Des Russes font la queue devant les distributeurs pour tenter de convertir leurs roubles en devises étrangères. (© AFP)
Les sanctions internationales ne vont pas manquer d’asphyxier une économie déjà affaiblie
Avec la guerre en Ukraine, l’escalade est désormais à tous les niveaux. Vladimir Poutine a brandi la menace nucléaire, en ordonnant de «mettre les forces de dissuasion de l’armée russe en régime spécial d’alerte au combat».
En réponse, les pays occidentaux ont décidé de durcir les sanctions économiques contre le Kremlin et d’appuyer sur le bouton rouge de «l’arme nucléaire financière» pour reprendre l’expression du ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire. De nombreuses banques russes ont ainsi été exclues de la plateforme Swift, rouage essentiel dans le commerce international .
Sanctions à répétitionCette «artère financière mondiale», qui a remplacé le Télex jugé peu fiable, permet en effet de sécuriser les transactions, grâce à une transmission numérique chiffrée.
L’Iran, évincé de Swift en 2012, en raison de la montée en puissance de son programme nucléaire, a ainsi vu ses revenus à l’exportation fondre de près de 30%.
Et, en août 2014, quand le Royaume-Uni avait appelé les dirigeants européens à bannir les banques russes de Swift, Alexeï Koudrine, alors ministre des Finances, avait prévu qu'une telle suspension pourrait entraîner une chute de 5% du produit intérieur brut (PIB) de la Russie.
Cette mesure très coercitive s’ajoute à une liste déjà longue de sanctions économiques : blocage des transactions de la banque
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