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Une semaine sur les marchés : le recap du 23 au 27 mars
information fournie par Boursorama 27/03/2026 à 09:06

recap (Crédits: Boursorama - A. Morris)

recap (Crédits: Boursorama - A. Morris)

Lundi 23 mars

CAC 40 : +0,79% à 7.726,20 points et 6,3 milliards d'euros échangés

La séance

Séance folle à Paris. Parti pour une séance de net repli, le CAC 40 est brutalement passé en "marche avant toute" à la mi-journée. Retour en arrière : samedi dernier, Donald Trump lance un l'ultimatum donnant 48 heures aux autorités iraniennes pour rouvrir "pleinement et sans menaces" le détroit d'Ormuz, sous peine "d'anéantir" les centrales électriques iraniennes. Face à cette menace, l'Iran prévient qu'il attaquera les centrales électriques israéliennes et celles qui alimentent les bases américaines dans le Golfe. Finalement, Donald Trump a fait ​savoir aujourd'hui qu'il avait donné ordre de reporter toutes les frappes militaires contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques ⁠iraniennes pour une période de cinq jours. Les Etats-Unis et l'Iran "ont eu, ces deux derniers jours, des conversations très bonnes et productives en vue d'une résolution complète et totale des hostilités au Moyen-Orient", a-t-il ajouté dans un ‌message publié sur son réseau Truth Social. Effet immédiat sur le prix du brut qui s'est nettement replié.

Le soulagement des investisseurs est aussi perceptible sur les obligations souveraines : le rendement des Treasuries à dix ans perd plus de deux points de base, à ⁠4,3638% après un pic à 4,445% plus tôt en séance. Le taux de ‌l'OAT française à dix ans, qui s'envolait dans la matinée de plus de 10 points de base pour toucher un plus haut depuis juin 2009, a fini en baisse d'un point de base, à 3,7320%. Il ⁠avait touché plus tôt lundi 3,873%.

Côté US, l'indice Dow Jones a gagné 1,38%, à 46.208,47 points et le Nasdaq Composite a avancé de 1,38%, à 21.946,76 ⁠points. Côté valeurs, le reflux des prix du pétrole a profité aux compagnies aériennes, plongées en pleines turbulences depuis le début de ⁠la guerre au Moyen-Orient. Le secteur bancaire a aussi été recherché.

Valeurs en vue

Le titre Valneva s'est effondré aujourd'hui (-39%). En cause, une communication sur l'efficacité du vaccin contre la maladie de Lyme, développé en partenariat avec Pfizer. Bien que le vaccin de Pfizer-Valneva ait montré une efficacité de 73,2% 28 jours après la quatrième dose, il n'a pas atteint l'objectif principal dans la première analyse en raison d'un nombre de cas de maladie de Lyme moins élevé que prévu dans l'essai, ce qui a laissé un petit nombre de points de données. Cependant, une deuxième analyse planifiée a atteint l'objectif, avec une efficacité de 74,8%, ce qui renforce la confiance de Pfizer "dans le potentiel du vaccin", alors qu'il prévoit de "soumettre des demandes aux autorités réglementaires". Il n'existe actuellement aucun vaccin homologué pour prévenir la maladie de Lyme - transmise par les piqûres de tiques à pattes noires infectées - depuis que GSK GSK.L a abandonné son vaccin Lymerix en 2002, invoquant une demande insuffisante de la part des consommateurs.

Mardi 24 mars

CAC 40 : +0,23%, à 7.743,92 points et 4 milliards d'euros échangés

La séance

Jounée volatile, journée en dents de scie mais qui se termine tout de même dans le vert pour le CAC 40. Les autres Bourses européennes ont terminé sur de faibles variations : le Footsie britannique a avancé de 0,60%, mais le Dax allemand a reflué de 0,06%. L'indice Euro Stoxx 50 a gagné 0,19%.

Face ​aux déclarations contradictoires des Etats-Unis et de l'Iran, les premiers laissant espérer un règlement diplomatique du conflit, le deuxième démentant tout contact, le doute est revenu sur les marchés après le bref soulagement de la veille. Le rendement du Bund allemand a fini en légère baisse, à 3,015%, contre 3,077% lundi, qui était alors son plus haut niveau depuis juin 2011. Les marchés financiers ne croient plus à une baisse des taux de la Réserve fédérale cette année, tandis qu'ils tablent sur deux relèvements des coûts d'emprunt ⁠par la Banque centrale européenne (BCE) d'ici juillet, avec la perspective d'une résurgence de l'inflation et d'un ralentissement économique.

