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Septembre 2007-septembre 2019...
Le Cercle des analystes indépendants03/10/2019 à 14:45

Eric Galiègue
Eric Galiègue

Eric Galiègue

Valquant Expertyse

Président

(Crédits photo : Adobe Stock - )

Le CAC 40 a très récemment touché le plus haut de l'année, pour la troisième fois depuis le printemps. Il semble prêt à produire pendant l'automne un second « remake » de son comportement du printemps. Pour la troisième fois, il a reflué sur la résistance 5670, qui correspond au plus haut depuis ... septembre 2007. 

Source : Factset et VALQUANT EXPERTYSE

L'indice mondial MSCI lui aussi n'a pas réussi à aller au-delà des plus hauts, pour la quatrième fois en 3 ans. En l'occurrence, le niveau de 2 200 points correspond au plus haut historique, touché en 2000 et en 2007...

Source : Factset et VALQUANT EXPERTYSE

Ces différentes résistances sont manifestement très solides, et, forcément, la grande question est de savoir si cette fois ci « ce sera différent ». En d'autres termes, ce que nous venons de vivre depuis plusieurs années doit-il être considéré comme le gonflement d'une bulle qui doit exploser maintenant, ou le mouvement haussier doit il se poursuivre, en dépassant cette puissante résistance ? 

Il faut donc évoquer les deux scenarii majeurs qui occupent l'esprit des investisseurs en ce mois d'octobre 2019. Ces deux scenarii opposent le monde (nouveau) de l'hyper liquidité et le schéma plus classique de l'inéluctable récession. Quoi qu'il arrive, il nous semble que c'est l'évolution des bénéfices des entreprises qui donnera la véritable tendance des marchés d'actions en 2020.

Le monde nouveau de l'hyperliquidité.

Dans ce monde, les bulles gonflent lentement mais n'explosent jamais. La vitesse de gonflement des bulles définit leur probabilité d'explosion. La première bulle, la « bulle internet », s'est gonflée à la vitesse de 1000 points/ an, la seconde, la bulle immobilière, au rythme de 750 points / ans. La troisième « bulle » est caractérisée par un gonflement « progressif », voir « raisonnable » : 300 points /an. Cela milite pour une absence d'explosion. En fait, il ne s'agirait pas d'une bulle...

Source : Factset et VALQUANT EXPERTYSE

Le monde de l'hyperliquidité est généré par l'action préventive des banques centrales, et non curative. Cette nouvelle posture, très nouvelle, est causée par l'inflation. Lorsque le problème était « trop d'inflation », les banques centrales intervenaient a posteriori, d'une manière curative, pour éteindre le feu en remontant les taux et en restreignant la liquidité.

Depuis la crise de 2008, depuis que le problème est devenu « pas assez d'inflation » (risque déflationniste), les banques centrales ont augmenté sensiblement la liquidité, dans un contexte ou la conjoncture économique demeure globalement correcte. 
Cette action préventive favorise la croissance, sans en être le véritable moteur. Elle permet de lancer des investissements à taux de rentabilité économique bien plus limités qu'avant, et elle incite les Etats à faire de la relance budgétaire, financée par dette, à taux très bas, voire négatifs, et justifié par la mutation environnementale et les besoins souvent importants de renouvellement des infrastructure collectives.
Dans ce scénario, la croissance économique est jugée insuffisante, mais permet néanmoins aux entreprises de générer des profits en augmentation. Ces bénéfices par action sont de plus gonflé par la poursuite des rachats d'actions par les entreprises. Comme les taux demeurent très bas, les multiples de valorisation des actions peuvent durablement s'apprécier. Le mouvement de hausse des actions peut durer, et la résistance des 5 670 ne tiendra plus très longtemps. Le niveau des 6 000 points est à portée, pour la fin de l'année 2 019, et en tous cas pour 2020. 

L'inéluctable récession

Ce schéma plus classique découle essentiellement de la baisse tendancielle de la croissance économique mondiale. Depuis les années de la reconstruction post seconde guerre mondiale, décennie après décennie, la hausse du PIB est devenue moins élevée. Ce ralentissement progressif de long terme a des causes structurelles, tant  réelles que financières. Dans la sphère réelle, le vieillissement de la population des pays développés et la fin de l'émergence chinoise, constituent des freins importants. Dans la sphère financière, le surendettement des différents acteurs de l'économie, les conduit à consacrer leur revenu au remboursement de la dette plutôt qu'à la consommation. Par ailleurs, le développement du capitalisme actionnarial de marché limite les investissements de long terme. 

Selon les adeptes de ce scénario, la croissance ne peut provenir que de la sphère réelle. En dépit de nombreuses innovations, les politiques monétaires ne peuvent pas, par elle-même, produire de la croissance économique. Aussi, les marchés d'actions devraient être gouvernés par les données relatives à la conjoncture économique. La très récente publication de l'indice ISM Industriel aux USA, le démontre clairement. Si l'économie s'affaiblit malgré des politiques monétaires expansionnistes, les investisseurs vont douter et de la vitalité de l'économie, et de la capacité des banques centrales à la relancer. Cette situation peut conduire à une récession profonde, d'autant plus grave que le contexte géopolitique global est très dégradé.

Pour notre part, nous pensons que le risque récessif est particulièrement élevé. Nous réitérons notre conseil de prudence auprès des investisseurs de long terme. Des occasions d'achat devraient bientôt se présenter, mais actuellement les cours sont encore trop élevés. Nous redeviendront constructifs en dessous de 5 000 points, et nous proposons de surpondérer en deca de  4 600 points sur le CAC 40.

Eric GALIEGUE - Président - Valquant Expertyse 

2 commentaires

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  • dedem
    03 octobre15:05

    discours très intélligent. Personnellement je pense que l'on est dans une bulle. On le voit encore aujourd'hui, et les exemples de ce type sont nombreux depuis quelques mois, Airbus prend 4% alors que l'OMC autorise les USA à 7Md de taxe qui vont peser directement ou indirectement sur Airbus. Alors ? Bulle, grosse bulle, il y a encore trop d'argent dont les investisseurs ne savent que faire

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