premier semestre.
Alors que le CAC 40 a baissé de 17,2% sur la période, le CAC Mid & Small a fléchi de 16,7%. Le CAC Small a même cédé 20,3% et l'indice Euronext Growth 25,7%.
«C'est un phénomène traditionnel: dans des marchés baissiers, les petites valeurs sous-performent les grandes capitalisations, rappelle Arnaud Riverain, cofondateur du bureau d'analyse Greensome Finance. Dans un environnement de stress, la liquidité devient un critère essentiel. Or, les petites valeurs sont moins liquides que les grandes. Elles présentent un risque plus élevé pour les investisseurs, qui veulent pouvoir déboucler leurs positions facilement », ajoute-t-il.
Selon le bureau d'études de Portzamparc, les volumes quotidiens moyens sur le CAC Mid & Small sont en moyenne de 414 millions d'euros depuis un mois, contre 500 millions fin 2021. Par ailleurs, la tendance à la décollecte sur les fonds investis en petites et moyennes capitalisations se poursuit. «À 15,6 milliards d'euros, les encours de notre échantillon [qui intégrent aussi la baisse des cours] sont au plus bas depuis mai 2020», constate Maxence Dhoury, coresponsable de l'analyse financière chez Portzamparc.
Pour Sébastien Faijean,
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