Valeurs en vue

Stellantis termine en tête du CAC 40 avec une progression de 3,41%. Le constructeur automobile a sans douté profité de la publication des chiffres de ventes de voitures neuves en Europe en février. Sur le mois dernier, les immatriculations globales de voitures ont augmenté de 1,7% pour atteindre 979.321 véhicules, selon le lobby européen de l'automobile ACEA. fait intéressant : deux tiers de ces véhicules étaient électrifiés: soit entièrement électriques (à batterie), soit hybrides rechargeables, soit hybrides. Les ventes de Stellantis ont augmenté de 9,5%, tandis que celles de Renault RENA.PA ont chuté de 14,3%.

Mercredi 25 mars

CAC 40 : +1,33%, à 7.846,55 points et 4,15 milliards d'euros échangés

La séance

La passe de trois : la Bourse de Paris a terminé en hausse pour la troisième journée d'affilée, portée par des espoirs de négociations au Moyen-Orient et la baisse tangible des prix du pétrole. L'indice est toujours loin d'avoir compensé son fort recul dû à la guerre contre l'Iran lancée par les États-Unis et Israël le 28 février — il se trouvait encore au-dessus du seuil des 8.000 points le 12 mars.

Paris comme les autres places européennes ont été sensibles à l'offre américaine d'un plan de paix qui a détendu le marché du pétrole, malgré son rejet pour l'instant par Téhéran. Le rendement de la dette française à dix ans retombait à 3,65% contre 3,76% la veille. Sur le plan des valeurs, la palme de la journée revient au géant franco-italien des puces STMicroelectronics (+4,49% à 28,745 €).

Même son de cloche pour la Bourse de New York : l'indice Dow Jones a gagné 0,66%, à 46.429,49 ​points, le S&P 500 a pris 0,54%, à 6.591,90 points et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,77%, à 21.929,83 points. Téhéran a ​dit dans un premier temps mercredi, via un représentant non-identifié cité ⁠par la presse locale, que les demandes de Washington étaient "excessives" et que sa réponse initiale aux propositions américaines n'était "pas ‌positive".

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a par la suite exclu l'hypothèse de négociations avec les Etats-Unis, tout en indiquant que des messages avaient été échangés via des médiateurs et que ​l'Iran étudiait les propositions. Avec ces signaux ambigus, ‌Wall Street a connu une séance en dents de scie, a noté Michael James, trader ⁠chez Rosenblatt Securities. "Les nerfs sont à vif, le moral et les gros titres dictent en grande partie les réactions du marché", a-t-il dit.

A noter, côté ​valeurs, Arm a bondi mercredi de 16,4% après avoir dévoilé une nouvelle puce destinée aux centres de données d'intelligence artificielle (IA) et censée rapporter des milliards de dollars. D'autres fabriquants de semiconducteurs ont progressé, dont Advanced Micro Devices et Intel, qui ont ⁠pris plus de 7%. Nvidia a fini en hausse de 2%. Destiny Tech100 a grimpé de 15% à la suite d'informations de presse selon lesquels SpaceX, principal actionnaire de Destiny, prévoyait de déposer cette semaine son prospectus d'IPO.

Valeurs en vue

L'action Nanobiotix a gagné plus de 4% aujourd'hui après la publication d'un article de La Lettre affirmant que le géant américain Johnson & Johnson (J&J) JNJ.N envisage une acquisition du groupe français de biotechnologies, une information cependant démentie par ce dernier. Selon le quotidien en ligne français, J&J, déjà lié à Nanobiotix par un accord de licence signé en 2023, finance les essais cliniques du groupe spécialisé en oncologie et étudie une prise de contrôle de son partenaire.

Le groupe français de biotechnologies a toutefois déclaré dans la foulée "qu'à sa connaissance il n'existe aucune intention de prise de contrôle de la société, ni de processus ou évaluation en ce sens", selon un communiqué. Nanobiotix a également déclaré avoir "identifié des inexactitudes factuelles" dans l'information de presse "qui sont incohérentes avec les dernières informations publiques publiées" par le groupe français. Dans une note, les analystes de Van Lanschot Kempen affirment avoir été informés par la direction de Nanobiotix qu'un journaliste de La Lettre avait contacté l'entreprise "à la suite de rumeurs qui circulaient parmi les investisseurs", mais que "rien n'indique que JNJ soit intéressée par une éventuelle acquisition". "Étant donné que, dans le cadre du partenariat actuel, JNJ détient la licence exclusive du NBTXR3, ce qui lui confère l'entière maîtrise stratégique et la majorité des droits financiers, nous estimons qu'un rachat à ce stade est peu probable", précise la note de Van Lanschot Kempen. Sur un an, l'action Nanobiotix a pris 43,08%.​

