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Quelle «finance responsable» pour les particuliers ?
H24 Finance pour Boursorama24/05/2019 à 19:40

Même si l'on observe une augmentation de l'intérêt et une sensibilisation des épargnants au phénomène ISR, il est aujourd'hui difficile de parler de demande forte de la part des particuliers. (crésdit : Pixabay)

Qu'est ce qui se cache derrière les sigles ISR ou ESG ? Comment l'investisseur peut faire rimer performance de ses investissements et respect de l'environnement et des bonnes pratiques de gouvernance ? Si les institutionnels ont largement franchi le pas, les particuliers restent à convaincre. Explicationsde H24 Finance.

Ces deux sigles reviennent de plus en plus fréquemment lorsque l'on s'intéresse à l'investissement. Mais à quoi font-ils référence ? L'ESG correspond à des critères que l'on considère hors des états financiers : Environnement-Social-Gouvernance. L'ISR (Investissement Socialement Responsable) est l'intégration de ces critères ESG dans des décisions d'investissement, des objectifs de cours ou des allocations d'actifs. 
Le sujet de l'investissement responsable gagne donc du terrain.

Or, si le grand public commence à s'y intéresser de plus près, les investisseurs institutionnels se sont en réalité déjà emparés de l'approche depuis plusieurs années. «  Cela fonctionne plutôt bien auprès d'eux car ils sont demandeurs de restitution de la lecture ISR. Ils ont besoin dans leur processus de sélection et d'allocation de mesurer par transparence si la dimension socialement responsable est respectée » explique Bruno Fine, Président de Roche-Brune Asset Management. Ainsi, de nombreux investisseurs institutionnels ont indirectement délégué aux sociétés de gestion l'expression de cette lecture ISR. 

Un déclic chez les investisseurs institutionnels

L'article 173 de la loi sur la transition énergétique du 17 août 2015 peut être vu comme un déclencheur majeur de ce développement. Celui-ci définit les obligations d'information des investisseurs institutionnels concernant leur prise en compte des paramètres environnementaux et sociaux. « Il s'adresse à plus de 840 investisseurs institutionnels qui sont donc désormais tenus de publier avec transparence leur intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs opérations d'investissement » détaille Novethic, expert de la finance durable et filiale du Groupe Caisse des Dépôts.

Son impact a été absolument fondamental selon Eric Van La Beck, Directeur du Pôle ISR chez OFI AM. « C'est une véritable avancée qui a été dû à la promulgation de cette loi. Cela a été un véritable moteur pour diffuser de façon vraiment profonde les questions ESG, qui auparavant étaient l'apanage de quelques grands institutionnels très volontaristes sur le sujet » estime-t-il.

Cela a donc permis une prise en main de ces questions. Mais les institutionnels l'ont-ils fait sous la contrainte ou avec enthousiasme ? « On le fait maintenant avec enthousiasme parce que les conseils d'administration de beaucoup d'institutionnels, qui représentent des adhérents, des sociétaires ou encore des clients, se sont emparés du sujet » poursuit Eric Van La Beck.

Mais au cours des dernières années, il y a-t-il eu en parallèle une prise de conscience que la dimension extra-financière avait un impact réel sur la performance dans la durée pour chaque émetteur ? Pour Alain Guélennoc, Directeur Général de Fédéral Finance Gestion, cela ne fait aucun doute. « Quand on regarde l'Histoire récente, le fait d'avoir pris des critères extra-financiers à l'origine nous a très clairement permis de déceler une faille, un élément qui pouvait avoir un impact réel sur la performance de la société » indique-t-il en référence aux polémiques autour de Volkswagen ou Bayer. Il ne s'agit pas ici d'éléments purement financiers mais plutôt d'éléments qualitatifs, notamment sur la gouvernance de chaque société. Cela l'a amené à prendre des décisions quant à la cession de certains titres.

Et maintenant les particuliers ?

En France, le Label ISR et le Label TEEC ont été lancés, avec pour ambition de déterminer les fonds répondant à un certain nombre de critères responsables. « Concernant le 1er, on est sur une obligation de moyens : on audite les processus et on s'assure qu'une intégration est faite d'une manière ou d'une autre dans l'analyse et les décisions de gestion. Concernant le second, renommé Label Greenfin depuis quelques jours, on est sur la thématique environnementale, avec une recherche de résultats sur le respect et la protection de l'environnement. Ce n'est pas du tout la même exigence » décrypte Anne-Claire Abadie, Analyste Senior Environnement chez Sycomore AM. Ces labels sont censés aider l'investisseur particulier dans l'identification de solutions responsables.

Mais contrairement au marché des institutionnels, même si l'on observe une augmentation de l'intérêt et une sensibilisation de l'ensemble des épargnants au phénomène, il est aujourd'hui difficile de parler de demande forte de la part des particuliers. Car ces-derniers souhaitent donner davantage de sens à leur épargne sans pour autant sacrifier le reste. « La performance et le risque priment toujours. Mais l'investissement responsable prend sens car il permet de diminuer le risque sur la durée tout en évitant de grosses pertes sur certains dossiers » remarque Alain Guélennoc de Fédéral Finance Gestion.

Une caractéristique qui n'a pas empêché les fonds orientés sur des thématiques d'investissement responsable de subir l'année dernière les mouvements de marchés à la baisse ayant touché l'ensemble des classes d'actifs. « Un travail que nous menons est de mesurer si l'ISR apporte de la résilience dans la génération d'alpha. Aujourd'hui, je serais très prudent parce que je ne suis pas sûr que l'on puisse considérer que d'être socialement responsables procure cette résilience, même si cela améliore le couple rendement / risque » prévient Bruno Fine de Roche-Brune AM.

Dès lors, quelle place accorder à ces produits « socialement responsables » dans une allocation de patrimoine ? « C'est la sensibilité de l'épargnant qui doit le guider » suggère Alain Guélennoc. Car finalement, l'appétence d'un particulier pour ce type de produits relève d'une démarche tout à fait personnelle. Elle est à ce titre difficilement mesurable.

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