Si les taux ne sont pas sous contrôle, cela y ressemble et le franchissement du cap des 3,00% (même éphémère) par le "10 ans" japonais a une valeur symbolique forte. De même que le Bund à 3,33% ( 50Pts depuis fin juin) ou nos OAT à plus de 4,20% ( 60Pts en 2 mois, entre 3,62 et 4,22%, pire score depuis octobre 2008).
Les T-Bonds US crèvent également tous les plafonds avec un "10 ans" à 3,2Pts vers 4,792%, un "30 ans" à 2Pts vers 5,2700%, un "2 ans" en ébullition avec 3,5Pts à 4,385% (pire marque depuis 18 mois... et il faut ensuite remonter à juillet 2024).
A l'approche de la prochaine réunion de la Fed, l'hypothèse d'un nouveau tour de vis monétaire gagne du terrain de jour en jour et la FED fait le nécessaire pour préparer Wall Street à cette éventualité.
Le gouverneur de la Fed, Michael Barr, membre votant du FOMC, s'est dit prêt à soutenir une hausse des taux d'intérêt si l'inflation ne montrait pas de signes suffisants de ralentissement vers l'objectif de 2% fixé par la banque centrale : d'ici 15 jours, il n'y a aucune chance que ça se produise, sauf chiffres de l'emploi témoignant d'un ralentissement économique catastrophique.
Et cela non plus, ce n'est pas un scénario crédible vu la teneur du rapport JOLTS du Département américain au Travail : les offres d'emploi progressent (de 7.182 millions à 7,271 millions) en juillet.
Seul bémol, le consensus ciblait 7,330 millions mais à 1,5% près, cela ne change rien au tableau.
Autre petit signal faible, l'indice ISM manufacturier a reculé à 54,6 points en août, après 55,6 en juillet, alors que les économistes tablaient sur 55,2.
Les investisseurs prendront connaissance demain du rapport sur l'emploi privé ADP aux Etats-Unis, des commandes à l'industrie ou encore du Livre beige de la Fed.
En Europe, le calendrier macroéconomique était particulièrement chargé, et mitigé, entre amélioration de l'activité manufacturière en Europe, et nouvelle poussée de l'inflation en zone euro.
En France, le PMI manufacturier de S&P Global est remonté à 51,1 points en août, après 49,8 en juillet, franchissant ainsi le seuil de 50 qui sépare expansion et contraction de l'activité. Le chiffre définitif ressort néanmoins légèrement sous l'estimation préliminaire de 51,5 points.
L'amélioration est encore plus marquée en Allemagne, où le PMI manufacturier a atteint 54,3 points, contre 52,2 en juillet et une première estimation de 54,1. Soutenue notamment par le rebond des nouvelles commandes, la production a enregistré sa plus forte croissance depuis janvier 2022.
Cette embellie sur le front de l'activité s'accompagne toutefois d'un regain des tensions inflationnistes.
En zone euro, la hausse des prix à la consommation a accéléré à 3,3% sur un an en août, après 2,9% en juillet, selon la première estimation d'Eurostat, principalement sous l'effet de la flambée des prix de l'énergie.
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