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(Ajout de commentaires des dirigeants de Lockheed Aeronautics aux paragraphes 5 et 6; autorisation du Congrès requise, paragraphe 7)
* L'accord-cadre porte sur au moins 850 avions F-35 sur 10 ans, pour une valeur potentielle d'au moins 78,2 milliards de dollars
* Lockheed financera sur ses propres ressources au moins 7 milliards de dollars pour des initiatives soutenant le programme F-35
* Les prévisions de ventes pour 2026 s'élèvent désormais à environ 80 à 82 milliards de dollars
par Mike Stone et Aatreyee Dasgupta
Lockheed Martin LMT.N a annoncé jeudi avoir conclu un accord portant sur la vente au Pentagone d’au moins 850 avions de combat furtifs F-35 Lightning II au cours des dix prochaines années, un contrat d’une valeur d’au moins 78 milliards de dollars.
L'action Lockheed a bondi de jusqu'à 10 %, en passe d'enregistrer sa plus forte hausse en pourcentage depuis trois mois. Le groupe américain spécialisé dans la défense a revu à la hausse ses prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfices annuels, dépassant ainsi les estimations de Wall Street, alors que les conflits géopolitiques ont stimulé la demande pour ses systèmes.
Cet avion de chasse, que l’entreprise considère comme le plus avancé au monde, utilise la technologie furtive pour échapper à la détection ennemie. Il est au cœur de la division aéronautique de Lockheed, qui génère près de 40 % du chiffre d’affaires trimestriel de l’entreprise.
Aux termes de l’accord, Lockheed s’efforcera de maintenir une production annuelle de 156 appareils destinés à des clients américains et internationaux, et l’entreprise autofinancera au moins 7 milliards de dollars d’initiatives venant soutenir le programme F-35.
« Cet investissement contribuera à renforcer les capacités de production actuelles sur la chaîne de montage, mais aussi au niveau de la chaîne d’approvisionnement, de l’outillage et des équipes de maintenance », a déclaré à Reuters OJ Sanchez, président de la division aéronautique de Lockheed Martin.
À mesure que la flotte d’avions F-35 s’agrandit, les besoins en matière de réparation et de maintenance se sont accrus, mettant à rude épreuve les capacités de production et de réparation du F-35 au sein du secteur. Une partie de cet investissement servira à financer de nouvelles chaînes de réparation chez les équipementiers d’origine, a précisé Chauncey McIntosh, directeur général du programme F-35 Lightning II. Les petits fournisseurs ne disposent souvent pas de chaînes de réparation dédiées et utilisent pour les travaux de réparation les mêmes équipements et le même personnel que ceux utilisés pour la fabrication de nouvelles pièces, ce que McIntosh juge inefficace.
Cet accord ne constitue pas une commande ferme, mais Lockheed le considère comme un contrat à long terme préétabli. L'accord doit être approuvé par le Congrès américain.
UN ACCORD DE 78 MILLIARDS DE DOLLARS
La version la moins chère de l’avion coûte 92 millions de dollars; ainsi, l’accord-cadre de 10 ans représenterait au moins 78,2 milliards de dollars. La version F-35B à décollage et atterrissage courts des Marines coûte 121 millions de dollars, tandis que le F-35C de la Marine coûte 110 millions de dollars. La répartition des différents modèles d’avions dans le contrat n’est pas connue, et les prix devraient augmenter en raison de l’inflation et de la hausse des coûts de main-d’œuvre.
Lockheed, fournisseur de systèmes de défense antimissile tels que les intercepteurs Patriot Advanced Capability-3 (PAC-3) et Terminal High Altitude Area Defense (THAAD), a rejoint RTX
RTX.N et Northrop Grumman NOC.N pour revoir à la hausse ses prévisions cette semaine , en raison d’une forte demande en munitions, en systèmes de défense aérienne et en avions militaires.
Lockheed table désormais sur un chiffre d’affaires d’environ 80 à 82 milliards de dollars en 2026, contre une prévision antérieure comprise entre 79,75 et 81,75 milliards de dollars.
La société a également revu à la hausse ses prévisions de bénéfice par action annuel, qui s’établissent désormais entre 30,35 et 30,75 dollars, contre une fourchette précédente de 29,95 à 30,65 dollars.
Le carnet de commandes de l’entreprise a progressé de 27 % par rapport au trimestre précédent pour atteindre le niveau record de 292 milliards de dollars, soutenu par un contrat pluriannuel de 52,5 milliards de dollars portant sur des intercepteurs PAC-3 Missile Segment Enhancement, dont les stocks ont été largement utilisés par les forces américaines et alliées lors de la guerre en Iran.
Lockheed a revu à la hausse ses prévisions de flux de trésorerie disponible pour 2026, les portant à environ 7,8 à 8 milliards de dollars, contre 7 à 7,2 milliards de dollars précédemment.
Le chiffre d'affaires du trimestre clos le 27 septembre a progressé de 11 % pour atteindre 20,71 milliards de dollars, porté par une croissance de 24 % de son activité missiles, grâce à une production accrue de PAC-3 et de THAAD, ainsi que par une hausse de 13 % du chiffre d'affaires de l'aéronautique liée aux programmes F-35 et C-130.
Les analystes tablaient sur 20,51 milliards de dollars, selon les données compilées par LSEG.
Le directeur financier, Evan Scott, a déclaré à Reuters que l’augmentation des dépenses d’investissement au quatrième trimestre serait principalement liée à des investissements visant à accroître la capacité de production de munitions.
Le bénéfice du troisième trimestre, à 7,97 dollars par action, a dépassé les estimations des analystes, qui tablaient sur 7,43 dollars par action.

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