(Actualisé avec citations du DG et contexte à partir du §6)
par Leo Marchandon et Matthieu Huchet
Rexel RXL.PA a relevé jeudi ses objectifs annuels pour la deuxième fois cette année, la forte demande des centres de données aux États-Unis et l'essor de l'électrification en Europe ayant porté les ventes trimestrielles du distributeur français de matériel électrique de 11,4% sur un an.
"Ces résultats illustrent la manière dont notre repositionnement stratégique vers des segments à forte croissance et des services à valeur ajoutée a transformé le modèle économique de Rexel et accru sa visibilité", se félicite Guillaume Texier, directeur général, cité dans un communiqué du groupe.
"Les acquisitions réalisées et annoncées en 2026, notamment GCG, vont encore accélérer notre transformation", ajoute le dirigeant.
Pour les neuf premiers mois de l'année, les ventes du groupe grimpent de 7,3% sur un an à 15,44 milliards d'euros, les États-Unis affichant une croissance de 10,7% à 6,08 milliards et l'Europe de 3,2% à 7,15 milliards d'euros.
Rexel vise désormais une croissance annuelle des ventes à environ 7%, ainsi qu'une marge d'Ebitda ajustée d'au moins 6,4%. En juillet, le groupe avait déjà relevé ses objectifs.
"AUCUN SIGNE DE RALENTISSEMENT", SELON LE DG
"Il y a un assez fort contraste entre la nervosité des marchés financiers et ce qu'on peut lire ici ou là sur le contexte économique et des résultat solides qui ne présentent vraiment aucun signe de faiblesse ou de ralentissement", a déclaré Guillaume Texier à Reuters.
Le dirigeant a précisé que les États-Unis restaient au cœur du développement mondial des centres de données, car les plus grands investisseurs, notamment les hyperscalers, développaient principalement leurs capacités sur leur marché national.
La croissance européenne de Rexel est portée par ce que Guillaume Texier a qualifié de transition structurelle vers l’électrification, la demande en pompes à chaleur, panneaux solaires, chargeurs de véhicules électriques et systèmes de climatisation ne cessant de croître.
Le directeur général a par ailleurs indiqué que l’acquisition de GCG apporterait plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires et qu’elle devrait être finalisée d’ici fin 2026. L’opération a été partiellement financée par une cession d’actions de 500 millions d’euros, ce qui laisse une marge de manœuvre pour de nouvelles acquisitions.
(Rédigé par Matthieu Huchet et Leo Marchandon, édité par Augustin Turpin)

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