Le président américain Donald Trump, à Perry, en Georgie, le 24 octobre 2026. ( AFP / Brendan SMIALOWSKI )
Le président américain, Donald Trump, a annoncé lors d'un meeting de campagne samedi que le constructeur automobile allemand Audi prévoyait d'investir 4,2 milliards de dollars pour construire une usine dans l'État de Géorgie qui produira 200.000 véhicules par an.
Le constructeur automobile allemand a confirmé l'investissement dans un communiqué, précisant que l'usine serait la première d'Audi aux États-Unis et qu'elle permettrait la création de 4.500 emplois environ.
"Je suis ravi d'annoncer un énorme investissement dans la fabrication automobile dans le grand État de Géorgie par une merveilleuse entreprise", a déclaré M. Trump lors de ce rassemblement organisé à moins de deux semaines des élections de mi-mandat, décisives pour la suite de son second mandat.
"Audi vient de s'engager à investir 4,2 milliards de dollars à proximité de Macon, en Géorgie, pour entamer le mois prochain la construction d'une immense usine qui produira 200.000 voitures par an", a poursuivi M. Trump.
Filiale du groupe automobile allemand Volkswagen, Audi a indiqué dans son communiqué que le début des travaux était prévu pour l'année prochaine et le lancement de la production pour le début des années 2030.
"L'investissement prévu vise à marquer un engagement à long terme envers les États-Unis et à faire de l'Amérique du Nord le troisième pilier majeur du réseau mondial de production d'Audi, aux côtés de l'Europe et de la Chine", ajoute le communiqué.
Depuis le retour à la Maison Blanche de M. Trump, General Motors, Toyota, Ford et d'autres constructeurs ont annoncé des projets d'extension d'usines aux États-Unis ou des relocalisations partielles de leur production, encouragés notamment par les droits de douane de 25% sur les véhicules importés.
Une augmentation de la production aux Etats-Unis représente "une opportunité", "à condition que les usines et les salariés en Allemagne en tirent également profit", a souligné dans un communiqué distinct Olaf Lies, le président de la région allemande de Basse-Saxe, où est située le siège du groupe Volkswagen, fleuron en crise de l'automobile du pays.
Longtemps un géant de l'industrie allemande, Volkswagen a été confronté aux droits de douane américains, à la concurrence chinoise et à une demande irrégulière en Europe.
Le groupe a conclu début septembre un accord avec les syndicats prévoyant 50.000 suppressions d'emplois supplémentaires d'ici 2030, portant à environ 100.000 la réduction totale prévue des effectifs dans le monde.

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