Un net rebond se profile en Europe, Trump joue la désescalade sur l'Iran
information fournie par Zonebourse 10/03/2026 à 08:32
A en croire les premières indications disponibles, le CAC 40 - qui avait cédé en sept séances quelque 8,2% depuis son record du 26 février dernier - devrait reprendre 1,4% à l'ouverture. Le DAX allemand ( 1,6%), le FTSE 100 londonien ( 0,1%) et l'Euro STOXX 50 ( 1,9%) sont également tous attendus dans le vert.
Dans un entretien téléphonique accordé dans la soirée d'hier à CBS, le président américain a affirmé que le conflit était "pratiquement terminé", estimant que les Etats-Unis étaient, au bout de dix jours de combats, "très en avance" sur leur estimation initiale, qui tablait sur une intervention pouvant aller jusqu'à cinq semaines.
Les propos du milliardaire new-yorkais ont été perçus comme un premier signe de désescalade dans la crise actuelle et ont ravivé l'espoir d'un apaisement des tensions, même si Téhéran a exclu toute reprises des négociations sur la question du nucléaire et poursuivi ses attaques, en premier lieu contre les Emirats arabes unis.
Pour Joachim Klement, analyste chez Panmure Liberum, ce revirement serait dû au constat fait par Washington de l'absence de véritable solution viable permettant de contrer les frappes de drones iraniens susceptibles d'impacter le trafic pétrolier maritime dans le Golfe Persique, et tout particulièrement dans le détroit d'Ormuz.
"C'est un fait: que l'US Navy escorte les convois ou que Washington opte pour une invasion terrestre, les routes commerciales resteraient paralysées durant des mois", explique le stratège.
D'après Joachim Klement, la stratégie de l'Iran consiste à miser sur un enlisement et une extension du conflit : plus la crise s'éternise, plus Téhéran émerge comme un véritable vainqueur du bras de fer actuel.
Si l'Iran ne dispose pas des moyens militaires des Etats-Unis et d'Israël, il peut en effet continuer à frapper les pays voisins là où ça fait mal, c'est-à-dire au niveau de leurs infrastructures de production et de transport de pétrole et de gaz.
"Dans ces conditions, les Etats-Unis n'ont d'autre choix que de jouer la carte de la désescalade", juge l'analyste.
Premiers signes d'un retour de l'appétit pour le risque
L'espoir d'une issue à la crise au Proche-Orient a permis aux marchés d'actions américains de repartir de l'avant hier soir, même si la tension est loin d'être totalement retombée.
A la clôture, le Dow Jones gagnait 0,5%, le S&P 500 progressait de 0,8% et le Nasdaq 100 s'octroyait plus de 1,3%.
L'espoir d'une baisse des tensions géopolitiques a notamment profité au secteur du numérique, qui avait été sérieusement malmené ces dernières semaines. Le titre du poids lourd de l'IA Nvidia s'est octroyé 2,7%, sous l'effet de quelques rachats à bon compte.
L'indice VIX de la volatilité, aussi appelé "indice de la peur", a reflué de plus de 13% à 25,5 après avoir atteint des sommets de presque un an dans le courant de la journée d'hier.
Signe d'un certain retour au calme sur les marchés, le franc suisse et le yen, considérés comme des actifs refuge, s'inscrivent en baisse ce matin, tandis que l'appétit pour le risque soutient les cryptomonnaies, avec un bitcoin qui s'adjuge plus de 4% à 69 859,2 dollars.
L'euro profite de ce semblant d'apaisement pour se rapprocher du seuil de 1,1640.
Sur le marché obligataire, la perspective d'une possible baisse des tensions sur le dossier iranien soutient les rendements des emprunts d'Etat.
Le taux des Treasuries à dix ans remonte bien au-delà de 4,13%.
En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans avait fini la séance d'hier autour de 2,86%, son niveau le plus élevé depuis depuis début mars 2025 ou fin octobre 2023.
Celui de l'OAT en France est revenu, à 3,63%, à des sommets depuis la fin 2025 et même novembre 2011, en pleine crise de la dette de la zone euro.
Sur le marché pétrolier, les cours, qui étaient étaient montés lundi à des sommets depuis 2022 et la guerre en Ukraine, subissent des prises de bénéfice dans l'anticipation d'une baisse des tensions au Proche-Orient.
Le baril de Brent perd 6,4% à 92,6 dollars, tandis que celui du brut léger américain (WTI) abandonne 6,5% à moins de 88,7 dollars après avoir touché un pic à 119 dollars lundi.
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