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- La publication du PIB allemand au T4 2025 a mis en lumière la solidité de la consommation privée, la hausse des dépenses publiques et la reprise de l'investissement.
- Plusieurs membres de la Fed ont adopté un ton plus restrictif, rappelant la nécessité de disposer de preuves plus tangibles de désinflation avant toute baisse des taux.
- Les discussions entre l'Iran et les États-Unis se sont poursuivies à Genève, sans avancée ; les exigences américaines ayant été rejetées par Téhéran.
La décision de la Cour suprême américaine de suspendre l'usage des droits de douane fondés sur l'IEEPA (International Emergency Economic Powers Act) a été aussitôt suivie par la riposte de Donald Trump annonçant une taxe de 10 % sur les importations en vertu de la Section 122 du Trade Act de 1974. Cette séquence a ravivé les craintes de nouvelles tensions commerciales, provoquant en début de semaine un repli des indices actions mondiaux et un mouvement de baisse des taux souverains. La portée de cette décision reste toutefois encadrée, ces nouveaux droits de douane n'étant valides que pour 150 jours, au-delà desquels une validation par le Congrès sera nécessaire. Sans surprise, les actions chinoises et plusieurs marchés émergents ont rebondi, les investisseurs intégrant un niveau effectif de droits de douane plus bas qu'actuellement en vigueur. Finalement, Donald Trump a signé une directive prévoyant une hausse ciblée des droits de douane à 15 % « lorsque cela sera approprié », sur certains pays ou secteurs, sans hausse généralisée. En maintenant la possibilité de conserver les accords commerciaux existants, notamment avec l'Union européenne, la Maison-Blanche a envoyé un signal rassurant, ce qui a soutenu les indices actions européens, tandis que les taux souverains américains sont restés globalement stables.
Sur le plan macroéconomique, la publication finale du PIB allemand au quatrième trimestre 2025 (+0,3 % en rythme trimestriel) a mis en lumière la solidité de la consommation privée, la hausse des dépenses publiques et la reprise de l'investissement. Le commerce extérieur demeure cependant un frein pour la croissance allemande, confirmant le repositionnement progressif de l'Allemagne sur la demande domestique plutôt que sur les exportations. D'autre part, la confiance des entreprises européennes s'est dégradée dans les secteurs industriels et les services. Aux États-Unis, la dynamique économique reste robuste, avec une amélioration de la confiance des ménages en février. Les inscriptions hebdomadaires au chômage, ressorties à 212 000 en février (contre 216 000 attendu), corroborent l'idée d'un marché du travail toujours résilient.
Concernant la Fed, plusieurs membres ont adopté un ton plus restrictif, rappelant la nécessité de disposer de preuves plus tangibles de désinflation avant toute baisse des taux. Les taux souverains américains ont peu réagi à ces déclarations. Le contraste est plus net avec le Japon, où les propos de la Première ministre Sanae Takaichi, exprimant ses inquiétudes quant à de nouvelles hausses de taux directeurs, ont pesé sur les rendements japonais et sur le yen. Les nominations d'Asada et Sato au conseil de la BoJ confirment l'orientation accommodante privilégiée par Sanae Takaichi. Au niveau économique, l'inflation japonaise surprend à la hausse, notamment pour la composante « core », alors que les ventes au détail étaient en hausse. En Chine, la banque centrale a une nouvelle fois choisi le statu quo sur ses principaux taux directeurs, tout en laissant sa devise s'apprécier.
Sur le front géopolitique, les discussions entre l'Iran et les États-Unis se sont poursuivies à Genève, sans avancée. Les exigences américaines – destruction des sites de Fordow, Natanz et Ispahan, livraison de tout l'uranium enrichi, interdiction d'enrichir l'uranium en dehors du réacteur de Téhéran – ont été rejetées par Téhéran. Le cours du pétrole, à 71 $/b, autour de ses plus hauts récents, indique que la prime de risque géopolitique ne baisse pas.
Dans cet environnement, nous demeurons constructifs sur les actions, qui bénéficient de la bonne tenue des économies et de nouvelles données microéconomiques favorables lors des dernières publications de résultats. Nous conservons une préférence marquée pour le Japon et les marchés émergents, en particulier en Asie et en Amérique latine, qui bénéficient de fondamentaux en amélioration et de conditions plus favorables suite aux dernières annonces sur les droits de douane. Sur les actions européennes, nous avons renforcé les protections en cas d'intervention américaine en Iran. Sur la dette, nous maintenons une vue positive sur les emprunts d'État américains et la dette souveraine émergente, tandis que, sur le crédit, les niveaux de spreads ainsi que certaines mauvaises nouvelles des entreprises du secteur du « private credit », comme KKR, nous incitent à davantage de prudence.
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