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Un ministre birman en Thaïlande pour des discussions de crise
information fournie par Reuters 24/02/2021 à 08:04

24 février (Reuters) - Le chef de la diplomatie du gouvernement militaire birman est arrivé mercredi en Thaïlande, a déclaré une source gouvernementale thaïlandaise, pour des discussions sur la crise en Birmanie, où les manifestations se poursuivent contre le coup d'Etat du 1er février.

La réunion à laquelle doit participer Wunna Maung Lwin est organisée par l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean).

L'Indonésie a pris l'initiative de ces efforts diplomatiques déployés par les pays voisins de la Birmanie mais son ministre des Affaires étrangères, Retno Marsudi, a annulé mercredi une visite dans le pays, où le mouvement de contestation et de désobéissance civile paralyse une partie des activités.

Selon des sources proches du dossier, l'Indonésie propose un plan consistant à envoyer des observateurs de l'Asean pour garantir que la junte au pouvoir en Birmanie respectera sa promesse d'organiser des élections libres.

Les militaires, qui ont instauré l'état d'urgence pour une période d'un an, n'ont donné aucune date pour un nouveau scrutin après l'annulation des législatives du 8 novembre largement remportées par la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

Mais le parti d'Aung San Suu Kyi réclame que sa victoire soit reconnue.

Mardi, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant l'ambassade d'Indonésie à Rangoun pour afficher leur opposition à de nouvelles élections.

"Ce n'est pas le moment idéal pour effectuer une visite en Birmanie", a déclaré le ministère indonésien des Affaires étrangères pour expliquer l'annulation du déplacement de Retno Marsudi.

Mardi, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont condamné fermement les actes de violence des forces de sécurité birmanes lors des manifestations contre le putsch.

Les Etats-Unis ont sanctionné plusieurs membres de la junte et averti qu'ils envisageaient de nouvelles mesures.

L'Union européenne a dit quant à elle réfléchir à des sanctions visant les entreprises contrôlées par l'armée birmane.

(Rédactions de Reuters; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault)

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