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Première réunion du G7 pour Biden, avec le COVID, l'économie et la Chine en tête
information fournie par Reuters 19/02/2021 à 04:40

par William James

LONDRES, 19 février (Reuters) - Joe Biden va prendre part vendredi à sa première réunion du G7 en tant que président des Etats-Unis, une conférence virtuelle lors de laquelle les dirigeants des grandes puissances mondiales vont discuter de projets pour vaincre la crise sanitaire, relancer l'économie et contrer le défi représenté par la Chine.

Depuis qu'elle s'est répandue début 2020 à travers le monde, la pandémie de coronavirus a tué 2,4 millions de personnes, fait plonger l'économie mondiale dans un creux inédit depuis la Deuxième Guerre mondiale et bouleversé le quotidien de milliards de personnes, alors même que l'Occident se bat contre l'influence grandissante de la Chine.

Joe Biden, entré en fonction le 20 janvier, va se focaliser sur "la réponse mondiale contre la pandémie, dont la production de vaccins, la distribution de produits" et les efforts pour combattre les infections émergentes, a déclaré jeudi la porte-parole de la Maison blanche.

Le président américain va aussi discuter "du rétablissement de l'économie mondiale, dont l'importance que tous les pays industrialisés maintiennent un soutien économique", a dit Jen Psaki, ajoutant que sera par ailleurs évoquée l'"importance de revoir les rôles mondiaux pour lutter contre les défis économiques comme ceux posés par la Chine".

Cette conférence avec les dirigeants du G7, prévue à 14h00 GMT, représente l'occasion pour Joe Biden de diffuser le signal d'un dialogue renoué avec la communauté et les institutions internationales, après quatre années marquées par la politique de l'Amérique d'abord ("America First") de son prédécesseur Donald Trump.

En plus du chef de la Maison blanche, un autre nouveau visage sera présent à la table virtuelle du G7: le président du Conseil italien, Mario Draghi, même s'il est réputé pour son action à la tête de la Banque centrale européenne (BCE).

La Grande-Bretagne, qui occupe la présidence tournante du G7 et tente de se replacer comme cheffe de file du système international depuis le Brexit, compte demander aux pays membres d'aider à favoriser le développement sous 100 jours de futurs vaccins contre le coronavirus.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a fait savoir dans un communiqué qu'il allait s'engager à transmettre dans l'année la majorité des doses de vaccin non utilisées en Grande-Bretagne au programme COVAX et encourager le G7 à faire de même.

Washington va promettre 4 milliards de dollars au programme COVAX, destiné à aider au déploiement des vaccins contre le coronavirus dans les pays pauvres, ont fait savoir jeudi des représentants américains.

En début de semaine, Boris Johnson a exprimé son intérêt pour un pacte mondial sur les pandémies afin de garantir une transparence internationale, après l'apparition du nouveau coronavirus en Chine fin 2019.

La Chine sera aussi au coeur des discussions, alors que Joe Biden l'a qualifiée de "plus sérieux rival" des Etats-Unis et a dit vouloir lutter contre les "abus" de Pékin.

(avec Steve Holland et Doina Chiacu à Washington; version française Jean Terzian)

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