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Quels défis pour les marchés après un été sans véritable alerte ?
information fournie par H24 Finance pour Boursorama06/09/2017 à 14:25

Les sujets délicats ne vont pas tarder à faire leur retour sur les marchés, avec notamment une réunion de la BCE dès ce jeudi 7 septembre. (crédit : Fotolia)

Les sujets délicats ne vont pas tarder à faire leur retour sur les marchés, avec notamment une réunion de la BCE dès ce jeudi 7 septembre. (crédit : Fotolia)

L'été 2017, comme l'été 2016, a été calme sur les marchés. Les investisseurs retrouvent ainsi des marchés globalement sereins en cette période de rentrée. À quoi faut-il s’attendre dans les prochaines semaines et prochains mois ?

Avec un CAC 40 aux environs de 5.100 points début septembre contre 5.130 points fin juillet, les investisseurs qui ont suivi de loin l’évolution des marchés en août peuvent avoir le sentiment que rien ne s’est passé au cours du mois dernier.

Le mois d'août n'a en effet été marqué que par deux événements majeurs : d'une part la chute du dollar, revenu momentanément à 1,20 dollar pour 1 euro à la fin du mois d'août (soit 15% de baisse de la devise américaine face à l’euro depuis le début de l’année), d'autre part la nette dégradation des relations géopolitiques entre les États-Unis et la Corée du Nord. Ce second sujet n'a néanmoins eu qu'un faible impact sur les marchés qui ont réagi de manière modérée aux essais nucléaires de la Corée du Nord et aux réactions du président américain.

Un été en pente douce pour les actions européennes

Malgré le calme observé sur les grandes places mondiales le mois dernier, les marchés ont connu en Europe un été de consolidation, autrement dit de baisse des cours sans pics de craintes. Depuis son sommet du 5 mai 2017 à 5.432 points en clôture, le CAC40 a ainsi perdu 5,5% en poursuivant une très lente tendance baissière sur la période.

«Les risques géopolitiques et le discrédit croissant du Président Trump retardent le moment où les marchés prendront en compte les fondamentaux qui demeurent favorables aux actifs risqués», commente Edmond de Rothschild AM. Le courtier Aurel BGC confirme ces bons fondamentaux : «La croissance du PIB de la zone euro a atteint 2,5% en rythme annuel au deuxième trimestre, du jamais vu depuis début 2011.»

À l’inverse des marchés européens, les indices américains ont poursuivi leur tendance haussière cet été, gagnant un peu plus de 4% depuis le début du mois de mai pour le Dow Jones et 5% pour le Nasdaq. «L’affaiblissement du dollar contre toutes les devises et en particulier contre l’euro est l’une des explications principales des mouvements relatifs des marchés d’actions», explique Edmond de Rothschild AM.

À noter que la recrudescence des incertitudes géopolitiques et la baisse du dollar ont toutes deux bénéficié aux cours de l'or : depuis le début du mois de juillet, l'once d'or s'est appréciée de près de 10% en dollars et d'environ 6% en euros.

Les banques centrales en ligne de mire

Les sujets délicats ne vont pas tarder à faire leur retour sur les marchés, avec notamment une réunion de la BCE dès ce jeudi 7 septembre au cours de laquelle Mario Draghi pourrait se montrer moins accommodant que par le passé et annoncer une réduction progressive du montant des rachats d'actifs mensuels de la BCE dans le cadre de son plan de «quantitative easing».

Edmond de Rothschild AM souligne néanmoins qu’«à la suite de la réunion de Jackson Hole [qui s’est tenue fin août], aucun bouleversement des politiques monétaires ne se profile à court terme et la faiblesse de l’inflation est générale».

Janet Yellen, présidente de la Fed, prendra la parole le 20 septembre prochain pour clore la prochaine réunion du FOMC, mais les investisseurs tablent désormais sur un statu quo après deux hausses de taux depuis le début de l'année aux Etats-Unis : selon le baromètre établi par CME Group, les investisseurs anticiperaient à 98% un maintien des taux directeurs de la Fed à leur niveau actuel le 20 septembre prochain, soit entre 1 et 1,25%.

La hausse de l’euro va néanmoins changer la donne pour les prochaines semaines sur les marchés. Selon Guillaume Dard, président de Montpensier Finance, «Nous entrons dans une phase moins favorable aux valeurs exportatrices européennes et dans l’ensemble aux business models de croissance déjà bien valorisés. Plus que jamais il faudra donc se montrer mobiles dans nos allocations. Nous continuons toutefois à considérer que les valeurs européennes restent, en relatif, peu chères et que de nombreux éléments militent pour un investissement en actions européennes».

Enfin, «le parcours de fin d’année n’est pas sans obstacles : les performances des pays asiatiques ont été remarquables en 2017 mais la surchauffe chinoise peut reprendre la une de l’actualité, la tech US marque des signes d’essoufflement et la sortie de QE des deux côtés de l’Atlantique reste un exercice délicat et sans précédent», termine Guillaume Dard.

H24 Finance pour Boursorama

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