Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

"Retraites complémentaires : les partenaires sociaux au pied du mur" (Cercle des économistes)

Boursorama22/09/2015 à 10:01

Jean-Michel Charpin revient sur l'épineux sujet des complémentaires retraites Agirc et Arrco, mises en difficultés par leur déficit chronique.

Les retraites complémentaires figurent parmi les dossiers brûlants de l’automne. Les partenaires sociaux peinent à se mettre d’accord et il convient d’aller vite car d’autres discussions vont s’engager sur d’autres fronts. Jean-Michel Charpin rappelle les enjeux du débat.

Les négociations sur les retraites complémentaires entre partenaires sociaux vont reprendre le 16 octobre prochain. Les séances précédentes n’ont pas permis d’avancer. Le temps passe et les réserves de l’Agirc (régime des cadres) et de l’Arrco (régime des autres salariés) ne cessent de diminuer

Ces négociations sont importantes. Dans son deuxième avis, rendu public le 13 juillet 2015, le Comité de suivi des retraites rappelait qu’en l’absence d’accord, le déficit des régimes complémentaires  « constituerait la part prépondérante du déficit du système de retraites à l’horizon 2020 », alors que leurs dépenses cumulées « constituent une part minoritaire des dépenses du système de retraites ».

De façon générale, il est toujours délicat d’articuler les prérogatives respectives du régime général et des régimes complémentaires. C’est vrai pour la santé comme pour la retraite. Par exemple, en matière de lunettes, l’assurance maladie ne rembourse quasiment rien, mais les mutuelles qui, elles, paient n’ont aucun pouvoir de pilotage.

Cependant, pour les retraites, la situation actuelle est particulière : après les réformes de 1993, 2003, 2010 et 2014, le problème global de financement des retraites est enfin résolu en France, à la condition que la tendance de croissance économique ne soit pas inférieure à 1,5 %. D’après le Conseil d’orientation des retraites, les réformes déjà décidées entraîneraient l’âge moyen de cessation d’activité vers 64 ans. Les dernières projections des dépenses de retraites récemment publiées par la Commission européenne montrent même qu’à  partir de 2025 et à l’horizon 2060, le poids dans le PIB de ces dépenses pourrait baisser fortement en France.

Dans ces conditions, il est exclu de jouer sur l’instrument principal des réformes antérieures, à savoir les paramètres qui gouvernent au régime général les conditions de la cessation d’activité. Or celle-ci intervient évidemment au même moment pour la retraite du régime général et la retraite complémentaire !

Le Medef a mis sur la table une proposition construite, fondée sur une décote dégressive des prestations pour ceux qui liquideraient leurs retraites entre 62 et 64 ans. La CGT se montre résolument opposée à cette proposition. Tous les syndicats réclament une hausse des cotisations patronales.

L’État n’a pas de raison de s’en mêler puisque l’équilibre global des autres régimes n’est plus à ce stade une préoccupation.

Les partenaires sociaux vont devoir trancher. Ils ont toujours manifesté, tant du côté syndical que du côté patronal, leur volonté commune de gérer les retraites complémentaires de façon responsable. On verra cet automne s’ils sont à la hauteur des enjeux.

Jean-Michel Charpin

Polytechnicien et diplômé de l'ENSAE, Jean-Michel Charpin est inspecteur général des finances et membre du Conseil d'orientation des retraites. En 1999, il rend son rapport « L'avenir de nos retraites » au Premier ministre. Il a rempli plusieurs fonctions dans le secteur public dont celles de directeur général de l'INSEE, de commissaire au Plan et de directeur du CEPII. Il a également été professeur d'économie à l'Ecole centrale et membre du Comité de direction générale de la BNP.

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd’hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l’initiative repose sur une conviction commune : l’importance d’un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur leur site.

Mes listes

valeur

dernier

var.

AXA
22.35 -0.42%
0.865 +10.19%
21.48 +0.19%
0.335 +0.75%
18.98 -0.05%

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.