Jeudi 26 mars

CAC 40 : -0,98% à 7.769,31 points et x milliards d'euros échangés

La séance

La Bourse de Paris a clôturé en baisse après trois jours de reprise modérée. A la fermeture de la Bourse de Paris jeudi, le pétrole avait repris sa progression. Référence du brut en Europe, le Brent de la mer du Nord remonte fortement à 108,09 dollars (+5,74%), selon un pointage juste après 17H00 GMT. La Bourse est perturbée par les informations contradictoires sur le front de la guerre au Moyen-Orient qui se succèdent au fil des heures. Donald Trump a assuré jeudi que l'Iran était plus désireux que lui de négocier pour mettre fin à la guerre.

La Bourse de New York a fini en nette baisse jeudi, le Nasdaq confirmant une correction par rapport à son record de clôture du 29 octobre dernier, alors que les investisseurs s'inquiétaient d'une possible escalade dans la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, un conflit qui a provoqué un bond des prix pétroliers et alimenté les craintes sur l'inflation.

C'est bien rouge aussi hier à Wall Street : l'indice Dow Jones a cédé 1,01%, le S&P 500 1,74% et le Nasdaq Composite a carrément reculé de 2,38%, à 21.408,08 points. Neuf des onze secteurs majeurs du S&P 500 ont terminé dans le rouge, dont les services de communication et les technologies, qui ont cédé respectivement 3,5% et 2,7%. A l'inverse, l'énergie a signé la plus forte hausse, progressant de 1,6%.

Côté valeurs, Meta META.O , propriétaire d'Instagram, a chuté de près de 8% tandis qu'Alphabet GOOGL.O , maison-mère de Google, a reculé de plus de 3% à la suite d'un verdict en Californie les déclarant coupables de négligence à propos des effets néfastes des réseaux sociaux pour les jeunes.

Valeur en vue

Fin de séance en forte chute pour Pernod Ricard. Le géant français des vins et spiritueux et le groupe américain Brown-Forman, propriétaire de la ​marque de whisky Jack Daniel's, ont confirmé jeudi tenir des discussions en vue d'une possible fusion.

Les sociétés de spiritueux sont confrontées à une baisse des ventes sur plusieurs années en raison du ralentissement de la demande et des pressions tarifaires, ce qui a entraîné une baisse des valorisations, des départs de directeurs généraux et des ventes d'actifs afin de réduire les coûts.

Les actions de Brown-Forman, dont la capitalisation boursière s'élève à environ 11 milliards de dollars, ont terminé en hausse de près de 9% jeudi, tandis que celles de Pernod, le fabricant de la vodka Absolut et du whisky Chivas Regal, ont chuté de près de 6%.

Une fusion potentielle entraînerait des synergies opérationnelles "significatives", ont déclaré les entreprises, ajoutant qu'elles ne feraient pas d'autres commentaires tant qu'un accord n'aura pas été conclu ou que les discussions n'auront pas pris fin.

Vendredi 27 mars

CAC 40 : -

La séance

Démarrage hésitant à la Bourse de Paris avec un CAC 40, proche de l'équilibre dans les premières minutes de cotation.

Valeur en vue

Cegedim a bien commencé la séance. Le spécialiste de la collecte, du traitement et de la diffusion de données et de services liés à l'information médicale a publié des comptes annuels globalement satisfaisants. L'an passé, ses revenus ont diminué de 0,8%, à 649,2 millions d'euros, tandis que l'Ebitda ajusté s'est amélioré de 9%, à 134,6 millions d'euros. Ce dernier a bénéficié d'une bonne maîtrise des coûts, notamment des charges externes avec la réduction du recours aux prestataires en choisissant d'internaliser les compétences. La marge opérationnelle ajustée a progressé de 1,6 point, pour s'installer à 7,6%. De son côté, le résultat opérationnel a flambé de 92% en passant de 15,8 à 30,2 millions d'euros, et le bénéfice net part du groupe s'est élevé à 9,4 millions d'euros, contre une perte de 14,7 millions d'euros. Pour l'exercice en cours, le groupe anticipe une croissance organique de son chiffre d'affaires supérieure à 2% et le résultat opérationnel ajusté devrait continuer à progresser significativement. La société précise que ces objectifs ne constituent pas des prévisions et pourraient être remis en cause en cas d'aggravation significatives des risques géopolitiques, économiques et monétaires.

Laurent Grassin, avec Reuters, AFP et ZoneBourse

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