Tesla s'affiche en hausse à Wall Street ( 2,94%, à 412,39 dollars), profitant d'une étude de Jefferies dans laquelle les analystes ont maintenu leur recommandation à conserver, mais ont relevé leur cible de cours de 350 à 375 dollars.
Dans sa note, la banque d'investissement américaine relève que les actions de Tesla ne se sont pas effondrées avant l'introduction en bourse de SpaceX, ni après. Le titre n'a cédé que 1,46% au cours des quatre dernières séances. Les analystes rappellent que le consensus selon lequel une fusion entre les deux sociétés serait la prochaine étape, et ce rapidement, pourrait transformer Tesla en une valeur de suivi, car les actionnaires vont chercher à minimiser la dilution de leur participation. En outre, Jefferies mise sur une amélioration de l'activité automobile à court terme et une réaccélération du segment BESS (système de stockage d'énergie par batterie).
Tesla et SpaceX...
Les analystes estiment que la convergence des plans de développement et la volonté d'Elon Musk de maintenir le contrôle plaident en faveur d'une fusion des deux entités, à un horizon pas si lointain afin d'éviter des retards dans des projets comme Terafab. Il s'agit d'une méga-usine de semi-conducteurs qui vise à internaliser la production de puces pour l'IA, la robotique et les infrastructures spatiales afin de réduire la dépendance à TSMC et Samsung.
La banque d'investissement américaine s'attend à ce que les actionnaires de Tesla tentent de minimiser la dilution économique en figeant un ratio de fusion.
Prévisions pour la division Auto et BESS
Jefferies note que les ventes de véhicules ont repris, même si elles partent d'une base faible en Europe. Elles affichent une résilience surprenante en Chine et la marque a même gagné des parts de marché aux Etats-Unis. La banque d'investissement note également que le réinvestissement a repris sur le site de Berlin, produisant désormais des batteries. Les inquiétudes concernant les surcapacités et la déflation des prix dans le segment BESS se sont estompées.
En revanche, les analystes sont déçus par le peu de progrès accomplis sur la montée en puissance des robotaxis : peu d'unités supplémentaires, présence de chauffeurs de sécurité, autorisations administratives limitées et retards techniques accrus. Ils relèvent toutefois qu'à la décharge de Tesla, aucun concurrent ne se développe rapidement, que ce soit Waymo en raison des coûts, ou Uber en raison du temps nécessaire à la validation technologique).
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