Les marchés obligataires reprennent quelques couleurs à la veille du weekend, et cela prolonge l'embellie observée la veille, alors que Wall Street multiplie les signaux de vulnérabilité, avec de lourds écarts à la baisse sur les valeurs que les investisseurs s'arrachaient au 2ème trimestre. Ainsi, les T-Bonds se détendent de -2,9Pts vers 4,542% (stable sur la semaine), le "30 ans" de -3,2Pts à 5,064%, en revanche le "2 ans" se dégrade de 2,5Pt vers 4,172%. En Europe, la dégradation se poursuit inexorablement avec 1,5Pt sur le Bund à 3,138%, nos OAT reste stable à 3,927%, les BTP italiens rajoutent 1Pt à 3,965%.
Les "Guilts" UK ne célèbrent pas l'allocution du nouveau Premier Ministre travailliste et leur rendement rebondit de 2,3Pts à 4,9750%.
L'escalade militaire se poursuit dans le Golfe Persique, les frappes s'étendent à des cibles non militaires : l'Iran a vu des ponts et des infrastructures routières ou électriques détruites, Téhéran vient de riposter en visant une centrale électrique au Koweit.
Sans électricité, pas de dessalement de l'eau de mer, ou à un rythme réduit, ce qui impose des arbitrages par rapport à d'autres industries.
Téhéran a également visé la base militaire syrienne d'Al-Tanf, le nouveau pouvoir en place ayant entamé une lutte contre le Hezbollah (armes saisies à la frontière ce vendredi).
Téhéran menace également d'appeler ses alliés Houthis à bloquer le détroit de Bab El Mandeb qui conditionne l'accès au canal de Suez ou à l'Océan Indien : en cas de fermeture, les porte conteneurs venus d'Asie devront faire le tour de l'Afrique.
Enfin, il y a la menace de coupure des 17 câbles sous marins haut débit (fibre optique) qui relient les monarchies du Glofe au reste du monde et aux principales places financières de la planète.
Cette fois-ci, avec la flambé de 4% du baril de "WTI" vers 82 USD, ce n'est plus le risque inflationniste qui apparaît prioritaire mais la nécessité de réduire son exposition aux actifs les plus spéculatifs (Space-X chute de -5% vers 124,5 USD après un tir reporté), alors que la bulle de l'I.A commence à se désintégrer en Asie (-4% à Tokyo, -6,5% à Taïwan).
Les rendements auraient par ailleurs eu toutes les raisons de se retendre au vu des données "macro" du jour : les prix américains à l'importation ont augmenté de 0,3% en juin 2026 par rapport au mois précédent, selon le Département du Travail, prenant les économistes à contre-pied : ils tablaient sur un repli de 0,7%.
Par ailleurs, le moral des consommateurs américains se redresse sensiblement ce mois-ci, à en croire l'indice de confiance calculé par l'Université du Michigan (UMich), qui ressort à 54,4 en estimation préliminaire pour juillet, contre 49,5 le mois précédent.
Enfin, après une augmentation de 0,1% en mai par rapport au mois précédent (chiffre confirmé par rapport à l'estimation initiale), la production industrielle américaine s'est à nouveau accrue de seulement 0,1% en juin, à comparer à une hausse de 0,2% attendue par le consensus.
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