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REPORTAGE-France-L'apprentissage, voie royale après des années d'intérim

Reuters02/11/2017 à 15:06
    * 412.300 jeunes en apprentissage en France en 2016 
    * Un outil pour contrer le chômage de masse, selon le 
gouvernement 
    * Un taux d'insertion de 80 à 95%, selon le directeur de 
l'Aftral 
    * Les centres en concurrence avec les lycées professionnels 
 
    par Caroline Pailliez 
    SAVIGNY-LE-TEMPLE, Seine-et-Marne, 2 novembre (Reuters) - 
M anutention, mise en rayon, service chez McDonald's, les jeunes 
du centre de formation Aftral, spécialisé dans la logistique et 
le transport, ne comptent plus le nombre de missions en intérim 
effectuées avant de trouver leur voie grâce à l'apprentissage.  
    Gilet de sécurité sur le dos, feuille et stylo en main, 
Céline Galland s'assure que son cariste positionne correctement 
la palette sur l'étagère de l'entrepôt. Elle inscrit le numéro 
du produit sur sa "fiche de stock", prête à passer au suivant. 
    "On est tous les maillons d'une chaîne", explique-t-elle. 
"On doit s'arranger pour que toute la tournée soit terminée en 
temps et en heure pour ne pas mettre en retard l'expédition." 
    La jeune femme de 31 ans fait partie des quelques 412.300 
jeunes en France en 2016 qui ont choisi la voie de 
l'apprentissage pour poursuivre leurs études. Toutes les deux 
semaines, depuis un an, elle alterne entre travail et cours pour 
passer son titre de technicien supérieur en méthodes et 
exploitation logistique (TSMEL), un équivalent de 'Bac +2'.  
    Quand elle n'est pas sur le campus de l'Aftral à 
Savigny-Le-Temple (Seine-et-Marne), elle gère une équipe de 30 
personnes dans un entrepôt de 50.000 mètres carrés spécialisé 
dans le transport de marchandises pour la grande distribution.  
    "Ce que j'aime, c'est la pluralité des tâches", dit-elle. 
"C'est un travail où on ne s'ennuie pas." 
    Le gouvernement doit donner la semaine prochaine le coup 
d'envoi aux concertations sur la réforme de l'apprentissage, qui 
constituera, avec la réforme de la formation professionnelle et 
de l'assurance chômage, le deuxième chantier social du 
quinquennat d'Emmanuel Macron. 
    "J'avais indiqué que notre objectif, c'était de nous 
attaquer au chômage de masse, en l'attaquant par tous les 
côtés", avait dit Edouard Philippe en présentant le calendrier 
des réformes.    L8N1N83TK  
     
    LES EXEMPLES ALLEMAND ET SUISSE 
    Le taux de chômage en France était de 9,5% au deuxième 
trimestre de 2017, selon le Bureau international du travail 
(BIT). Chez les 15-24 ans, il atteignait 23,4%.  
    Or, le nombre d'apprentis y est l'un des plus faibles 
d'Europe. Pour 1.000 salariés, 17 étaient engagés comme 
apprentis en 2011. Selon la ministre du Travail, Muriel 
Pénicaud, cela correspond à 7% des jeunes de 16 à 25 ans. 
    Un faible taux si on le compare à celui de l'Allemagne et de 
la Suisse, les champions de l'apprentissage, où le nombre 
d'apprentis pour 1.000 salariés était de 39 et 44 pour 1.000 
respectivement en 2011, selon le BIT.  
    Le taux de chômage des 15-24 ans dans ces pays, lui, s'est 
élevé à 7% et 6,9% à peine au deuxième trimestre de 2017.  
    Pour le directeur du centre Aftral, Pierre de Surône, la 
relation de cause à effet est évidente. "Nos chiffres sont 
clairs, c'est plus de 80 à 95% de jeunes en situation d'emploi 
en plus de six mois. Que faut-il dire d'autre ?" 
    En vérité, le taux d'insertion en emploi dépend grandement 
des secteurs et des diplômes que les jeunes passent en 
apprentissage. Mais plus le niveau d'éducation est faible, plus 
l'apprentissage est avantageux. 
    Le Centre d'études et de recherches sur les qualifications 
(Céreq) a observé un écart de neuf points entre le taux de 
chômage des jeunes avec un diplôme en alternance à faible niveau 
d'éducation (CAP ou BEP) en 2010 et les jeunes qui sont 
sortaient d'une filière classique. Cet écart était de six points 
pour les 'Bac +2'. 
    La principale raison du faible nombre d'apprentis en France, 
selon le directeur de l'Aftral, c'est l'image dont pâtit la 
formation. "Dans les collèges, les lycées, dans les familles, 
les filières apprentissage c'est un peu une seconde voie", dit 
Pierre de Surône. 
     
