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Un Brexit dur pourrait aggraver la pénurie de médicaments en Europe
Reuters12/08/2019 à 10:42

    * Boris Johnson veut le Brexit le 31 octobre avec ou sans
accord
    * Le Royaume-Uni gros exportateur de médicaments vers
l'Europe
    * Certains médicaments sont déjà en manque

    par Francesco Guarascio
    BRUXELLES, 12 août (Reuters) - Une sortie sans accord du
Royaume-Uni de l'Union européenne risquerait d'aggraver la
pénurie de médicaments déjà sensible dans plusieurs pays
d'Europe, avertissent des professionnels de la santé à
l'approche de la date butoir du 31 octobre.
    La Fédération patronale britannique de l'alimentation et des
boissons avait déjà mis en garde la semaine dernière contre de
possibles pénuries de produits frais en cas de Brexit "dur".
 
    Les groupes pharmaceutiques ont exprimé des inquiétudes
similaires et réservé d'ores et déjà des capacités de fret
aérien pour acheminer des médicaments si nécessaire.
    Mais l'impact se ferait ressentir aussi au-delà des
frontières britanniques. Le Royaume-Uni exporte chaque mois
quelque 45 millions de boîtes de médicaments vers le reste de
l'Union européenne et ses échanges de produits pharmaceutiques
ont représenté près de 12 milliards de livres (13 milliards
d'euros) en 2016, d'après un rapport du Parlement britannique.
    Selon les experts, des perturbations d'approvisionnement
seront inéluctables en cas de sortie sans accord fin octobre,
comme semble s'y résoudre le nouveau Premier ministre Boris
Johnson face au refus de l'UE de rouvrir les négociations sur
les conditions de divorce.
    Certains médicaments pourraient être privés de l'approbation
réglementaire requise pour pouvoir continuer d'être importés du
Royaume-Uni. Environ un milliard de boîtes traversent la Manche
dans un sens ou un autre chaque année, selon les données du
secteur.
    Les contrôles accrus aux ports et autres postes frontaliers
entre le Royaume-Uni et l'UE pourrait aussi perturber le
transport de médicaments et des composants chimiques nécessaires
à leur fabrication.
    "Malgré une préparation intensive de la part de l'industrie
pharmaceutique pour chaque scénario, un Brexit sans accord
risque de perturber l'approvisionnement en médicaments" dans
toute l'UE, a déclaré à Reuters Andy Powrie-Smith, responsable
de la Fédération européenne des industries et associations
pharmaceutiques.
    L'Agence européenne des médicaments (EMA), l'organisme
européen de réglementation du secteur, estime que l'UE est bien
préparée et dit avoir finalisé les autorisations pour la
quasi-totalité des 400 médicaments sous sa surveillance qui
devaient encore être clarifiées en raison du Brexit.
    Des autorisations sont toutefois en attente pour trois
produits nécessitant une licence européenne, a déclaré un
responsable de l'EMA sans les identifier.
    D'autres médicaments moins essentiels pourraient également
être bloqués à cause d'obstacles de supervision dus au Brexit,
d'après les données de l'EMA.
    L'agence est le seul organisme habilité à délivrer des
autorisations de mise sur le marché dans les 28 pays de l'UE de
médicaments destinés au traitement des maladies les plus
courantes et les plus graves, parmi lesquelles le cancer, le
diabète et la grippe.
    
    "VIGILANCE CONTINUE ET PARTICULIÈRE" 
    De nombreux autres médicaments qui font l'objet
d'autorisations au niveau national pourraient également être
impactés. Près de 6.000 de ces produits doivent passer par une
nouvelle procédure de licence après le Brexit.
    Le responsable de l'EMA a indiqué que l'agence ne disposait
pas d'une "vue complète" de la situation pour ces médicaments.
    En février, les Pays-Bas avaient estimé que 50 médicaments
essentiels étaient menacés de pénurie en cas de Brexit sans
accord. Les incertitudes ont depuis été levées pour la plupart
d'entre eux mais des problèmes pourraient survenir avec des
traitements moins critiques, a indiqué le ministère de la Santé.
    Dans un rapport publié en juin, la Commission européenne a
inclus les médicaments et dispositifs médicaux dans une liste de
secteurs pour lesquels une "vigilance continue et particulière"
était requise.
    De nombreux États membres de l'UE sont déjà confrontés à des
manques de médicaments en raison de difficultés de production,
de réglementation ou de distribution.
    Une enquête menée dans 21 pays européens a montré qu'ils
avaient tous connu une pénurie l'année dernière, selon le
Groupement pharmaceutique de l'Union européenne, le lobby
européen des pharmaciens d'officine. Les vaccins ont été parmi
les médicaments les plus souvent cités comme venant à manquer.
    Le Royaume-Uni devra autoriser des centaines de nouveaux
médicaments dont la vente est actuellement permise uniquement
grâce à des homologations à l'échelle de l'UE. Le pays importe
environ 37 millions de boîtes de médicaments chaque mois en
provenance de l'UE, selon les chiffres de l'industrie.
    Le Royaume-Uni est également en train de perdre des
capacités de supervision et d'essais cliniques, de nombreuses
opérations ayant déjà été transférées dans l'UE afin de pouvoir
continuer de tester et approuver des médicaments destinés au
marché européen après le Brexit. Cette tendance pourrait
comprimer l'industrie pharmaceutique locale et entraîner à la
fois une réduction des approvisionnements et une augmentation
des coûts.
    Les pays de l'UE seront confrontés aux mêmes difficultés
logistiques pour leurs importations en provenance du
Royaume-Uni. Dans l'éventualité d'un Brexit sans accord, "il y
aura des problèmes et des retards dans la chaîne
d'approvisionnement en raison des protocoles frontaliers, mais
je pense que nous pourrons y faire face", a affirmé Eric Van
Nueten, administrateur délégué de Febelco, le principal
grossiste en médicaments de Belgique.

 (Avec les contributions supplémentaires de John Chalmers à
Bruxelles, Toby Sterling à Amsterdam et Ludwig Burger à
Francfort, Véronique Tison pour le service français)
 

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