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Royal Dutch Shell se retire du projet Baltic LNG de Gazprom
information fournie par Reuters 10/04/2019 à 16:55

 (Actualisé avec précisions)
    par Vladimir Soldatkin et Shadia Nasralla
    SAINT-PETERSBOURG, 10 avril (Reuters) - Royal Dutch Shell
 RDSa.L  a décidé de se retirer du projet de gaz naturel
liquéfié (GNL) sur la Baltique mené par Gazprom  GAZP.MM  dans
la région de Leningrad à la suite de la décision du groupe russe
d'en modifier la configuration.
    Cette annonce intervient alors que les entreprises
occidentales peinent à se développer en Russie en raison des
sanctions américaines imposées au pays. 
    Elle pourrait également limiter l'accès de Gazprom à la
technologie de Shell et le contraindre à financer le projet sans
la contribution de ce dernier.
    Shell, qui coopère depuis longtemps avec la Russie dans le
secteur de l'énergie, avait auparavant dit qu'il étudierait les
possibles conséquences de la décision de Gazprom annoncée le 29
mars par communiqué.
    Le géant russe y déclarait avoir opté pour un complexe de
grande échelle traitant du gaz contenant de l'éthane et
produisant du gaz naturel liquéfié avec son partenaire russe
RusGazDobitcha, dans l'oblast de Leningrad. Le communiqué ne
mentionnait pas le nom de Shell.
    "A la suite de l'annonce faite par Gazprom le 29 mars
concernant le développement définitif de Baltic LNG, nous avons
décidé de mettre un terme à notre participation dans ce projet",
déclare Cederic Cremers, le président de la filiale russe du
groupe anglo-néerlandais, cité dans un communiqué.
    "Nous avons un certain nombre d'autres projets en cours avec
Gazprom, notamment dans le cadre de l'alliance stratégique
passée entre les deux groupes en 2015, qui ne sont pas affectés
par cette décision", ajoute-t-il.
    Gazprom n'a pas souhaité s'exprimer.
    Shell reste un actionnaire du site d'exploration Sakhalin-2
dirigé par Gazprom, qui produit du GNL au large de l'île russe
de Sakhaline, au large de la Sibérie.
    En février, Shell avait annoncé la création d'une
coentreprise à parts égales avec Gazprom, pour permettre à
l'entreprise russe d'utiliser le savoir-faire de Shell en
matière de GNL et développer ainsi sa propre technologie de
surrefroidissement de gaz.
    Cette coentreprise devait protéger efficacement la Russie de
toute nouvelle sanction américaine frappant le GNL, un secteur
dans lequel les technologies essentielles appartiennent à une
poignée d'acteurs, parmi lesquels Exxon  XOM.N  et Total
 TOTF.PA 
    La Russie, l'un des plus grands producteurs de pétrole au
monde, est sous le coup de sanctions occidentales depuis 2014 en
raison du rôle qui lui est attribué dans la crise en Ukraine.

 (Claude Chendjou et Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service
français, édité par Benoît Van Overstraeten et Bertrand Boucey)
 

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