    CESSER D'ÊTRE "COMME DES MACHINES" 
    Il regrette que les centres de formation d'apprentis (CFA) 
n'aient souvent pas la possibilité d'accéder aux jeunes dans les 
lycées ou les collèges pour leur présenter les programmes. 
    Les CFA font également face à une forte concurrence des 
lycées professionnels qui offrent aux jeunes la possibilité de 
réaliser des stages de quelques mois dans les entreprises.  
    Céline Galland fait partie de ces étudiants qui ne 
connaissaient pas le potentiel des filières en apprentissage.  
    Elle qui n'avait pas pu obtenir de place en BTS ou DUT en 
2005, a quitté les bancs de l'université en première année de 
licence par manque d'intérêt.  
    Elle a alors enchaîné les "petits boulots" pendant près 
d'une dizaine d'années: service chez McDonald's, mise en rayon 
chez Leclerc, gestion des stocks chez Brico Dépôt. "Il n'y avait 
pas beaucoup de réflexion", dit-elle. "On avait l'impression 
d'être comme des machines." 
    Même discours chez Maxime Mariano qui a enchaîné les 
missions en intérim pendant deux ans avant de reprendre les 
études. C'était "usant", dit celui dont les missions variaient 
d'une journée à trois mois.   
    Le jeune homme de 23 ans avait été jusqu'en deuxième année 
de licence en économie gestion avant d'interrompre ses études. 
"C'était beaucoup trop général", dit-il.  
     
    LE TRAVAIL DE TERRAIN, PREMIÈRE ETAPE 
    Il travaille maintenant en alternance dans l'industrie du 
luxe et s'occupe de l'inventaire d'un magasin d'une vingtaine de 
salariés dans Paris. "C'est un univers complètement nouveau mais 
c'est un super challenge", dit-il. 
    Milouda Chahed, 19 ans, elle, a signé son contrat 
d'apprentissage, après un an d'intérim, avec un géant de 
l'industrie aéronautique. 
    Elle fait partie de la section "méthode" de l'entrepôt qui 
gère tous les problèmes de stockage des pièces d'avion. "C'est 
quelque chose qui bouge tout le temps", dit-elle. 
    Pour Gabriel Schumacher, directeur logistique de BSH 
Electroménager, une filiale de Bosch qui entrepose et distribue 
les électroménagers de la multinationale à travers l'Europe, si 
la France ne "donne pas ses lettres de noblesse" aux métiers de 
terrain, "on va avoir du mal". 
    Inspiré par les pratiques de sa maison mère en Allemagne, 
l'entrepreneur s'assure que 8% de ses employés sont des 
alternants.  
    "On sait très bien que le diplôme ne va pas apporter 
grand-chose, c'est le savoir-être et le savoir-faire qui fait la 
différence", dit-il. Il explique que l'Allemagne oriente d'abord 
les jeunes vers les métiers de techniciens et les fait évoluer 
vers les niveaux d'ingénieurs ou de commercial. 
    Pour le directeur logistique, "les lettres de noblesse, 
elles passent par un travail au départ de terrain".  
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 

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