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Un logiciel du Français Thales utilisé aux États-Unis, l'entreprise dément tout contrat avec la police de l'immigration ICE
information fournie par Boursorama avec Media Services 30/01/2026 à 15:41

"À ce jour, aucun élément ne permet d'établir que nos technologies seraient utilisées en violation des libertés fondamentales", a assuré le groupe français.

( AFP / JULIEN DE ROSA )

( AFP / JULIEN DE ROSA )

Après Capgemini, Thales est à son tour pris dans la polémique , alors que le groupe français a reconnu vendredi 30 janvier que son logiciel d'empreintes digitales était utilisé par des agences de sécurité américaines suite à une enquête de Libération . L'entreprise dément toutefois "toute relation contractuelle" avec la police américaine de l'immigration (ICE).

"Thales n'a aucune relation contractuelle avec l'ICE et dément toute collaboration avec cette agence . Toute information qui laisserait penser le contraire est diffamatoire", a répondu à l' AFP le groupe mis en cause par le journal jeudi soir pour "faciliter le travail des agences fédérales chargées de la politique migratoire" avec son logiciel "de gestion de données biométriques".

"À ce jour, aucun élément ne permet d'établir que nos technologies seraient utilisées en violation des libertés fondamentales", selon la même source.

Thales a participé à l'élaboration du système Ident aux États-Unis avec une "brique logicielle" pour les empreintes digitales -pas pour la reconnaissance faciale, "plus sensible" et développée plus tard, a expliqué à l' AFP une porte-parole. Ce système avait été "mis en place après les attentats du 11 septembre pour consolider auprès du département de la sécurité intérieure une base de données pour les citoyens non américains qui rentrent et sortent de leur territoire", a-t-elle ajouté.

Capgemini dans la tourmente

Son client officiel est l'OBIM (Office Biometric Identity Management) qui agit pour la compte du DHS (Département de la sécurité intérieure) dont dépend l'ICE, a-t-elle ajouté.

Quant à Vormetric, un autre logiciel cité par Libération "que la police des frontières utilise ou a utilisé", il s'agit d' "un logiciel de chiffrement et de protection de données qui peuvent être jugées confidentielles" développé pour le compte de "Custom and Border Protection et non pour l'ICE", a souligné la porte-parole.

L'autre géant d'informatique français, Capgemini, est ébranlé après la révélation d'un contrat passé avec l'ICE qui, selon le groupe, n'est pas "en cours d'exécution".

Selon des informations de l'association l'Observatoire des multinationales publiées la semaine dernière et développées par France 2 , Capgemini a notamment fourni à l'ICE un outil d'identification et de localisation de personnes étrangères , alors que cette police est mobilisée par le président américain dans une vaste campagne anti-immigration.

CapGemini a convoqué un conseil d'administration extraordinaire, qui doit se tenir ce weekend et a précisé dans un message interne envoyé aux salariés que le contrait "faisait l'objet d'un recours".

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4 commentaires

  • 16:29

    Excellent, NYORKER !Et les fabricants américains des flingues avec lesquels ICE a tué des gens ?


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