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Siemens: début d'année solide grâce à l'essor de l'IA
information fournie par Boursorama avec AFP 12/02/2026 à 09:19

( AFP / CHRISTOF STACHE )

( AFP / CHRISTOF STACHE )

Le géant industriel allemand Siemens a entamé son exercice décalé 2025-2026 avec un bénéfice net meilleur que prévu, dopé par l'essor de l’intelligence artificielle (IA) et le redressement de sa branche "industries numériques", et a confirmé jeudi ses prévisions de revenus, avant son assemblée générale.

D'octobre à décembre, le bénéfice net du groupe de Munich est ressorti à 2,2 milliards d'euros, en nette chute de 43% sur un an à cause d'un effet de base défavorable, a annoncé le groupe dans un communiqué.

Au premier trimestre 2024-2025, Siemens avait en effet bénéficié d'un gain de 2,1 milliards d'euros tiré de la vente de sa filiale de moteurs Innomotics au fonds américain KPS.

Les analystes sondés par la plateforme Factset tablaient même sur un bénéfice net trimestriel nettement moins élevé, à 1,6 milliard d'euros.

"Nous avons démarré l'exercice 2025-2026 en force", malgré "l'incertitude considérable" générée par les tensions géopolitiques, a déclaré le directeur général Roland Busch, lors d'une conférence de présentation des résultats.

"L’intelligence artificielle est un puissant moteur de croissance pour nos activités", a-t-il assuré dans le communiqué.

Au premier trimestre 2025-2026, les commandes à Siemens ont bondi de 10% sur un an, à 21,4 milliards d'euros, avec un niveau record atteint dans la branche d'infrastructures connectées, particulièrement dans l'électrification et les centres de données.

Le groupe, qui produit aussi bien des trains, des turbines, des machines à IRM que des logiciels, a enregistré une hausse de 8% de son chiffre d'affaires trimestriel, à 19,1 milliards d'euros.

Autre point positif, le fort dynamisme de sa branche "industries numériques" au premier trimestre, dont l'activité d'automatisation d'usine a longtemps pâti d'une conjoncture faible en Chine.

Elle est la principale touchée par les plus de 6.000 suppressions de postes dans le monde annoncées en mars 2025, à cause du recul de la demande, soit 2% des effectifs totaux de Siemens.

Dans l'automatisation d'usine, "nous développons de plus en plus de produits dans le pays (en Chine, NDLR) et sommes de plus en plus performants face à nos concurrents locaux", a assuré Roland Busch devant les journalistes.

Mais "la dynamique du marché ne s’améliore que progressivement et n’offre qu’une visibilité limitée", a tempéré plus tard le directeur financier du groupe, Ralf P. Thomas.

Après ce premier trimestre, Siemens s'attend désormais à atteindre lors de cet exercice "la moitié supérieure" de son objectif de croissance du chiffre d'affaires, compris entre 6 et 8%.

Le conglomérat aux nombreuses activités mise de plus en plus sur la transformation numérique des usines, pilotées à l'aide de logiciels, de données et d'IA.

M. Busch déclarait début février dans le magazine Manager vouloir bâtir le "pendant industriel" à ChatGPT.

Le groupe continue de se délester de certains secteurs, à l'image de la scission entamée avec sa filiale de technologies médicales Healthineers, première source de revenus du groupe mais moins alignée avec la métamorphose numérique.

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