Aller au contenu principal
Fermer

Safran chute en Bourse, le ralentissement de l'après-vente refroidit les marchés
information fournie par AOF 23/10/2026 à 09:42

(Zonebourse.com) - Le titre cède 6% vendredi matin à Paris, malgré un chiffre d'affaires trimestriel globalement en ligne avec les attentes. Le ralentissement de l'après-vente des moteurs civils et l'absence de relèvement des objectifs annuels déçoivent les investisseurs. Les analystes ne remettent pas fondamentalement en cause les perspectives de long terme de Safran, mais divergent sur l'interprétation du ralentissement de l'après-vente.

Safran a publié un chiffre d'affaires ajusté de 9 milliards d'euros au titre du 3e trimestre, en hausse de 14,7% sur un an et de 13,4% en données organiques. Le consensus S&P ciblait 8,92 MdsEUR.

La division Equipements & Défense s'est particulièrement distinguée, avec une croissance organique de 15,7%, tandis que les livraisons de moteurs LEAP ont progressé de 5%, à 535 unités.

Néanmoins, c'est surtout le ralentissement de l'après-vente des moteurs civils qui retient l'attention. La croissance des ventes de pièces de rechange est tombée à 17% contre 26,7% au deuxième trimestre, tandis que celle des services a ralenti de 37,7% à 19%. Un coup de frein d'autant plus scruté que cette activité constitue un important moteur de rentabilité pour Safran.

Pour Saïma Hussain, chez AlphaValue , la publication est ainsi pénalisée par "le ralentissement de la dynamique de l'après-vente et l'absence de relèvement des prévisions". L'analyste souligne que les revenus sont globalement conformes au consensus, à 0,1% près, mais que la Propulsion déçoit de 1,4%, contrairement à Equipements & Défense, qui dépasse les attentes de 2,7%.

Chez Bernstein , Adrien Rabier se montre également prudent à court terme, tout en maintenant son opinion "surperformance" et son objectif de cours de 420 euros. Le bureau d'études estime que le ralentissement de l'après-vente pourrait s'expliquer par une diminution du contenu des opérations de maintenance, autrement dit des interventions moins importantes sur les moteurs.

L'analyste juge néanmoins "intelligent" de la part de Safran de simplement confirmer ses prévisions, compte tenu du manque de visibilité. Il ne croit pas à un rebond évident du titre dans l'immédiat, estimant que son évolution restera largement tributaire des prix du pétrole. Dans ce contexte, Bernstein indique privilégier des valeurs moins chères, comme MTU Aero Engines, ou des activités jugées plus résilientes, comme Airbus.

Effet de base ou ralentissement ?

De son côté, RBC Capital Markets maintient sa recommandation "surperformance" et son objectif de 400 euros sur Safran. L'analyste Ken Herbert reconnaît que la croissance des pièces de rechange, à 17%, est inférieure à sa prévision de 22%, mais il continue à déceler un potentiel de dépassement des objectifs annuels. Le courtier continue de défendre la valorisation de Safran au regard de ses perspectives d'amélioration des marges, de génération de trésorerie et de la solidité de son bilan.

Pour Berenberg ("achat", cible de 400 euros), toutefois, la croissance moins rapide des pièces de rechange reflète davantage un effet de base de comparaison défavorable que les premiers signes d'un ralentissement provoqué par la hausse des prix du pétrole. Selon l'analyste, les commentaires de la direction sur la visibilité en 2027, notamment concernant l'ampleur des opérations de maintenance sur les moteurs CFM56, seront donc déterminants pour l'évolution du titre.

Enfin, Jefferies adopte une position plus attentiste : Chloé Lemarie maintient son conseil "conserver" et son objectif de 340 euros. L'analyste pointe les performances de la Propulsion et de l'après-vente inférieures à ses attentes, malgré la bonne tenue d'Équipements & Défense et rappelle que le point médian de la prévision de résultat opérationnel courant pour 2026 reste inférieur d'environ 2,1% au consensus qu'il retient.

Au-delà du trimestre, Jefferies souhaite notamment obtenir des précisions sur l'évolution des dépenses de maintenance des compagnies aériennes en 2027, dans un contexte marqué par les prix élevés du carburant et les ajustements de capacités de certaines compagnies.

Pour rappel, Safran a confirmé ses objectifs 2026, déjà relevés en juillet, avec une croissance du chiffre d'affaires de l'ordre de 15%, un résultat opérationnel courant compris entre 6,4 et 6,5 MdsEUR et un cash-flow libre de 4,7 à 4,9 MdsEUR. Des ambitions qui ne suffisent manifestement plus à satisfaire un marché habitué aux bonnes surprises.

Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.

Valeurs associées

277,0000 EUR Euronext Paris -8,28%

Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 23/10/2026 à 09:42:00.

Agissant exclusivement en qualité de canal de diffusion, BOURSORAMA n'a participé en aucune manière à son élaboration ni exercé aucun pouvoir discrétionnaire quant à sa sélection. Les informations contenues dans cette analyse ont été retranscrites « en l'état », sans déclaration ni garantie d'aucune sorte. Les opinions ou estimations qui y sont exprimées sont celles de ses auteurs et ne sauraient refléter le point de vue de BOURSORAMA. Sous réserves des lois applicables, ni l'information contenue, ni les analyses qui y sont exprimées ne sauraient engager la responsabilité BOURSORAMA. Le contenu de l'analyse mis à disposition par BOURSORAMA est fourni uniquement à titre d'information et n'a pas de valeur contractuelle. Il constitue ainsi une simple aide à la décision dont l'utilisateur conserve l'absolue maîtrise.

BOURSORAMA est un établissement de crédit de droit français agréé par l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (« ACPR ») et par l'Autorité des Marchés Financiers (« AMF ») en qualité de Prestataire de services d'investissement et sous la surveillance prudentielle de la Banque Centrale Européenne (« BCE »).

Conformément à la réglementation en vigueur, BOURSORAMA établit et maintient opérationnelle une politique de gestion des conflits d'intérêts et met en place des mesures administratives et organisationnelles afin de prévenir, identifier et gérer les situations de conflits d'intérêts eu égard aux recommandations d'investissement diffusées. Ces règles contiennent notamment des dispositions relatives aux opérations financières personnelles afin de s'assurer que les collaborateurs de BOURSORAMA ne sont pas dans une situation de conflits d'intérêts lorsque Boursorama diffuse des recommandations d'investissement.

Le lecteur est informé que BOURSORAMA n'a aucun conflit d'intérêt pouvant affecter l'objectivité des analyses diffusées. A ce titre, le lecteur est informé qu'il n'existe pas de lien direct entre les analyses diffusées et les rémunérations variables des collaborateurs de BOURSORAMA. De même, il n'existe pas de liens financiers ou capitalistiques entre BOURSORAMA et les émetteurs concernés, en dehors des engagements contractuels pouvant régir la fourniture du service de diffusion.

Il est rappelé que les entités du groupe Société Générale, auquel appartient BOURSORAMA, peuvent procéder à des transactions sur les instruments financiers mentionnés dans cette analyse, détenir des participations dans les sociétés émettrices de ces instruments financiers, agir en tant que teneur de marché, conseiller, courtier, ou banquier de ces instruments, ou être représentées au conseil d'administration de ces sociétés. Ces circonstances ne peuvent en aucune manière affecter l'objectivité des analyses diffusées par BOURSORAMA.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

valeur

dernier

var.

7 767,28 -0,56%
114,71 +1,59%
277,4 -8,15%
81,83 +2,31%
26,46 +2,08%
Chargement...